Cadeau exclusif : LE carnet d’entraînement homologué RS

10 juillet 2013

Quand ça veut pas …

10 juillet 2013

Déculpabilisons, merde !

10 juillet 2013
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Mme Je sais toutEn running comme ailleurs, il y au moins deux façons de donner des conseils : la bienveillante et la lourde. Ça ne tient à pas grand chose, tout le monde peut sans doute passer de “donneur de conseils” (bienveillante) à “donneur de leçons” (lourde). C’est une question de nuances.

Fais pas ci, fais pas ça

Tu le vois, ce magazine qui t’assène à coup de dossiers spéciaux et d’articles expéditifs qu’il faut maigrir mais pas trop, courir vite mais pas trop, faire absolument 80% de ton volume hebdo en EF, faire des côtes, des fractionnés, du fartlek, des abdos, suivre un plan structuré au millimètre mais tout ça sans oublier de t’amuser et de soigner ta vie sociale/de famille  … ?

Ça me fait penser à ces magazines féminins (que je ne lis plus) dans lesquels tu comprends que si tu te manucures pas les ongles tous les jours, que t’as pas LE chemisier Sandro qui va bien dans ton dressing, LE It-bag au bras et que tu fais pas ta séance de pilates un jour sur deux, ben t’es pas VRAIMENT une fille. Encore moins une fille trop-cool-hype-stylée-In-tendance-fashion-parisienne.

LA vérité est un leurre

Je réalise qu’il y a toujours quelqu’un pour te dire que tu ne fais pas les choses comme il faut. Parfois, c’est vraiment utile, mais je crois qu’il faut savoir mettre des limites pour ne pas verser dans la culpabilité sans fin de ne pas faire les choses “bien”. Il n’y a pas UNE vérité unique, il y a une somme de vérités. Et pas qu’en sport. En politique, en religion, en mode, en sciences, en nutrition … La réalité qu’on aperçoit depuis notre petite situation d’être humain, avec sa culture, ses codes, son éducation, son histoire personnelle n’est qu’une réalité parmi tant d’autres.

Finalement, je pense que c’est ça le donneur de leçons : c’est celui qui pense que SA manière de faire est universelle et univoque. Celui là m’énerve.

L’équilibre ?

Comme je ne suis pas à une contradiction près, je te donne un conseil : déculpabilise. D’abord parce que, même s’il y a plein de bons conseils à prendre dans les magazines, sur les blogs, sur les réseaux sociaux ou les forums, tout ne s’applique pas à TA situation, à ton corps, à ton expérience, etc. Donc, fais le tri. Ensuite parce que PERSONNE ne peut être à la fois la coureuse parfaite de Jogging International, la fille parfaitement stylée de Grazia, parfaitement cultivée de Télérama, parfaitement galbée de Vitale, etc. Excusez-moi les garçons, je prends des exemples féminins parce que je connais mieux les injonctions faites aux femmes mais je suis certaine qu’il y en a tout autant pour les hommes.

Je crois que le lâcher prise fait partie de l’équilibre. Parce que finalement, c’est pas ça l’essentiel : l’équilibre ?

Allez, pour déculpabiliser, apéro-saucisson pour tout le monde !

30 comments

    1. Oui, je crois que l’objectivité est un truc assez théorique en fait. On a souvent tendance à oublier qu’il y a mille façons d’observer quelque chose. Personne n’est omniscient… Bon, sauf Dieu si t’es croyant. Mais là encore, question de point de vue 🙂

  1. Il est un peu tôt pour l’apéro saucisson là non ? … oh et puis non, jamais trop tôt pour l’apéro :p
    C’est vrai que globalement, donner des conseils aux gens, c’est risqué, ce qu’on voudrait être un coup de main amical peut se transformer en prétention et en relou attitude pour les autres !!
    En tout cas, clairement, si on additionne tous les magazines, sites internet, bouquins, blogs etc., on peut vite se retrouver submergés par les montagnes de « fais pas ci fais pas ça ». Et ne parlons même pas des magazines féminins svp, j’en ai ma claque de ceux-là ^^
    Finalement, trouver ce qui est bon pour soi ça met du temps mais c’est à ça qu’il faut tendre, sans vouloir atteindre la perfection dans les moindres détails. J’aime bien piocher de bonnes idées deci delà, sans tout retenir à chaque fois, juste ce qui me tente et ce qui me correspond bien ! C’est pour ça que j’ai toujours des tas de magazines sport/running, ça me donne plein d’idées et ce que j’aime moins, ça rentre par un oeil et ça ressort par l’autre (cette expression fait bcp plus mal quand on remplace l’oreille par l’oeil :p) !
    A la tienne 🙂

