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Coureurs, ne sommes-nous que des consommateurs ?

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RUN like

Nolwenn a poussé un petit coup de gueule ce week-end. Je crois que l’effervescence autour du semi de Paris en a fatigué plus d’un(e). On entend souvent des plaintes autour des courses : pas de médaille, t-shirt moche, t-shirt en coton, etc. Je crois que c’est symptomatique de ce que nous sommes devenus : des coureurs-consommateurs.

Mettons-nous vraiment tous nos souvenirs dans ces bibelots ? Avons-nous oublié que ce ne sont que des objets publicitaires dupliqués en milliers d’exemplaires ? Avons-nous conscience que ça n’a aucune espèce de valeur ? Je comprends réellement qu’on puisse être déçu du « cadeau » quand on a payé 50€ pour une course. Je comprends encore plus qu’on soit frustré de ne pas avoir eu un « cadeau » de fin de course à cause d’une rupture de stock. C’est injuste et le symbole n’est pas cool.

Mais.

Narcissique comme je suis, j’ai repensé à mon expérience du marathon. Je ne mets quasiment jamais le t-shirt qu’on m’a donné à l’arrivée et ma médaille est planquée au fond d’une boîte à chaussures. Par contre … l’ambiance au départ, les bavardages avec les autres participants, l’arrivée salvatrice de mon boy au 37ème kilomètre, le visage de cet homme qui a pris le temps de me dire quelques mots d’encouragements, le bénévole que j’ai pris dans mes bras à l’arrivée, une photo de mauvaise qualité : les voilà, mes souvenirs. Ils ne se démoderont pas, ils ne rouilleront pas, ils ne finiront pas à la décharge comme toutes ces pacotilles qu’on nous distribue pour nourrir notre avidité de consommateurs nés.

Tout ça pour recaser cette photo quelque part ... ;)

Tout ça pour recaser cette photo quelque part … 😉

La course à pied n’est plus un loisir, c’est une industrie. Nous sommes devenus des clients qui vont se plaindre au SAV. Si les courses sont si chères c’est aussi parce qu’il y a toujours du monde pour s’y inscrire. Perso, j’ai choisi d’opter au maximum pour les courses associatives. Celles où on te demande de dire un petit mot au micro à l’arrivée. Celles où tu gagnes un shampoing chez le coiffeur du coin quand tu es première de ta catégorie. Celles organisées par des clubs, par des associations, par des gens qui œuvrent pour la course à pied depuis des années parce qu’ils aiment ça, profondément, pas pour tirer profit de la tendance du moment. Celles qui font VIVRE ce sport et qui l’ont fait vivre bien avant qu’ASO ne s’y intéresse. Celles qui le feront toujours vivre quand les marques et autres organisateurs d’événements ne s’y intéresseront plus. Et bizarrement, je n’ai jamais rien à redire sur l’organisation. Des t-shirts moches, j’en ai récolté des dizaines. Leurs designs douteux m’attendrissent, me font rire et ils finissent bien souvent chez Emmaüs mais qu’importe ?

Je suis peut-être idéaliste mais je crois qu’il est temps que les choses retrouvent leur place.

64 comments

  1. Pas mieux, c’est bien résumé ! Mais ne crie pas trop fort que les courses associatives sont sympas, sinon elles vont pas le rester longtemps ! Moi j’aime bien être tranquille quand je cours et je n’ai pas envie de voir débarquer 30 000 personnes sur mes épreuves de clochers 😉

    1. Ahah mais elles sont déjà de plus en plus courues, la quiétude sera de courte durée, prépare-toi ! C’est peut-être une stratégie de défense le t-shirt moche en fait …

  2. Tout à fait d’accord. Mais la pub est partout et force est de constater que 2 articles sur 3 dans la Runnosphère™ est sponsorisé. Ça me saoule et ne me donne pas envie de lire (qui lit sérieusement des tests de chaussures ???).

    En revanche, dimanche dernier, le souci de l’orga n’était pas sur le t-shirt moche, il était sur une marque qui sur-pollue le semi pour finalement filer un t-shirt en coton… et les plaintes du sas 2h10 qui n’a pas eu de ravito au 5e (et à peine au 10). L’absence de toilettes et le bordel général. Je l’ai dit et le répète, ce semi a autant de monde que le marathon, mais est géré comme un vague 10km. J’ai accompagné dimanche une amie qui faisait son premier semi et qui a fini en 2h10. À l’arrivée, même pas une barre de céréales ou un bout de banane (ravito vidé, il ne restait que des oranges). La pub n’est pas le problème, c’est le fait que les sponsors profitent qui est le problème. Overstims est partenaire ? Qu’il file des barres à l’arrivée, ils gagnent suffisamment de fric sur notre dos toute l’année.

    Quand on est sponsor, on le fait bien et quand on se dit organisateurs d’événements comme ASO, on le fait pour que ça se passe et que les gens aient envie de revenir. Pas juste surfer sur une vague de fric.

    Bon je suis un peu énervé, mais j’ai pas encore pris mon café, c’est pur ça.

    1. J’ai l’impression qu’on est en train d’arriver à la limite de ce que les gens peuvent supporter question pub. J’espère sincèrement que les choses vont se stabiliser voire faire un poil marche arrière !
      Concernant les problèmes d’organisation au semi de Paris, je suis tout à fait d’accord avec toi. Les gens ont payé très cher pour bénéficier de bonnes conditions de course et ASO n’a pas été à la hauteur. C’est encore plus révoltant quand on connaît le tarif de l’inscription et les moyens de cette entreprise. Le coup des ravitos, ça n’est pas acceptable. Peut-être qu’il faudra attendre que la course ne fasse plus le plein pour qu’ils se remettent en question ?
      Clairement, j’ai fait plein de courses associatives et la plupart du temps, c’est parfaitement organisé, avec beaucoup moins de moyens financiers …

  3. Idéaliste je ne pense pas! Il y en a pour tout le monde aujourd’hui! Libre à chacun de participer à ces courses associatives comme tu le dis, ou à ces mastodontes gérés par des entreprises qui parfois pensent peut-être à leur bénéfices au moment de faire tel ou tel choix…

    J’étais sceptique sur les grosses courses telles ce semi-marathon de paris, c’était la première fois que j’y gouttai… Je suis plus indécis aujourd’hui car y ayant vécu un super moment… Au final c’est ça l’important.

