Préparer un marathon sans plan d’entraînement, c’est possible ?

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Acheter un vélo de route d’occasion

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préparer un marathon sans plan d'entrainement

Donc, j’ai eu envie de pédaler. Pour plein de raisons. D’abord parce que j’habite à  5 km du centre de Rouen, que le parcours est plat et que ça me branchait bien de moins utiliser ma voiture au quotidien. Ensuite parce que j’ai pédalé 5 jours de suite pendant les vacances et que j’ai aimé ça. Aussi parce qu’Anto s’est acheté un vélo de route et que l’idée de faire de grandes balades avec lui me disait bien. Egalement parce que j’ai dû trouver des subterfuges pour contrer mes baisses de motivations à courir. Enfin parce que j’ai sûrement été un peu inspirée par des gens des Internets comme Camille ou Uty.

Histoire de prix

Pour tester ce sport, je m’étais donné une fourchette d’environ 300€. C’est une somme ! Mais malheureusement, pour acheter un vélo de route, c’est riquiqui. Pour vous donner un ordre d’idée, le 1er prix chez Décathlon est à 349,95€.

Du coup, j’avais le choix entre un vélo bas de gamme neuf et un vélo entrée de gamme (OUI, seulement), mieux équipé mais un peu vieux. J’ai opté pour cette seconde option.

Je dois avouer que je suis totalement tombée en amour des Bianchi bleu/vert depuis que j’ai vu celui de Camille (oui, encore) (oui, grosse copieuse). J’ai donc développé une petite obsession tout en m’ouvrant à d’autres marques/couleurs parce que bon, si tu veux un vélo à ta taille, pas trop mal équipé, pas trop lourd, dans ton budget, à moins de 300km de chez toi …. t’as intérêt à être au taquet sur Le Bon Coin et Troc Vélo.

Ce que j’ai fait, petit être monomaniaque que je suis.

Et, miracle, j’ai fini par trouver un Bianchi, bleu/vert, un peu vieux mais pas trop, en taille 54, dans mon budget, à 1h30 de chez moi. Youpi !

bianchi veloce 1

La bête après nettoyage.

 

Histoire de technique

Un vélo c’est toute une histoire ! Faut faire gaffe à 10.000 paramètres. Le poids, la taille, le cadre, les dérailleurs, les freins, blablabla. C’est vite du chinois et puis sur les forums, tout le monde a ses petites lubies, y’a les pro Shimano, les pro « Campy » (petit surnom de Campagnolo) et tout le monde donne son avis joyeusement.

Y’a des milliers de modèles de vélos différents, avec des variantes selon les équipements. Faut se lever de bonne heure pour retrouver des infos sur celui que tu as targeté sur Le Bon Coin (et donc voir si le mec essaie pas de t’arnaquer).

Pour ça, je vous conseille le site Bikepedia (un espèce de Wikipédia du vélo, ça ne s’invente pas). Et puis essayer de se faire un embryon de culture technique. En gros, ce qui coûte cher, ce sont les dérailleurs et les roues. Donc mieux vaut acheter un vélo déjà bien équipé de ce côté-là (dixit la meuf qui ne sait même pas ce que sont ses roues, huhu).

Attention aussi à la taille du cadre, très importante pour se sentir bien sur sa monture. Un tableau avec équivalences en fonction de votre propre taille est dispo sur cet article.

Histoire de mecs ?

Allez, pour l’anecdote !

Faut avouer que 90% des vélos d’occasion appartiennent à des hommes. Et puis avec mon mètre soixante-seize, je tape plutôt dans les tailles masculines. Je n’ai pas contacté beaucoup de personnes. Pourtant, j’ai eu 2 réactions « marrantes» de mecs-à-vélo.

A un mec à qui je demandais comment était équipé son vélo (= je veux connaître la marque et le modèle des dérailleurs, freins, roues, etc.), je me vois répondre sur un ton paternaliste et un brin condescendant : « les vitesses sont bien évidemment au niveau du guidon, on appuie sur une petite manette pour changer la vitesse.»

MERCI pour le cours d’utilisation d’une bicyclette !

 

L’ancien propriétaire de mon vélo, lui, a été très surpris d’avoir une fille au téléphone (alors que je lui avais envoyé un mail signé EmmanuelLE) :

« – Mais, je sais pas si c’est un vélo adapté pour les femmes ?!

– Oh bah vous savez, j’ai 2 bras, 2 jambes, je pense que ça devrait aller. »

Bref, c’était mignon.

 

Dans tous les cas, pour le moment, je suis contente de mon vélo !

*J’vous ai collé Jacques Anquetil en illustration parce que c’était un Seinomarin 🙂

32 comments

    1. Ahahah j’ai dit Paris-Rouen hein, avec le retour en train ! Pour « commencer » c’est déjà bien (faut que je m’entraîne encore un peu pour passer les barre des 100K).

  1. Pas simple, l’achat d’un premier vélo de route, et comme tu le soulignes, la taille est le critère le plus important (et après des tucs comme la longueur de potence…) Et en dernier, l’équipement, tant que ça freine bien… et que la transmission n’est pas complètement rincée (parce que si tu dois tout changer, t’en as vite pour 150-200€ de plateaux, cassettes et chaine … :-/)

    1. C’est difficile d’évaluer l’état de la transmission quand tu n’y connais pas grand chose ! J’avoue que j’y suis un peu allée à l’aveugle… En espérant ne pas trop mal choisir. Sans compter que les gars ne savent pas toujours ce qu’il y a sur le vélo. Mon vendeur m’a assuré au téléphone que son biclou était équipé tout shimano. La blague !

