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Remonter la pente de la non-motivation : minis défis et fractionnés plaisir

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Dans le creux de la vague

24 mars 2014

Je suis désolée d’avance si je vous fatigue avec l’Ecosse … Mais je dois avouer que courir ici est sans doute ce qu’il y a de plus enthousiasmant dans ma pratique en ce moment. Je suis un peu dans le creux de la vague, sensiblement comme en juillet dernier. La même impression de régression, le même manque de motivation, la même séance déclic.

Le fractionné qui veut pas

En juillet, je foirais lamentablement des séries de 200m. Cette fois, déjà pas motivée à la base, j’avais remplacé les 2 séries de 10X200m prévues par un 5X1000m. Pas envie de 200m. Et puis voilà, je me fixe une allure cible trop soutenue, je flanche dès le 2ème et je finis comme je peux. Donc, mal. S’en suit une longue marche le long de la plage, en short dans le froid de cette fin d’hiver. Je m’assois quelques minutes à l’abri du vent et décide de juste apprécier le moment. Simplement profiter de n’avoir presque pas froid avec le soleil qui tape sur mes jambes qui n’ont pas vu le soleil depuis trop longtemps.

Boost-VMA, mon œil ouais

Donc, mon petit plan maison « boost-VMA » n’a pas été mené jusqu’à son terme. Tant pis. Je courotte, où je veux, quand je veux, comme je veux. Ma seule obligation : courir au moins 3 fois par semaine pour conserver l’acquis. En réalité, ça ne tombe pas si mal parce que pour cette période, j’avais prévu du « 100% feeling » (voir la page « Programme 2014 »). Mon objectif, c’est d’être en super forme physique ET psychologique dans 3 semaines pour attaquer un vrai plan d’entraînement 10K. Ce serait con d’attaquer ça déjà saoulée/fatiguée, non ?

Enjoy Scotland

Alors quoi de plus tentant, en cette période de disette motivationnelle, de profiter tout simplement de l’endroit fantastique où je me trouve ? Même si ça grimpe, même si ça n’a pas particulièrement de sens en terme de progression. Je m’en fiche, je profite des week-ends et des escapades pour courir librement et voir du pays. Dimanche dernier, après un week-end ski-picole-bouffe, je pars pour un petit footing au cœur du Parc National des Cairngorms pendant que les autres improvisent une balade à vélo. J’ai environ 2H à perdre, il fait beau, le chemin est sublime, je suis seule au monde. Je m’extasie chaque seconde sur cet endroit merveilleux : « putain j’ai trop de chance d’être ici, MERDE ». Alors forcément, quand des paysages de FOUS se révèlent à chaque foulée, tu n’as pas envie de faire demi-tour. Guidée par le plaisir de courir, je boucle 18K. Ca n’était pas prévu et ça n’a aucun sens quand on prépare des distances courtes mais … No matter, c’était TROP cool, inspirant, ressourçant, rééquilibrant.

La compétition attendra.

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49 comments

  1. On a vu plus creux comme vague non ? 3 semaines à me dire que je peux à peine marcher droit, puis à rentrer comme un gland au bout de 10 minutes de footing qui font mal au cul (si si littéralement, à gauche, là derrière), annulation de la seconde course de l’année après avoir fait un temps en retrait à la première… Là c’est le creux de la vague Manue 🙂 Tu cours dans un coin sympa, nous on a des particules à Paris. Allez, tu vois voir fin Avril, comment ça va être bieeeeeeeen 😉

    1. Ah bah oui, on parle pas de la même vague. C’est une p’tite vague et un p’tit creux oui, c’est surtout la motivation qui me fait défaut à vrai dire. Mais je me plains pas hein, au contraire. Courir ici c’est juste énorme, j’espère que tu vas aimer. Disons que juste, je freine un peu sur l’objectif de l’année, j’ai voulu aller plus vite que la musique 🙂

  2. Pas si au creux que ça du coup ! Tu le prends bien et tu as raison car la prépa d’un 10K il vaut mieux la démarrer reposée 🙂
    Par contre, préférer un 5×1000 (séance horrible pour moi) à un gentil 10×200 je te comprendrais jamais 😛

    t.