    1. Après, je ne diabolise pas les grosses courses. Si chacun y trouve son compte (coureurs et organisateurs), aucun souci ! J’ai fait les 20K de Paris et j’ai adoré (bon, c’est une association qui l’organise ceci dit 😉 ). Par contre, dans ce cas, l’organisation doit être au top et à la hauteur de ce qu’elle fait payer aux participants. A priori ça n’a pas été le cas pour celles et ceux qui sont arrivés en +2H et c’est dommage. Ce que je veux dire, c’est qu’on paye pour une organisation, pas pour des goodies 🙂

      1. J’ai eu écho du manque de ravitaillement, médaille & co après avoir mis mon commentaire. Dans ce cas encore une fois c’est dommage, ça gâche un peu la fête pour ceux qui sont concernés…

        En tous cas je prendrais plaisir à retrouver mes petites courses Normandes un peu plus tard dans la saison!! 🙂

  4. Tant qu’il y a des gens sympa, un chronométrage digne de ce nom et de l’eau à l’arrivée, moi ça me suffit ! Et puis les petites courses c’est cool aussi parce qu’on a plus de chances d’être prem’s. Mouhaha ! ^^

    1. Ahaha grave !
      Non mais ouais, clairement, l’important c’est avant tout l’organisation. Le reste, c’est vraiment accessoire.

  5. On peut aussi décider d’être un runner responsable et pas juste hédoniste.
    Ne pas juste penser à son propre plaisir et faire l’impasse sur les kilos de plastique utilisés puis jetés sur cette course (gobelets, capes de pluie… et autres déchets).
    En outre, que penser des gros bénefs réalisés par les sponsors et organisateurs, bénefs faits sur le dos des runners ? parfois sous couvert du caritatif (rappelez vous du débat sur la Parisienne…)
    Payer 50 euros pour faire pipi dans un buisson et mourir de soif et de faim car les ravitos sont insufisants sur le parcours et à l’arrivée…
    Les différents CR que j’ai pu lire me donnent juste envie de rester dans ma cambrousse avec mes courses à taille humaine ^^

    1. « Payer 50 euros pour faire pipi dans un buisson et mourir de soif et de faim » : ahah, vu comme ça, je comprends les gens qui ne comprennent pas l’intérêt de la course à pied ! Non mais oui, La Parisienne c’est un peu le top du top de cet esprit. Le pire c’est que chaque année les gens râlent … Et chaque année, ça fait le plein. C’est clair qu’on est pas mal dans nos petites « provinces », y’a de la place sur la route et y’a toujours du ravito !

      1. Ah oui ça c’est de la grosse artillerie de com’!
        Ceci dit, je ne suis pas du tout objective, pour avoir, longuement bossés avec des boites de com’ (mais pas dans le monde du sport, ça tu l’auras compris vu ma naïveté sur le sujet), j’ai du mal aujourd’hui à ne pas avoir l’impression de me faire avoir a chaque fois que j’ai envie d’un produit…et ce même lorsque j’achète mes yahourts…c’est moche hein.

        1. Pire, je suis censée travailler « dans la com' » … J’ai un petit souci de concordance valeurs perso/valeurs boulot en ce moment. Après, est-ce qu’on peut imaginer des méthodes de communication honnêtes et qui ne prennent pas les gens pour des idiots tout en restant efficaces ? Je me demande …

  6. Les gens se plaignent (souvent) des organisations de ces courses (souvent parisiennes, je veux pas dire 😀 ) mais continuent de s’inscrire… Moi, si j’étais de l’orga je me dirais « Bah tant qu’on fait carton plein, ils peuvent râler… » Les gens reviennent, le fric tombe. Parfait.

    On en revient à « je paierai jamais ce prix-là pour un semi ». Au moins t’es pas déçu des cadeaux, quand t’as pas jeter l’argent par la fenêtre sans savoir pour quoi tu payais.

    1. Ouais, c’est plutôt ça la question : pourquoi les gens reviennent ? Je parie sur un retour de bâton dans les années à venir. Le nombre de pratiquants est encore en train d’augmenter et beaucoup ne font que découvrir ces courses de masse mal gérées et super chères. Y’a un moment où, j’ose espérer, les gens vont se dire « ah ouais mais attends, on nous prend un peu pour des cons, non ? ».

  7. C’est vrai que depuis 2/3 ans, le phénomène « course à pieds » a pris une sacrée ampleur. Suffit de comparer le nombre d’inscrits sur certaines courses et on voit une explosion du nombre de partants.

    Il faut essayer de privilégier les petites courses mais je crains que par la force des choses, elles ne deviennent aussi des « usines » à coureurs. A noter qu’il n’y a pas que le prix des courses qui augmente, mais également le prix des fringues, chaussures ou autres qui connait quand même un sacré bond.

    1. Ah bah oui les fringues et l’équipement, c’est la même chose ! Encore une fois, je pense que le marché va essayer de gonfler les prix jusqu’à ce qu’on atteigne le seuil psychologique maximum. Et puis bon, la mode va tourner, on deviendra tous des gros ringards et tout redeviendra à la normale 😀

  8. moi aussi j’en ai des tee shirt moche au fond du placard mais m’en fout à la base qd je m’inscris sur une course c’est pas pour ça !!! après je fais essentiellement des petites courses que je paie une misère et s’il n’y avait aucun « goodies » je m’en offusquerais pas le moins du monde !!! déjà sur certaine je me demande comment il rentre dans leur frais. Alors que je me demande encore comment sur une course à 50€ on ne peut reverser que 1€ à la lutte contre le cancer …. bref ce genre de course je boycott direct !!!!