    1. Les conseils sont indispensables, moi même j’en cherche souvent mais comme tu dis, il faut savoir prendre du recul et faire le tri entre ce qui te correspond ou non. Et puis on fait des tests aussi : « Untel me conseille ça, j’essaie … Bon en fait ça marche pas pour moi ». Bref, c’est aussi ça apprendre !

  2. Troisième façon de donner des conseils : la mienne.
    http://pasaprespas.files.wordpress.com/2013/07/cestquoicesfracs.jpg

    Bon, sinon plus sérieusement, je trouve que tu as raison. Il faut savoir recevoir les conseils (ou même les critiques), et faire la part des choses. Chacun trouve son équilibre, c’est le plus important. Mais j’imagine que c’est parfois facile de se laisser un peu entraîner (je pense à l’émulation dans un club par exemple, si t’es entouré de fous furieux qui ne pensent qu’à la perf alors que toi tu es cool…). D’où l’importance de voir un peu plus loin et explorer un peu pour trouver son mode de fonctionnement.

    Idem quand tu donnes des conseils. Je vais pas aller gueuler sur un coureur qui aime bien se la jouer cool et ne faire que de l’endurance. Il faut comprendre ce qu’une personne cherche pour bien la conseiller. Si on la conseille comme on se gère soit même, c’est égoïste et narcissique. Style « moi j’ai compris, je sais ce qui marche ». Ben non. Techniquement à la limite, on peut savoir des trucs valables. Mais la partie mentale fait qu’il faut savoir s’adapter à chaque coureur. Pas évident…

    1. Moi j’aime bien la façon dont tu conseilles, même si elle est parfois musclée. La nuance est quand même assez ténue entre « conseils » et « leçons », je trouve que c’est aussi une question de vocabulaire, de tournures de phrases. Entre « tu dois faire ci ou ça » et « tu pourrais essayer ça », il y a un monde, finalement ! Mais je suis une fille très attachée aux mots, donc …

      1. Vu mon expérience, difficile de balancer des « il faut… » ! 😉 Bon, celui qui tape ses fracs 30s trop lentement ou trop vite, à la limite, on peut bien lui dire que c’est nawak 😉 Mais sinon, il faut être prudent avec les mots en effet. « je pense que tu devrais regarder si… » est plus humble et efficace. On s’adresse à des personnes, il faut savoir accorder son vocabulaire. Et puis je suis pas entraîneur. je donne mon sentiment, après chacun prend et adapte. c’est ce que j’ai toujours fait à partir des conseils/avis/idées. On apprend mieux comme ça qu’à suivre comme un mouton en plus (ouais ok, j’ai fait des conneries aussi, bien sûr 😉

  3. J’adhère! Evidemment! De toutes façons quand tu lis des magazines (sportifs ou féminins), tu trouveras tout et son contraire! L’exemple le plus marquant étant celui des régimes! Moi je lis pas mal de choses à droite ou à gauche mais je ne m’astreins pas à une pratique, une technique. Je prends ce qui me convient le mieux, je teste. J ‘aime recevoir des conseils notamment en CAP car je débute mais par exemple suivre un plan à la lettre alors que je commence tout juste et que je recherche du plaisir ne me convient pas.
    Par contre pouvoir motiver des amies en leur parlant du plaisir éprouvé lors de mes courses, ça oui! Mais les obliger à s’y mettre: jamais!
    Allez! J’arrête de blablater et Tchin!

    1. Santé !
      Moi aussi j’aime recevoir des conseils … Et aussi en donner à vrai dire ! Mais j’essaie toujours de ne pas oublier que ce qui s’applique à moi ne s’applique pas à tout le monde. Au contraire de toi, j’adore suivre des plans d’entraînement de manière assez stricte. Ça fait partie de mon plaisir, bizarrement. Mais je peux tout à fait concevoir que d’autres n’aiment pas ça. Regarde Kilian Jornet ^^, il s’en sort bien sans plan d’entraînement !