    1. Ah mais DEUX fois 10X200m, c’est horrible comme séance non ?! Nan mais en réalité t’as raison. Dans ma tête, 1000m = seuil, limite. Alors qu’en fait, pas vraiment. Même pas du tout. Bref, ouais, c’est horrible en fait 5X1000, je m’étais pas préparée à ça ! Bref, ouais, j’essaie d’être fraîche pour attaquer le vrai plan (et essayer de le finir) 🙂

  3. D’accord avec ti tom : pas encore au creux de la vague, tu l’as surfe la vague 😉
    quand je vois les photos, un mot me vient : trail, trail, trail.
    Profiter plus longtemps du lieu, explorer sur des sorties de 3/4 heures, çà te tente pas ?
    (en attendant d’avoir envie de bouffer du frac ??)

    1. Nan mais si, carrément ! En fait, je suis super motivée pour trailer mais du coup, dans une optique totalement différente de la CAP-bitume. Je proposais à mon boy de faire de la rando-course sur plusieurs heures … Juste pour voir du paysage. C’est clair que ce serait dommage de se priver de ça ici. (Et la semaine dernière j’ai monté plus de 300m sur une sortie de 12K, ça commence à faire pour moi ^^)

  4. Dis moi, ton 10K en 42 min, c’était bien un objectif sur l’année, non ? On est en Mars. Peut-être que tu te mets trop la pression pour faire ce temps en Avril. Ce serait pas une façon de te débarrasser de cet objectif le plus vite possible ? Ca veut peut-être dire que tu as envie d’autre chose en ce moment. Courir au feeling, aussi long ou aussi court que tu veux, pendant un petit bout de temps te redonnera peut-être la niaque qui te manque.

    Sinon, WHAOU les paysages de fou !! Tu m’étonnes que ton run a dû être agréable ! Dans ces cas-là, on ne regarde pas la montre et on profite juste du moment. Ca a dû te faire du bien 🙂

    1. Woawoawoaw, pas 42 malheureuse, 43 serait déjà GÉ-NIAL ! Non en fait j’sais pas, je focalisais un peu trop là-dessus j’avoue. Je me suis peut-être fixé un truc à trop long terme. Mais j’espérais pas faire ça en avril/mai quand même, j’en suis encore très loin :). Enfin, du coup ouais, là j’y vais mollo et je renoue avec le plaisir ! C’était OUF le run au milieu des montagnes. Et t’sais, je courrais en me disant tout le temps « putain-c’est-trop-beau-putain-c’est-trop-beau-putain-c’est-trop-beau » sans trop faire gaffe. C’est que quand j’ai fait demi-tour que je me suis rendue compte que ça montait pas mal 😀 ! Le retour a été plutôt easy du coup. Bref, ouais, c’était top, ça a fait un bien fou !

    2. (Rooooh rien ne va plus, j’oublie moi-même mes propres objectifs ! T’as raison, c’est bien 42. Mais j’étais sans doute sous l’emprise de la drogue quand je me suis fixé ça…)

      1. Aaahhh, j’étais toute « confused ». J’avais relu ton article objectif de l’année et tout. J’ai cru que c’était un langage coureur encore une fois inconnu de ma petite personne. Genre quand un coureur dit que son objectif est 42, ça ne veut pas dire qu’il veut le courir en 42 minutes MAIS qu’il veut être dans la tranche des 42 minutes DONC passer la barre des 43 minutes. Comme tu peux le constater, j’avais trouvé une explication logique (?) à ta réponse. Hé hé hé 😉 Sinon, non tu n’étais pas sous l’emprise de la drogue. Un défi ne doit pas être facile, sinon ça n’en serait pas un. « Go big or go home ! » 🙂

        1. Ahahah j’admire l’esprit logique ! Je sais pas pourquoi, ça m’est venu en courant, comme une révélation : « mais, mince, j’ai raconté n’importe quoi à marjolaine » ! (2 secondes plus tard) « QUOI ? 42 ? T’es malades Emmanuelle !! » …

  5. Mai oui, fais toi plaisir ! Vas courir dans loin les bois (encore plus loin), oublies ton 10k, manges des chips, bois une bonne bière, prends du bon temps et quand l’envie reviendra, tu seras à bloc pour faire tes séries de 200.
    Ca t’éviteras peut-être d’être dans le creux de la vague le jour de ta compèt et d’écrire des articles débiles avec des poneys sur ton blog 😉

    1. Mouhaha, t’inquiètes pour les chips et la bière, je fais au moins honneur à ça. Nan parce que rends-toi compte, y’a pas de saucisson ici. Par contre, question chips, choix dithyrambique (j’en ai même mangé à la truffe + asperges + parmesan) !
      Mais ouais, ce serait dommage de pas profiter de ce décor en courant. J’vais bientôt faire un article intitulé « le trail c’est la vie », avec des photos de moutons et de bouquetins … Aucune conviction.