    1. J’étais tombée sur un article qui détaillait le budget d’un petit trail, faudrait que je retrouve ça. Franchement, mon dernier 10K, j’ai même pas pris le t-shirt car je savais bien que je ne le mettrai pas. C’est devenu limite obligatoire qu’il y ait un cadeau mais on pourrait s’en passer.
      Y’a un moment, j’ai travaillé dans l’événementiel et c’est incroyable comment les gens se jettent sur les goodies : stylos, sacs, machins divers abandonnés dans un coin dès qu’ils sont ramenés à la maison. J’sais pas d’où vient cet attachement aux objets.

    1. C’est sûr qu’on a pas toujours la même façon de voir les choses, Anne et moi. Ceci dit, je comprends le mécontentement des gens vis à vis de cette course !

  9. En fait quand je vois ça, j’ai envie d’organiser des courses sauvages, avec une poignée de participants, sans pub, sans sponsors, sans public, juste un départ et une arrivée, juste pour le plaisir de courir.

    1. Ouaaaais on fait çaaaa !
      Non mais, les petites courses que je fais le samedi matin à Aberdeen, c’est carrément ça l’esprit. Juste tu cours, tu as un chronométrage nickel, un mail qui te donne ton classement le lendemain et basta. Et c’est gratuit. Je crois que la France complique beaucoup ce genre d’initiative (certificat médical obligatoire et surtout, équipe de secours) mais ça vaudrait le coup de se renseigner et, peut-être, de faire émerger des projets similaires.

      1. Après quelques renseignements, ça a en effet l’air un peu relou si l’on souhaite rester dans la légalité : cotisation à la FFA ou équivalent, autorisation à la préfecture, etc …
        Ce qui explique un coût minimal des courses. Pour autant, ces coûts m’ont l’air quasiment fixes, quelle que soit l’ampleur de la course (tant par la distance que par le nombre de participants). Ca ne justifie à mon avis pas le prix exorbitant de certains dossards 🙁

  10. C’est en fait aussi très symptomatique du fait que les courses sont de réels business. Hors courses organisées par des clubs locaux (exemple les Foulées Charentonnaises), la plupart et surtout celles organisées par ASO, La Parisienne ou la Nike avec que des nanas (j’ai oublié le nom) sont sur-sponsorisées pour des tarifs d’inscriptions élevées.
    Je veux dire, La Parisienne est tellement sponsorisée que tu y passes ton temps à bouffer des smoothies et tu peux repartir avec un sachet de protèges slips Tena. Si t’as de la chance, tu pars même avec un crème anti-rides.

    J’ai ressenti les râleries « le tee-shirt est moche » plutôt comme une forte déception sur une course avec un dossard onéreux et sponsorisé, où on te donne un pov’ tee-shirt en coton, pendant que d’autres se démènent de manière totalement bénévole, avec le fleuriste du coin en sponsor, et qui fournissent des tee-shirt techniques.

    Mais il y aura toujours des déçus. J’ai déjà entendu « les raisins étaient pas bons », à partir de là… 😉

    1. Ouais mais pour qu’un business marche, il faut des clients et vu comment s’arrachent les dossards aux prix où ils sont vendus …
      Putain, je suis tellement du même avis que toi concernant les courses que tu cites ! Mais pourquoi ça marche aussi bien ?! Est-ce uniquement parce qu’ils ont des budgets com’ surdimensionnés ? Parce que c’est moins « intimidant » que les courses associatives ?
      J’adore le coup des raisins dégueu ! Par contre, pour le semi de Paris, je comprends vraiment la déception. Disons que le rapport qualité/prix n’est pas bon. Mais ça m’embête un peu, en fait, de devoir en venir à parler de rapport qualité/prix pour des courses.

  11. Je lis tout ça et j’ai le sourire aux lèvres. Je suis d’accord avec toi marraine TomTom hein. 😉 J’en profite juste pour dire ce que je pense par rapport à cette tendance un peu bizarre sur les réseaux sociaux. Du genre « tu cours le semi de paris ? Mais t’es un nase, une vache à lait. Va plutot courir le semi de Barbochians y a plus l’esprit ».

    Tout d’abord je l’assume. Oui je suis un runner-consommateur, comme pour chaque facette publique ou privée que je revêts. Je le suis du moment que je paie un produit ou un service, et sur cette planète plus rien n’est gratuit hormis les rapports humains. En tant que coureurs à pied et notamment sur ce type d’événement nous payons un service. Nous payons la possibilité de courir dans les artères de Paris avec un minimum de sécurité, avec un encadrement qui nous soutient si nous tombons, nous blessons (je n’inclue pas les assurances) , avons faim, avons soif et que sais-je encore. Et si ce service n’est pas assuré correctement nous sommes en droit de nous plaindre parce que nous le payons dans le cout de l’inscription. Oui, le t-shirt du semi de Paris est tout pourri parce qu’il defie tout bon sens, il est en coton! C’est comme si un skieur se faisait offrir une paire de tongs, un marcel ou des skis en bois sur un des plus grands événements sportifs de sa discipline. Je sais pas moi, tu sais que t’as pas le budget pour plus, file une affiche, une serviette, un filet à baskets, une casquette… Un truc que le runner lambda qui vient pour la premiere fois sur ce type de grosses courses, pourra ramener, utiliser et/ou arborer fièrement de retour dans sa petite province. Moi aussi j’en eu qques cadeaux tout pourris lors de mes courses locales (meme si pas tant que ça), mais je payais pas 50€ pour 21.1km. Les gars font ce qu’ils peuvent avec leurs moyens pour faire plaisir, normal. Voici par exemple ce qui est écrit sur le site des 20km de Paris dans la rubrique Inscriptions : « Ce montant comprend également le tee-shirt (remis lors du retrait de votre dossard),
    la puce de chronométrage, la médaille (remise à l’arrivée de la course)
    ainsi que le diplôme (téléchargeable sur resultatphoto.com). C’est bien la preuve que l’on paye ces « gadgets ». Donc si c’est pourri, je le dis.