  4. Totalement en phase avec tes dires et l’apéro-saucisson.
    En même temps, venant d’une coureuse pas foutue de suivre un plan d’entraînement par pur esprit de contradiction, tu te doutes que je me tamponne le coquillard des préceptes fondamentaux qu’on tenterait de m’inculquer. C’est pourquoi je préfère les articles qui expliquent comment ça fonctionne, comment ça s’adapte, parce qu’après tu peux faire ta propre tambouille.

    Sinon je remarque que PAP a complètement intégré le fait d’être un koala. Et ça c’est bon!

    1. C’est clair que décortiquer le fonctionnement d’un truc est le meilleur moyen pour adapter un plan d’action à ses propres besoins. Mais tu vois, ma flemmardise elle est là. Je suis pas « technique » pour un sou, du coup, par paresse, je me contente d’appliquer des plans tout faits ! J’en déduis que tu es moins tire au flan que moi.

      1. J’irai pas jusque là… y a des domaines dans lesquels mon niveau d’effort est en-dessous du niveau de la mer… loin… loin dans les profondeurs. Là, c’est juste mon impossibilité chronique à suivre un plan d’entraînement qui m’oblige à gruger pour progresser quand même.

  5. Salut,
    J’espère tellement ne pas faire partie de ces personnes qui donnent de « mauvais » conseils. J’entend par « mauvais » conseils, ceux qui consiste à suggérer systématiquement à tout le monde de faire la même chose que soi. « Je te conseille de faire tes séances comme-ci, comme-çà, moi je le fais et ça fontionne super bien … » Chacun est différent mais surtout, et beaucoup ont tendance à l’oublier, chacun à ses propres objectifs. C’est la raison pour laquelle il faut savoir écouter (lire pour le cas des réseaux sociaux 🙂 ) ce que les gens recherches avant de lancer de diffuser SA manière de faire.
    Je suis très interessée par tout ce qui tient au coaching sportif et/ou diététique non pas pour transmettre sa manière de faire mais plutôt pour le défi que représente le fait de trouver une solution à chaque demande, à chaque attente.
    J’aime à penser que le principal est d’apprendre à se fixer des objectifs raisonnables et à savoir s’écouter et surtout à ne pas culpabiliser. C’est la difficulté de ce sport (et de plein d’autres choses dans la vie d’ailleurs) qui nous permettent de nous lancer des défis, de les réaliser (en s’y prenant à plusieurs reprises parfois), d’éprouver de la satisfaction et d’avancer.

    Merci pour cet article,
    Mystinguett

    1. Ce qui rend le truc encore plus complexe, c’est qu’au delà des différences « physiologiques », de niveau, d’objectifs, etc. … Il y a aussi les différences en terme de caractère, de personnalité. Certain(e)s vont adorer être « dirigés », d’autres vont détester et il faudra être beaucoup plus subtile.
      J’ai une copine qui est très très en demande de conseils mais limite, elle veut juste que je lui dise quoi faire et elle applique. Y’a plein d’autres personnes qui ne supporteraient pas ! Bref, coach, un vrai métier ! Et très humain de surcroît.
      Tu veux faire du coaching ? Tu en fais déjà ?

      1. Non, je n’en fais pas mais j’aime beaucoup le côté humain de ce métier. Je suis passionnée de running et de tout ce qui touche de près ou de loin au bien être, à la réalisation de soi.
        ça me botterais bien de travailler dans le domaine.
        A voir!
        Sinon, j’aime beaucoup le ton de ton blog. 🙂
        Mystinguett

  6. Mademoiselle Emmanuelle,
    Leçon n°1: vous ne devez pas donner de leçon aux petits vieux comme nous qui partageons notre science aux jeunes folles comme vous !
    Leçon n°2: n’essayez pas de déculpabiliser en entraînant vos congénères dans la débauche avec vous !!
    Leçon n°3: après l’apéro-sausisse, vous me ferez un 3x3000m AS21 (r: 3′) => objectif: vomir !!!