  2. Jolie bécane 🙂 Histoire de diversifier mon entraînement (je prépare un marathon), j’ai également décidé de m’acheter un vélo de route pour aller au boulot et remplacer certaines sorties longues. Je suis donc passé par les mêmes questionnements au cours des dernières semaines. Aux principaux critères de choix que tu cites (la taille du cadre, le poids, la gamme des roues et équipements), j’ajouterais la géométrie et donc le confort du vélo. Deux mesures permettent d’estimer la position sur le vélo : le « reach » et le « stack ». Grosso modo, il s’agit des distances horizontales et verticales qui séparent l’axe du pédalier de celui de la direction. Plus le « reach » est court et plus le « stack » est long, plus la position est relevée et donc confortable. Ces mesures se trouvent sur le site du fabricant pour les modèles récents, pour les plus anciens, il suffit de prendre son mètre … En cas d’hésitation, ça peut toujours servir à départager deux modèles !

    1. Je me demande si les vélos pour femmes n’ont pas un « stack » plus long ?
      Ce qui n’est pas évident quand tu achètes de l’occasion, c’est que tu fais souvent pas mal de kilomètres pour aller chercher ton vélo (surtout en région). Du coup tu ne peux pas trop comparer différents modèles rapidement. Après j’imagine que plus c’est confortable, moins ça « roule vite » ?

      1. J’ai fait une rapide recherche et en effet, certaines marques commercialisent des modèles femmes avec un reach plus court et/ou un stack plus long, censés être mieux adaptés à la morphologie féminine. Tu perds généralement en aérodynamisme ce que tu gagnes en confort, mais il faut une vitesse déjà élevée (et donc un certain niveau) pour tirer avantage d’une position très couchée ! Après, pour avoir une idée de tout ça avant l’achat en seconde main, faut que le vendeur soit connaisseur ou, au moins, coopératif. L’avantage de la Belgique, c’est que tu dois rarement parcourir plus de 100 km pour aller voir un vélo 🙂

  3. Le triple plateau, çà sert à quoi à Caen ? :-p

    PS: Campagnolo est complètement à la rue par rapport à Shimano maintenant. A part les nostalgiques ou les fashionistas vintage, je vois pas qui achète çà désormais 😉

    1. Haha on aura tout lu :p Campa fait du super matos… et toujours à la pointe ! après c’est un débat sans fin, type Nikon / Canon etc 😉 Mais ça aurait été une faute de goût de monter un groupe japonais sur un cadre italien ! (ce n’est que mon humble avis)

  4. Rolala je suis une vraie brêle en vélo. Je suis sensée m’occuper du mien depuis le printemps. Procrastination. Du coup, il attend sagement… en plein milieu du salon… Du coup j’admire ta persévérance.

    1. C’est un VTT ou un vélo de route ? (Je crois connaître instinctivement la réponse).
      Ma persévérance vient de ma flemmardise à courir à vrai dire donc je sais pas si c’est très admirable ^^ !

      1. VTT… mais je m’en sers aussi pour la route… j’ai un seul vélo, le même depuis… je sais plus, mon adolescence sans doute. Je compte pas en reprendre un exprès pour la route. (Les puristes du VTT me jettent des œufs pourris, je sais)

  5. Pour trouver un vélo d’occasion, il y a le aussi le blog d’un couple de parisien. Ils amusent à référencer les moyens d’en trouver. J’étais tomber dessus quand je me suis remise au vélo. Leur carte des meilleurs boutiques d’occaz m’avait bien rendu service : http://www.velook.fr

    1. Ah oui, il est cool ce site, j’étais tombée dessus en cherchant comme une acharnée ! Je ne m’y suis pas attardée car pas grand chose de référencé dans ma région mais il y a du contenu sympa oui, merci pour le rappel 🙂

  6. Il est beau ton biclouuuuu! J’adore la couleur made in Bianchi ! 🙂
    Voilà… Pas grand chose à dire d’autre en fait à part bienvenue dans la catégorie des coureurs qui vont prendre leur pied à vélo! En fait si… 100% d’accord pour l’occasion! J’avais eu mon VTT en France comme ca, super affaire, j’ai eu mon vélo de route comme ca ici… Super affaire aussi! Comme tu le dis faut être un peu acharnée du Bon Coin (Kijiji au Québec! :)) mais c’est vraiment rentable! Par contre je n’ai pas pu me passer d’un petit cuissard Decat à 8 euros quand l’entrée de gamme est plutôt à 35 ici… On a toujours besoin de la France même à l’étranger! 😀

  7. Ben cette fois, c’est Poupou qui avait gagné ! C’est au Puy De Dôme cette photo. Je sais que ça n’a pas grand chose à voir avec l’article, mais dès que je peux parler de l’Auvergne… Paf !

    1. Oui, y’a un truc bizarre d’attachement à l’objet dans le cyclisme (pourtant je suis loin d’être materialiste) ! François dit que sa couleur est justement très moche mais moi je l’adore !

  8. J’ignorais que les cyclistes étaient particulièrement matérialistes. C’est normal aussi. C’est comme un musicien avec ses instruments j’imagine. Puis j’ai le sentiment que quand t’as un vélo vraiment pourri ou très moche, ça casse vraiment ton envie de rouler régulièrement. Là, il est beau, c’est un fait. Et comme le suggère Nicolas, c’est LA couleur des vélos Bianchi. Le fait que ce soit italien est un atout et non des moindres, à mon goût. Donc moi j’aime.

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