    Donc si j’ai envie de courir le semi ou le marathon dans les rues de Paris, malheureusement je dois payer ce prix-là (si y en a d’autres pas cher dites le moi). Pour ma part je ne le ferai pas tout le temps mais putain courir rue Rivoli, se faire encourager par la foule c’est le pied. Et ce plaisir là à un coût. Mais si quand le runner gueule parce qu’il a l’impression qu’on se fout de sa gueule, il doit en plus se sentir coupable parce que certains le montrent du doigts en disant « mais tais-toi t’avais pas qu’à t’inscrire, ASO c’est des connards » ou « arrête de faire ta pleureuse t’as un t-shirt soit deja content » ou je ne sais quoi d’autre? Non merci.

    En revanche ce que je ne peux pas comprendre que le dernier inscrit sur ces gros events paie presque deux fois plus cher que le premier pour la même qualité de service, donc le même t-shirt. Quant à l’omniprésence des marques, qui jettera la premiere pierre ? Là encore assumons. Nous sommes toujours a l’affut d’un matériel offert, d’un sponsoring ou d’une invitation sur une course pour devenir les hommes sandwichs de ces dites marques. Je le sais bien j’ai été de ceux-là lors du semi de Paris. Et j’avoue, j’ai adoré. Conditions de courses idéales, des rencontres superbes…Nombreux sont les blogueurs qui eux aussi aiment ces partenariats, quitte parfois à ce que leurs blogs deviennent eux aussi des marques. Oui, nous sommes consommateurs jusqu’aux bouts de nos ongles qui frappent sur nos claviers pour s’offusquer de l’omniprésence des marques dans les events running mais nous sommes de ceux qui les représentons les premiers.

    Alors je revendique le droit de dire que je suis mécontent des choses qui me sont donnés sur ce type d’event parce qu’elles ne sont pas offertes, je les paye.
    Oui je suis consommateur, et de toute façon nous sommes confrontés à l’industrie running non pas dès que nous nous alignons sur ce type de course, mais dès que nous nous équipons. Bordel, personne ne nous oblige a porter 3 bracelets aux poignets pour savoir si à la fin du mois on aura toujours un gros cul !

    1. Woawoawoaw commentaire le plus long de l’existence de ce blog je crois ! Je m’empresse de répondre parce que tu dis beaucoup de choses intéressantes.
      Tout d’abord, je n’ai pas l’impression qu’il y ait un quelconque rejet des « gens-qui-courent-les-courses-de-masse ». J’ai couru le 20K de Paris, j’ai sur-kiffé ! Simplement, quand 20, 30, 50 personnes de ta TL préparent la même course, c’est rapidement l’écœurement. Surtout que contrairement à toi, certain(e)s parlent beaucoup, beaucoup, beaucoup (je suis mal placée pour critiquer, je suis bien trop active aussi).
      Après, libre à chacun d’opter pour des courses organisées par des structures privées. L’offre est large et c’est tant mieux. Seulement, je trouve qu’il y a des excès et que ça a des répercutions plutôt néfastes.
      Pourquoi ne pas proposer des dossards un peu moins chers et vendre à part le t-shirt officiel (synthétique et joli) de la course ? Ce serait cool … Sauf que personne ne propose ça parce que NOUS ne payons pas les goodies dans notre inscription, ce sont les sponsors qui les donnent parce que ça leur fait de la pub. Le t-shirt, qui était à la base une petite récompense histoire de dire … Devient limite un argument de vente ?! Mouais. Pas très honnête. Et l’étape d’après, ce sont des courses comme La Parisienne qui coûtent 45€ pour 6Km et qui bombardent les gens de messages publicitaires en tout genre. Y’a un moment, faut arrêter les gars, c’est trop. C’est fatiguant.
      Pour le semi de Paris, OUI, vous avez le droit d’être mécontents. Pour le t-shirt pourquoi pas mais surtout pour l’organisation qui, a priori, n’était pas à la hauteur pour ceux qui sont arrivés derrière toi. Je n’essaie pas de culpabiliser les gens et si c’est le cas, j’en suis désolée. Mais à titre personnel, je n’adhère pas à CETTE conception de la course à pied. J’en ai jamais eu rien à foutre des t-shirt de course et je crois que j’en aurai toujours rien à foutre. Du moment que j’ai kiffé ma course, franchement … C’est pour ça que je paie, pas pour un goodie.
      Après, sur l’aspect blogging, je ne suis pas tout à fait d’accord. Perso, je ne cours pas du tout après les partenariats en tout genre. Justement parce que je n’ai pas envie de transformer mon blog en encart publicitaire, que mes lecteurs se foutent de ce genre d’article et que ça ne fait pas sens pour moi. J’opte pour quelques partenariats qui me semblent justes et cohérents avec ce que j’exprime ici. Parce que ça me prend des heures de gérer ce blog, que je fais ça gratuitement et que ça fait plaisir d’être parfois récompensée de temps en temps. Mais à choisir entre les partenariats et les échanges (comme celui là) qui naissent ici, y’a pas photo !
      Ce que je veux dire au final c’est OUI, tout se paie mais remettons un peu les choses à leur place : les marques vendent des chaussures, les organisateurs organisent, les coureurs courent.