  6. Rha mais c’est ça qui est bon ! Partir à l’aventure au milieu de nulle part ! Profitez du paysage, oubliez le chrono ! Continues comme ça et Nolwenn va t’inviter faire un trail dans l’Aveyron !

    1. Ah mais OUAIS, moi j’suis chaude pour l’Aveyron ! T’inquiètes, ça fait quelques semaines que j’ai zappé le chrono, y’a trop à voir pour rester focalisée sur la montre …

  7. J’aimerai ton creux de la vague! Heureuse dans la vie et en relative lassitude côté course? Je vis l’inverse, je kiffe mes courses mais suis en lassitude du boulot, de la ou je vis etc..
    Nan franchement profite! ^^

    1. Hé bé c’est pas aussi simple. J’évite de trop m’épancher ici parce que c’est pas le propos mais disons que je vous montre que les bons côtés 😉 … Enfin, je ne suis pas à plaindre non plus. Courage à toi, la sortie d’hiver fait souvent voir les choses plus noires qu’elles le sont. Profite de la CAP et remets en question ce qui a besoin de l’être ! Je suis de tout coeur avec toi !! 🙂

  8. Manue comme je te comprends… Je vis un peu la même période avec les doutes et le manque de motive face aux résultats pas par rapport aux attentes. Mais j essai d aller de l avant et de ne rien lâcher. Je fini mes fractionnés à l agonie et j essai comme je peux de faire du seuil plus lent à 13.5km/h. Mais tant que tu prends du plaisir c est le plus important.
    Sinon tu oublies que même faire 18km c est aussi bon pour le 10k, c est du travail de fond et puis les côtes c est un super entraînement car ça renforce les muscles.

    1. Rah courage à toi alors ! Fais attention aux frac à l’agonie, y’a un moment où ça finit par dégoûter. Mais ça va passer j’suis sûre, ça finit toujours par revenir 🙂

  9. T’es à 1/3 de ton séjour, ce serait ballot d’enchaîner toujours les mêmes longueurs au bord de l’océan quand il y a tant de coins splendides à découvrir. Mieux vaut basculer quelques mois en mode découverte que de regretter plus tard de ne pas en avoir profité assez.

    1. C’est exactement ce que je fais ! De toute façon, ça s’impose à moi. Et c’est plutôt une bonne chose au final. J’en aurais presque oublié à quel point c’est génial de courir dans des endroits aussi jolis …

  10. Dans le creux de la vague parce que tu ne respecte la séance que tu t’étais fixée…mais tu la rattrape de belle manière avec une belle sortie.
    Il faut se garder du plaisir et de l’imprévu dans un plan sinon tu te créé de la frustration…si tu stagnes en te faisant plaisir, est ce que c’est pire que de progresser sans plaisir???
    Par contre nous, tes lecteurs, on va bien alors tes photos déprimantes, on en veut pas 😉
    courage, ça va revenir vite!!

    1. Hum non, pas seulement une séance, j’ai « décroché » depuis quelques temps, pas motivée, dans le dur. A vrai dire, je ne cherche pas/plus à « rattraper ». Je suis hors plan d’entraînement donc je me laisse une grosse marge de manœuvre pour faire à peu près ce que je veux et recentrer le truc sur le plaisir. L’année dernière m’a appris que c’est ingérable de toujours chercher à tout cadrer (et peu productif d’ailleurs). Donc c’est pas vraiment une complainte, juste un petit état de où j’en suis en ce moment ;). Sinon, tu trouves mes photos déprimantes ?! Merde !

  11. Manue ne t’excuse SURTOUT PAS de nous montrer l’Ecosse, on ne sent lasse pas (enfin moi je m’en lasse pas et j’avoue j’ai pas fait de sondage pour avoir l’opinion de tout le monde 😛 ). Et pis y a pas besoin de prétexte ou de plan pour faire un sortie de 18K dans les montagnes. Quand j’aurai le courage de remonter faire mes cartons et mettre ma maison en vente, puis racheter une maison quand elle sera vendue (on compte sur dix ans là à une vache près), t’auras un petit pied-à-terre en Aveyron effectivement. 😀

    PS: J’attends avec impatience ton article « le trail c’est la vie », et rate pas les photos de moutons!