    1. Maître, vous courez le marathon en moins de trois heures, j’écouterai donc toujours religieusement vos sages conseils. Par contre, pour ce qui est de détourner mes congénères du droit chemin, je vous promets rien. Pardon Maître, on va boire une bière ?

  7. C’est sûr que les conseils donnés dans les magazines et les blogs ne peuvent pas s’appliquer à tous. Personnellement je pense qu’ils sont utiles pour y piocher des idées, pour donner une base à partir de laquelle travailler.
    Je suis totalement d’accord avec toi: personne ne détient la vérité sur ce qu’il faut faire ou ne pas faire. Chacun se construit sa vérité et ici sa méthode d’entrainement en fonction de ses expériences, de ses lectures, des conseils qu’on lui a donné..
    Les critiques sont toujours bonnes à prendre lorsqu’elles sont constructives! Ca nous fait avancer!
    Bravo pour ce blog fort sympathique!

  8. J’aime ! Totalement ! J’ai très récemment arrêté de pester contre la publication des « devoirs du soir » de certaines personnes…qui vivent le running comme..une « to do list » ?, un « carnet de punition ? », un « non mais allo t’as jamais couru de marathon t’es pas une vraie runneuse » – ben merde alors, je suis quoi du coup ? Une runneuse en plastique ?! Bref…un jour j’ai pêté un gentil plomb à force d’entendre parler d’AS21 (allure spécifique semi marathon, svp) et compagnie et décréter reine « l’allure spécifique feeling » dans un article un doucement provoc’.Bref, je suis d’accord avec toi mademoiselle running sucks ! on ne peut pas s’entrainer au taquet sans avoir des mollets qui gonflent, sprinter sans transpirer, passer plus de temps à choisir ses tenues qu’à courir pour être belle, performante, sexy, parfaitement fouttue, trendy, in, etc; Et pour conclure, je dirais que l’équilibre c’est le vraie Liberté ! pas celle où on fait n’imp en pensant être libre (cf. c’est en faisant n’importe quoi qu’on devient n’importe quoi), mais celle qui fait qu’on se concentre sur l’essentiel et qu’on se protège du superficiel qui mine (minable ?!) – He dicho.

  9. NB: je ne sais pas ce qui s’est passé mais j’ai du m’y reprendre à 3 fois pour poster mon comm et il a des trucs bizarres dans mon texte ^^ promis je suis pas bourrée !!

    1. Ouais ouais, c’est ça, tu sors d’une sortie entre hot steppers qui s’est fini au bar, c’est ça ? Hé ben bravo, c’est du propre !
      Plus sérieusement, j’avais lu ton post à ce sujet et j’avais même laissé un commentaire mais ça n’avait pas marché et armée de mon plus grand courage … Je l’avais pas réécrit (voilà, c’est dit, j’ai un peu honte puisque tu as fait preuve de bien plus de ténacité sur ce coup là … Bref !).
      Après, l’idée de suivre un plan ne me dérange pas vraiment. Même, parfois, je dirais que ça fait partie de mon plaisir. Ce côté « devoir accompli » de petite fille sage me correspond plutôt bien. Mais … Je sais que c’est pas le cas pour tout le monde ! Alors j’irai pas dire à tous les runneurs que je rencontre « il faut absolument que tu fasses le plan de conseil course à pied sinon tu ne vas jamais progresser ». Ça n’aurait pas de sens ! Même Kilian Jornet il a pas de plan d’entraînement alors c’est dire :p
      J’aime beaucoup ta conclusion, je vais y méditer …

  10. Hier soir..j’avais bu…non pas un mojito…mais…un jus orange/carotte/gingembre qui a d’autres effets certes mais pas celui de voir sa lucidité entamée 🙂 Quant au plan d’entrainement, comme tu le sais si bien j’en suis un particulier cette année pour « voir ce que ça fait d’être sage », et pcq celui qui me l’a concoctée ne m’a pas tuée avec des AS21, des allure 1, 2, 3..des 87% de ta VMA…arghh ! mais simplement: souple en echauffement, souple en recup et pendant la séance là: un temps au km pour avoir des repères et une durée totale pour s’arrêter un jour quand même. Bref, pour ce qui est de la LIberté, c’était mon sujet au Bac, depuis je suis devenue monomaniaque de la liberté….;)))

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