      1. Alors tout d’abord je ne parle pas de toi, ne te justifie pas hein. Depuis le temps que je te suis, je connais un peu ta manière de voir les choses et de les appréhender. 😉
        J’en profitais juste pour répondre à une tendance que je trouve un brin nauséabonde présente sur les réseaux sociaux. Je ne vais pas revenir dessus.
        Quant à l’idée du T-shirt a part payant c’est exactement ce que je me dis quand je vois des beaux (ou des moches) t-shirts. Payons pour courir, le reste on le prend si besoin. Ca ferait baisser un peu le prix de certaines courses. C’est comme pour le SMDP ou MdParis, où en plus du cout de l’inscription tu dois te farcir un parcours complet dans le village des « vendeurs » lors de la recup dossard. Au cas où t’aurais envie de claquer encore plus de thunes. Si ça c’est pas du vice. Mais bref je me repète.

        Pour finir, pour les coureurs qui courent, c’est quand même mieux avec une bonne paire de chaussures aux pieds et sur une course bien organisée si petite soit-elle. 😉

  12. Merci Manue pour cette article. On peut faire un groupe.
    Perso je suis contre les médailles mais pour les bouteilles de vins ou de bière à la place !! C’est comme ça que je choisis mes trails : Trail du Vignoble Nantais : lycée agricole qui file son vin aux participants, trails des poilus : sponsorisé par Page24, super bonne bière !
    Non aux médailles Oui à l’alcool !

    1. Ahahaha merci Jaife, que ferais-je sans ton humour ?! 😀
      C’est Jérémy de Run & Geek qui avait gagné un camembert une fois, j’étais trop jalouse !

    1. Ah j’avoue, 50 personnes on doit se sentir un peu seul ! J’pense qu’il y a une taille critique à atteindre … Et une à ne pas dépasser (trop souvent). Perso, j’aime bien les courses de 1000 à 3000 personnes. Et puis une petite course de masse de temps en temps, pour l’ambiance 🙂

  13. Ah ben ça… Ca me fatigue beaucoup cette « mode du running ». Je ne crache pas dessus, ça a des avantages, mais, par contre, ça me saoule quand ça devient un cirque parce qu’il faut avoir la dernière paire de chaussures de LA marque à la mode ou faire partie de toute cette effervescence médiatique pour « en être ». Je crois que, vu le monde dans lequel on vit, il faut arriver à faire avec. C’est la société de consommation. On va essayer d’en tirer le plus possible avant de passer à autre chose. En attendant, personnellement, j’essaie d’en prendre ce qui me plait et de faire mon petit bonhomme de chemin dans mon coin (tout en râlant… j’aime ça).

    J’en profite pour parler de « La Parisienne »… nan parce que, je te dis pas comment le playboy en a entendu parler de cette course quand on vivait à Paris. 45 ou 50 euros, j’sais plus, pour courir 7 km… ?!… c’est un business. C’est rien de plus. S’il y a du monde pour la courir, tant mieux pour eux. Pourquoi ils s’arrêteraient en si bon chemin ?

    Le semi-marathon de Paris, je l’ai fait une fois, en 2012. C’était d’ailleurs mon premier semi-marathon. C’est à faire pour l’ambiance d’une grosse course, dans une belle ville (quoique… le parcours n’est pas des plus magnifiques non plus). Personnellement, je n’avais eu aucun problème niveau organisation. Par contre, j’avais râlé pour le T-shirt informe unisexe. Je ne cours pas pour le T-shirt, loin de là. Mais, sur un événement aussi gros que le semi-marathon de Paris qui a énormément de sponsors, donner des T-shirts comme ça, je trouvais ça nul. Il ne vaut mieux pas en donner du tout. Je te donne l’exemple du « 10K Paris Centre » organisé par Nike. Je l’ai fait les 2 dernières années (15 euros l’inscription). Tu as un vrai T-shirt de course, à ta taille. Je les utilise maintenant toutes les semaines. Ils font partie de mes T-shirts de running. S’ils peuvent se permettre de donner un T-shirt comme ça à tout le monde, c’est que ça ne doit pas leur coûter grand chose. Donc, sur une grosse course, quand tu donnes un T-shirt, tu peux faire en sorte qu’il soit utilisable.

    PS : J’ai essayé de me rattraper car RodRunner m’a volé la place du plus grand commentaire que je convoitais depuis longtemps… j’t’assure, tout se perd 😉

    1. Ecoute, tu te défends bien sur la longueur des com’, c’est kif-kif là 😉
      La Parisienne … C’est VRAIMENT ma bête noire. Le pire c’est que les gens te disent « ouais mais c’est pour le cancer du sein » tellement les organisateurs en ont fait des tonnes parce qu’ils reversent une partie INFIME des 45€ à la lutte contre le cancer. Ils en font un argument marketing et c’est vraiment, vraiment vicieux. J’ai un vrai souci avec cette course. Elles cumule à peu près tout ce qui me sort par les yeux. Mais ça marche du tonnerre …
      Bref, je m’énerve un peu ^^ !
      Je fais ma grosse reloue mais le 10Km Paris Centre n’est pas organisé par Nike. Encore une fois, ils ont bien réussi leur coup et récupèrent pour leur compte la bonne image de cette course. C’est l’Office du Mouvement Sportif et la Mairie du 1er arrondissement qui organisent la course … D’où, très certainement, les frais d’inscription peu élevés. Nike se contente de signer un gros chèque (et peut-être de donner un coup de main hein, je sais pas). Quand Nike organise quelque chose (ex. We own the night), on est plutôt sur du 25€ le 10kil. Ce qui est peu au regard d’une inscription aux UK ou chez toi aux States mais énorme par rapport à ce qui se fait dans le monde associatif en France.
      En fait, je ne critique pas les comportements des gens mais plus le système dans lequel on se retrouve empêtrés suite à l’arrivée massive des organisateurs privés : des tarifs plus élevés, des techniques de racolage qui s’appuient sur des goodies pour faire venir du monde (ou pire, qui s’appuient sur l’effet « c’est pour la bonne cause ») … Qui font de nous des consommateurs de courses au lieu d’être juste, des coureurs. Du coup évidemment on est déçus d’un t-shirt pourri quand on a raqué 50€. Mais qu’est-ce qui est révoltant ? Que le t-shirt soit pourri ou que la course coûte 50€ ? Est-ce qu’on ne se trompe pas un peu de « combat » ?