    1. Ahah fais gaffe, je garde ce commentaire au chaud pour l’avenir ! T’inquiètes, je risque pas de rater les photos des moutons, y’en a partout (ce qui n’empêche pas qu’on ne trouve que du mouton de Nouvelle-Zélande dans les magasins … Va comprendre) !

  12. J’me retrouve pas mal, courir quand je veux, où je veux, comme je veux… Et je suis à 1000000 années lumières de vouloir reprendre un plan! Profite de ces paysages, ils sont magnifiques!

  13. Fuck la compétition. Profite des paysages, prends du temps pour toi.
    Ce n’est pas un creux de la vague, c’est juste que tu te laisses porter par le courant. 🙂

    1. Ah, c’est pas faux ouais ! Mais il y a quelques jours je me sentais vraiment « down » … D’ailleurs, je viens encore de repousser une sortie CAP héhéé

  14. Mais c’est plutôt si tu faisais l’inverse qu’on t’en voudrait voyons !
    Etre si prêt d’un des plus beau site pour le sky running et ne pas en profiter serait proche d’un crime de lèse-majesté (trop bien placé cette expression).
    Et puis franchement courir dans ce paradis sans même s’extasier devant ces paysages c’est juste impossible, toi aussi deviens une traileuse qui communie avec la nature !
    De la à dire que ça empêche la progression, je sais que tu es « fan » de Runners.fr donc tu n’as pas pu râter l’article http://http://runners.fr/progressez-sur-route-grace-au-trail/
    Et puis la grimpette ça fait un joli popotin (bah oui c’était trop beau fallait que ça dérape)

    Enjoy Girl, Enjoy …

    1. Roh mais ouais, trop bien placé le coup du lèse-majesté, chapeau !
      Ben après, disons que je cours pas dans ce genre d’endroit tout le temps. En semaine, j’habite en ville (j’allais dire « comme tout le monde » mais c’est pas vrai) et Aberdeen est plutôt bien foutue pour du plat/bitume. Du coup, c’est pas pour tout de suite le cul d’enfer. Je garde ma fesse plate, sorry guy !
      Bon par contre je continue de vous parler de la Scottish way of life si vous kiffez … (enfin, si mon « lectorat » le plus fidèle/préféré kiffe, c’est ce qui m’importe, à vrai dire).

  15. bah, c’est ça la beauté du running….On est libre ! je cours exactement dans cette démarche, tout le temps. Si c’est beau, je continue, si j’en ai marre, j’arrête ; mais jamais fait de fractionné ou ce qui pourrait ressembler de loin ou de près à un entrainement ou « un plan ». J’aime trop courir pour ça…
    sinon, t’as trop de bol d’être ou tu es…quels paysages !

    1. Après, j’aime bien structurer mon entraînement, j’y trouve un vrai plaisir parfois. Mais quand la contrainte devient lourde, c’est qu’il est temps de se lâcher la bride ! J’espère avoir la motivation de m’y remettre parce que je me suis fixé un objectif ambitieux … !

  16. Tu crois qu’on déprime quand finalement on oublie qu’on fait ça pour le kiffe ? Alors qu’on se fixe des objectifs justement pour booster le kiffe ?
    C’est kiff-kiff tout ça.

    (Jeu de mot pourri, désolée).

    1. Attends parce que j’essaie de devenir une fille logique alors je vais essayer d’analyser : 1) On se rend compte qu’on kiffe courir 2) Comme on kiffe, on décide de faire perdurer la kiffitude en nous projetant dans l’avenir 3) Pour nous projeter dans l’avenir, on se donne des objectifs à long terme 4) L’objectif à long terme devient trop loin/difficile 5) On commence à se décourager 6) Le kiffe part 7) Il faut momentanément oublier l’objectif à long terme pour faire revenir le kiffe. 8) Le kiffe revient ET l’objectif à long terme devient objectif à moyen terme 9) On ré-attaque l’objectif et on kiffe 10) On est heureux.
      Bien ou pas ? J’ai encore du mal à faire des vrais raisonnements en fait, ça reste linéaire ! (Ai-je l’air folle ?)

    1. Hum non tu y es en un peu plus de 2H de voiture. Bon. Je n’ai pas de voiture, ce qui ne facilite pas les choses, mais ça se fait 😉 !
      Je profite autant que je peux, j’espère retrouver un peu plus d’opiniâtreté d’ici quelques jours/semaines, j’ai un 10K en mai et j’ai pas envie de faire une énooorme contre-perf !

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