      1. Ben, tu vois, ça m’intéresserait beaucoup de savoir combien coûte réellement l’organisation d’une course parce que, tout ça, j’y connais rien et j’aime généralement pas me faire prendre pour un pigeon. Le coup du « 10K Paris Centre », ça m’énerve un peu. Je suis un peu naïve très certainement, car je n’ai jamais cherché plus loin. Je croyais que c’était Nike qui l’organisait (c’est ce qu’ils laissent entendre). Je suis pas une grande fan des techniques de Nike et ils avaient réussi à atténuer ça car je trouvais le « 10K Paris Centre » bien ficelé et pas trop cher.

  14. Juste pour info, il existe déjà des courses pour lesquelles tu peux payer le T-shirt à part. L’année dernière, je m’étais inscrite à « Paris-Saint Germain en Laye, la course ». L’inscription ne contient pas le T-shirt. Tu ajoutes si tu veux le T-shirt. J’avais trouvé le concept très bien. Voilà le lien sur la page des tarifs pour cette année : http://www.parissaintgermainlacourse.com/2014/inscription.htm Le T-shirt est vendu à part pour 8 euros. (c’est un concept assez répandu aux USA aussi)

    1. Ah bah voilà, une bonne initiative ! En fait, je pense que c’est peu répandu parce que les sponsors préfèrent généralement, s’ils le peuvent, donner « en nature » qu’en « liquide ». J’ai déjà travaillé dans des services com’ à bien plus petite échelle et c’est ce qui se fait. La visibilité est aussi bonne voire meilleure et l’opération est moins coûteuse.
      Enfin bref … ça me donne envie de refaire le monde autour d’un verre de vin tout ça (de jus de goyave pour toi 😉 )

      1. Ralala, tu sais, je dis toujours que je vais finir dans une maison entourée d’un potager, au beau milieu de l’île du Sud, en Nouvelle Zélande. Je pourrais boire tranquilou mon jus de goyave, et j’irais courir sur la plage. Au moins, entourée de moutons, j’aurais plu à me poser toutes ces questions 😉

  15. Très intéressant, surtout que je t’avoue j’ai été la première à me plaindre du tshirt… Parce qu’il était pas technique… Mais c’est parce que j’aime réutiliser les tshirt à l’entrainement ou sur des courses, je trouve ça pratique de « gagner » un tshirt.. Alors quand il est en coton pas facile..

    Mais tu a sraison, ce qui compte c’est ce qu’on vit pendant la course, nos émotions, ce qui attire notre regard. Mais malheureusement on consomme trop la course à pied: montre, cardio, baskets dernier cri, le dernier legging à la mode etc…

    Ta 1ère photo me ft penser à une fille que jai vu dans Paris au semi avec écrit  » Run like ryan Ghosling is waiting at the finish line » ça ma bien fait sourire 🙂

    1. Héhé ouais, j’ai fabriqué l’illustration en m’inspirant de ces t-shirts, y’en a pas mal qui circulent sur Pinterest and cie 🙂 ! Le message que je voulais faire passer n’était pas « vous êtes vraiment des gros nuls à vous plaindre des t-shirts », pas du tout. Mais plutôt « comment on en vient à ça ? ». Pourquoi on se plaint autant des t-shirts ? Parce que ouais, dans ma conception des choses (elle est personnelle, je ne cherche ni à donner de leçons ni à ériger des vérités), le t-shirt ça devrait rester un petit bonus. Déjà, c’est un truc qui est offert à des dizaines de milliers de personnes, difficile de contenter tout le monde, les goûts et les couleurs …. Et puis, dans 10 ans, le t-shirt sera super ringard tandis que ce que TOI tu as vécu dimanche dernier, ça restera toujours. C’est ça ton cadeau et on le sent à fond dans ton CR. Juste, parfois, j’ai peur qu’on s’éloigne de ça, de ce truc qui se passe quand on s’éclate sur une course … En s’attachant trop aux objets.

      1. Ah ça je suis tout à fait d’accord. Le tshirt c’est notre petit plus souvenir. Mais le vrai souvenir c’est les émotions, sensations. C’est ces moments de vie captés pendant la course, ces images photographiées. Le vrai cadeau c’est de pouvoir courir quand bon nous semble, et d’être heureux.

  16. Coucou manue,
    j’arrive après la bagarre…

    Le loisir est une industrie. Et sacrément juteuse. Quand on se positionne en consommateur, qu’on a payé, on est légitime à demander le respect du contrat.

    La course à pied est un loisir.

    Tout un chacun le vit à sa façon. Y met plus ou moins de choses. En fait un mode de vie, une passion envahissante. S’y exprime. Le vit. Il ne me viendrait pas à l’idée de refaire le marathon de paris et encore moins celui de new york. Il ne me viendrait pas à l’idée de courir avec des baskets en fil d’or. Tout un chacun se positionnera.

    Mais la course à pied reste un loisir.

    Ceci étant dit, je partage ton approche. Dans tout ce qu’on fait, dans tout ce qui nous est proposé, on ne se trompe pas quand on se concentre sur ce qui est essentiel pour nous.

    Vraiment classe ton post. 😉

    1. En fait, je crois que mon petit coup de lassitude vient davantage du fait que j’ai passé un peu trop de temps sur les réseaux sociaux que de l’attitude des gens. C’est vrai, chacun choisit sa manière de vivre les choses et la plupart des choses que j’exprime ici n’est qu’un point de vue, une approche parmi tant d’autres. En fait, j’ai une petite passade révolutionnaire en carton. Peut-être l’air écossais …

  17. J’ai pas de souci avec ASO qui fait son beurre sur les courses. Je suis même plus qu’admiratif de l’organisation du Tour de France ou du MDP. Quand on va sur ce genre d’événements, on sait qu’on débarque sur une grosse machine. C’est une entreprise, ils font vivre des gens grâce aux courses. S’ils emballent bien leur sauce et que tout le monde y va de bon coeur, ça me pose pas de problème. C’est surtout à chaque coureur de faire la part des choses. Ils vendent, mais il leur faut des acheteurs, et ils ne mettent pas de pistolets sur leurs tempes. C’est sûr que grogner pour un tshirt comme si ou une médaille comme ça, c’est se faire parfois des illusions… Je ne pourrais pas faire que des petites courses à 200 coureurs, ni que des monstres à 30 000. Un juste équilibre entre toutes les formules en prenant le meilleur de chaque est possible non ? Sur des courses chères, je demande juste le minimum de CONFORT. Càd pouvoir me ravitailler correctement et ne pas perdre trop de temps sur la consigne et ce genre de chose (je dis « pas trop », je sais bien que ça sera parfois un peu long). Après, le reste, c’est du bonus sans trop d’intérêt, ça finit dans une boite à chaussure. Le vote pour ou contre ce genre de course, c’est facile, on le fait tous avec le porte monnaie ! (idem pour les fringues techniques, les gadgets).

    1. Ben à vrai dire, je suis pas particulièrement une « anti-grosses-courses » … Mais juste des fois, ça me fatigue un peu les réactions hyper consuméristes. Mon côté alter-mondialiste à 10 balles qui va se pâmer sur le nouveau modèle d’Asics 5 minutes après avoir balancé son article pseudo révolté héhéhé. Après, ASO, quand même, ils exagèrent un p’tit peu niveau tarif, non ? Surtout quand tu vois que les gens n’ont pas tous eu des ravitos …
      Mais enfin parfois, merde, faut pas oublier que ce qui nous fait venir, c’est juste courir. Et que finalement, c’est ça qui reste, qui compte après tout. Le travail de l’organisateur c’est juste de nous permettre de kiffer notre course …

      1. ASO abuse niveau tarif ?

        Ok, donc prix d’entrée du MDP, c’est quoi ? 50€ ? 60€ ?
        Berlin, au bout de 30min, t’es à 110€ de mémoire
        Londres, chaud chaud, si tu as passes par des tours operators, c’est hyper cher non ?
        Rotterdam, ça attaque à 70€ de mémoire

        New York, alors là, le pompom : si t’es New Yorkais, c’est le moins cher (imagine UNE SEULE SECONDE si ASO faisait un prix « habitant de Paris » le scandale que ça ferait ! Ensuite si t’es américain, t’as un prix plus cher. et si t’es étranger, faut passer par une agence, et c’est hors de prix.

        Donc Paris, si on sort un peu le nez de la France, je trouve ça juste « normal » vu l’organisation monstre à mettre en place ! Au moins si tu veux le faire, français, pas français, parisien, pas parisien, tu viens le premier jour, et BIM, t’as une dossard. C’est EGALITAIRE. New York, c’est un truc de fou si t’y penses bien ! Si on faisait ça en France, ASO se ferait brûler vif… non ?

  18. Je n’ai pas vu passer la révolte de Nolwenn mais je ne suis pas étonné puisqu’elle a l’habitude d’être à contre-courant, ce que j’apprécie chez elle particulièrement. Mais dans sa réactivité, elle est parfois à la limite de la posture et ça ça me gêne. Elle qui a tant d’humour, j’aimerais tellement qu’elle trouve une réponse drôle à cette effervescence déraisonnable autour du semi de Paris ou mieux encore, qu’elle n’en parle pas. Sur Twitter en l’occurrence, il est sans doute toujours possible de muter les sujets qui prennent trop de place à notre goût.
    J’ai parfois du mal à distinguer de la mesure dans ta révolte Nolwenn, c’est un peu en ça que je ne te comprends pas toujours. Cela n’est pas un jugement, juste une incompréhension.

    Je rebondis donc sur ton article chère RS, Oui, comme le disait Cédric, on est dans une industrie et au-delà de la problématique des grandes courses, on est sans doute nous-mêmes des produits ou du moins on participe au business. Mais comme PAP je crois qu’on n’est pas totalement sous l’emprise et qu’on a encore le choix, et aussi le droit d’avoir des envies/objectifs variés.
    Le semi de Paris, c’est un événement avec toute sa part de superficialité. L’organisation fait que les gens se sentent plus rassurés et ils s’y déplacent plus volontiers. On peut le regretter mais c’est un fait. J’ai déjà essayé de faire déplacer des gens pour une course organisée par le mouvement Spiridon (à mon sens ce qui existe de plus noble historiquement et mot clé qu’on ne retrouve jamais sur les blogs au passage ! Là, c’est sans certif, sans droit d’inscription et le ravito de fin de course, c’est toi qui l’apporte et le sert) ou à l’occasion d’une épreuve locale mythique qui, certes, se déroule dans un patelin sans grand intérêt patrimonial et je n’ai pas eu un quart de réponse, sauf de la part des gens qui vivent tout près.

    Je ne me sens pas légitime pour jouer les puristes. Après tout, même si je cours depuis longtemps, ça fait peu de temps que je m’exprime dans la communauté. J’estime qu’on peut vanner sur les t-shirts moches, les médailles en plastique ou les soupes imbuvables de mémés. Il n’y a aucun principe qui me fasse particulièrement conserver ou pas les petits cadeaux à l’arrivée ou à l’inscription. Même si tout ça n’a aucune importance, ça ne doit pas nous retirer le droit d’en parler, de charrier, voire de râler.
    Perso, la limite de mon indignation se situe là où je risque de devenir un client d’une course, client d’un hôpital. Dans le commerce, je n’ai jamais prononcé la phrase, « j’ai payé, j’y ai droit… ». Je n’exige rien d’autre en retour de mon droit d’inscription que le droit de courir l’épreuve. Si le t-shirt est pourri, c’est dommage mais tant pis.

    Alors participer de temps en temps à des courses légitimement ou pas emblématiques, ne me dérange absolument pas dès lors que je sais à quoi m’attendre : rencontrer des gens qui me semblent valoir la peine. Je sais que je ne gagnerai rien d’autre mais c’est déjà pas si mal, hein.
    Je crois que le danger c’est de se sentir frustré de ne pas courir une course à laquelle « tout le monde » participe et de vouloir toutes les courir.

    Je l’avoue : j’ai couru le semi de Paris et j’ai même pas vu Paris. En revanche, j’ai vécu une expérience humaine vraiment géniale avec quelques personnes. Si j’ai envie de le dire en 2700 tweets, tant pis pour vous 😉

    1. Nan mais Daddy, toi, tu as toujours ce second degré, cette capacité à ne pas prendre les choses au sérieux qui fait que ouais, vas-y on rigole sur le t-shirt pourri et c’est cool ! Et y’a plein de gens comme ça, sans doute la majorité d’ailleurs. Rod a commenté un peu plus haut, je m’étais TROP marrée à lire son récap 2013 écrit sous l’angle des t-shirts de courses récoltés. Juste, parce que voilà, vous prenez les choses pour ce qu’elles sont : des p’tits cadeaux. S’ils sont cools, ça fait plaisir, s’ils sont pourris, ça fait marrer ! Mais d’autres semblent te présenter les choses comme si c’était un SCANDALE INADMISSIBLE, à fond premier degré. Et dans ces cas bon … Ça me fatigue. Ça me fait penser aux gens qui se jettent sur les goodies à chaque fois qu’ils peuvent en chopper. Cette volonté d’amasser les objets comme ça, ça me fait un peu flipper.
      Après, je ne trouve pas qu’il y ait de courses plus légitimes que d’autres. J’veux dire, à chaque fois, c’est un choix que tu fais et comme tu le dis, on a toujours ce choix et c’est bien là l’essentiel.

      1. Ouep. Je trouve aussi qu’on devrait prendre à la rigolade, voire chambrer sans passion ceux qui s’offusquent de pas avoir leur nom sur le dossard, la version coton du t-shirt de course alors que d’autres ont eu la version technique ou un autocollant qui ne justifierait pas le montant de l’inscription. C’est risible.
        Concernant les goodies, ça me fait marrer. A Paris, j’ai participé à la bousculade dans le village partenaires. Mon objectif c’était de battre mon RP pour en sortir !

  19. daddy dans la mesure ou tu n’as pas vu « passer la révolte de Nolwenn » ni ce qui l’a provoqué, qui clairement n’était pas du second degrés, je ne vois pas comment tu peux te permettre une telle digression. Nolwenn a encore le droit de twitter ce qu’elle veut et d’être la muse de Manue (mdr). tout ça a la sauce bisounours « ce n’est pas un jugement » blabla ho putain sérieux quand tu émets une critique enlève les douze litre de miel avec Nolwenn tu sais que c’est pas la peine avec elle à moins que tu veuilles lui faire contracter incessamment sous peu un diabète de type 28 (forme très rare mais fatale dans 128% des cas)

    pour revenir au sujet ( cest quoi déja) je trouve très dommage que le cadeau soit désormais considéré comme un « du ». ce week end au trail des cabornis (12€ l’inscription) j’ai eu un joli sac à chaussures, j’étais ravie .. et là j’entends une nenette sortir « mais putain ya meme pas de t shirt » j’ai eu envie de pleurer^^ ça m’a fait penser à mes twittos ^^
    les coureurs deviennent des enfant gatés et capricieux . et oui rendons nous à l’évidence, ya autant de gros cons chez les coureurs que chez le commun des mortels. 🙂

    1. Ahaha, Nolwenn, ma muse … Mais oui, carrément ! En fait, je suis souvent du même avis que toi ou Nolwenn mais je le dis de manière disons, plus diplomate ^^ (ou alors je ne dis rien du tout et j’arrête pas de râler auprès de mon mec qui n’en a rien à foutre, le pauvre) ! Nan mais faudrait un peu creuser ce rapport aux objets que les gens ont. Est-ce qu’ils sont frustrés de ne pas pouvoir montrer que « eux aussi ils l’ont fait » en portant le t-shirt pendant les footings ? Est-ce que ça va pas avec cette tendance « communautaire » (et illusoire) de la course à pied ? L’envie de dire « moi aussi, j’en suis » ?!
      Parce que c’est clair qu’un sac à chaussures, c’est quand même un cadeau super utile ! Mais plus difficile de se « pavaner » avec. Bon après voilà, y’a aussi la dimension « courses chères » qui exacerbe ce côté « je veux en avoir pour mon argent ». Est-ce que c’est légitime ? Peut-être. Est-ce que cette conception de la course à pied me correspond ? Pas du tout …

    1. Hello ! Ah je suis un peu pareille sur ce coup là ! Je les garde précieusement en inscrivant mon chrono derrière aussi. Ça sert à rien parce qu’ils sont planqués dans une boîte à chaussures et que je conserve mes chronos dans un fichier Excel mais … bon, j’aime bien 🙂

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