Marathon d’Athènes #4 : dur dur !

13 octobre 2014

Courons heureux, courons légers !

13 octobre 2014

Des 20km de Paris bien réels !

13 octobre 2014

J’avais gardé de mes premiers 20 km de Paris la vague impression de ne pas avoir totalement mérité mon chrono. Portée par mon petit démon de la course à pied, j’avais atteint une espèce de « zone », de bulle, d’état second où tout était miraculeusement en place. Bref, j’attribuais presque cette réussite à une force cosmique supérieure… Ou, (version moins esprit secte raélique), à une optimisation exceptionnelle de mes capacités que je ne parviendrais plus jamais (de la vie entière) (sens de la mesure) à atteindre.

Alors, quand je m’élance dimanche dernier, je n’ai pas encore décidé comment je vais courir. Allure marathon ? En tentant le chrono ? Avec les copines ?

Go girls !

Quoi qu’il en soit, j’étais contente. Mes deux super-copines-coureuses Annelise et Erika étaient là, motivées pour courir ces 20 km. La veille, pas superstitieuse pour un sou, je mangeais comme l’an dernier des pâtes aux fruits de mer dans un restau italien. L’occasion de rencontrer Syphaïwong, Julien et Montaine … Et de revoir ce bon vieux PAP ! Un chouette moment !

Le matin, Erika est stressée, Annelise plutôt détendue. Avant de nous coucher, on avait cuit le Gatosport réclamé par Erika au four/micro-onde. Ca a donné un truc trop cuit dehors et pas cuit dedans. Bonjour la digestion !

M’enfin, il en faut plus pour entamer l’enthousiasme de notre trio ! On laisse Annelise au Village Partenaires, Madame est invitée par TomTom. Puis, Erika va se caler dans son SAS tandis que je me dirige, Ô privilège suprême, vers le SAS Préférentiel 2. Oui, c’était mon petit moment « je-me-la-pète » : grâce à mon chrono de l’année dernière, j’ai pu bénéficier de ce petit confort.

Rencontres au sein du sas préf. 2

COQ

Sauf que, PARLONS-EN de ce sas. J’attends sagement de pouvoir y accéder, au milieu d’une faune de mâles en quête de performances. Des mecs se font recaler, « non monsieur, avoir un ami qui a un dossard préférentiel ne vous octroie pas le droit d’entrer ». Et là, un mec me regarde avec son petit air supérieur « aïe, dossard 3*8*, à mon avis ça va faire juste ». Mais de QUOI je me mêle MONSIEUR le un-peu-bon-mais-sans-plus ?

Evidemment, le bénévole me laisse rentrer dans MON sas de un-peu-bonne-(sans-mauvais-jeu-de-mot)-mais-sans-plus, je me retourne donc et lance un petit regard méprisant à cet odieux personnage. J’y ai le droit à mon sas, OUI MONSIEUR !

Bref, encore tout énervée de cette petite aventure, j’entame quelques vagues gesticulages au son de SO MANY WAYS, SO MA-NY WAYS histoire de dire que je me suis échauffée. Soudain, Isabelle surgit de nulle part ! On papote quelques minutes puis c’est une partie de la team TomTom 2013 qui fait son apparition. Je suis contente d’avoir de la compagnie et l’ambiance est au beau fixe.

C’est parti !

Allez, come on !

Niveau gestion de course, je pars à peu près sur les mêmes bases qu’en 2013. Départ prudent, côte oblige. Puis, je rattrape le temps perdu dans la longue descente jusqu’au bois de Boulogne. Je double rapidement le premier meneur en 1h40, ça me met en confiance. Quand même, ça travaille là-haut. J’ai toujours la sensation que les jambes ne tiendront pas. Mais je m’auto-rassure « allez, ça va le faire ! ». Et puis, il me suffit d’un petit groupe de musique ou d’un encouragement pour retrouver le sourire et profiter de cette chouette course. On est pas bien là ?

J’avale la petite côte du 7ème et envisage sérieusement de rattraper le second meneur en 1h40 … Qui est d’ailleurs une meneuse. C’est fait au 10ème km, que je passe en 49 minutes. Je suis d’une régularité terrifiante et continue mon petit bonhomme de chemin sans trop de difficulté jusqu’au 15ème.

Tunnels de malheur

Alors, j’avais très légèrement oublié le calvaire des tunnels ! Enchaîner tous ces mini coups de culs, après 15 bornes à vive allure, ça fait MAL. En 2013, à ce moment, j’étais complètement galvanisée par ma course et je n’avais manifestement rien senti. Mais cette année, c’est bien concret. Heureusement que les joëlettes sont là : en plus de faire une super action, ces coureurs mettent une ambiance de fous, merci à eux !

Je m’accroche comme je peux et rentre clairement dans le dur au 17ème. Tenir, tenir, tenir et même, tiens, accélérer aussi, soyons fous ! Je ne me fie plus à ma montre, elle raconte n’importe quoi depuis qu’elle a perdu le GPS dans les tunnels. Je sais que je ne ferai pas de miracles par rapport à l’année dernière mais réitérer le truc me rendrais déjà très heureuse. Alors on TIENT. C’est la bagarre dans mon corps, le dernier kilomètre est rude. Elle est loin la magie de 2013, là, j’ai bien conscience de l’effort.

Encore quelques centaines de mètres et le chrono qui défile, allez, un dernier coup d’accélérateur histoire de grappiller quelques maigres secondes à mon record, coucou les photographes, je grimace, je râle et RAH la délivrance ! Stop ! 1h36’18 au réel ! Contente Manue !

Récupération et projection

L’organisation de la sortie est top, les bénévoles très gentils. Je me faufile sur le côté pour attendre mes copines et tenter d’éviter mes nouvelles amies les crampes. Je m’étire et bois de la Saint-Yorre (coucou coach, t’as vu, je t’écoute bien !). Rigolos tous ces gens qui prennent un selfie à peine remis de leurs émotions. Je papote quelques minutes avec un lecteur du blog, qui a reconnu mon t-shirt, ça fait plaisir, coucou à toi 🙂

Annelise finit par surgir ! Elle s’est bien battue mais a pris moins de plaisir que sur son semi-marathon ! On a un peu froid en attendant Erika, qui est partie avec la foule. Je ne réfléchis pas et sors « oh, j’aimerais bien avoir ça » en voyant passer une fille dans une couverture de survie. « Non non, je t’assure, tu n’aimerais pas l’avoir » me répond-t-elle. Ah. Oui. C’est vrai. Pardon. Boulet ! Bref, l’histoire dira qu’on avait loupé Erika, qui nous attendait depuis longtemps au stade. Les copines font toutes les deux 1h57, un GRAND bravo à elles !

Le reste … De la récup’, de la joie, des copines, une brasserie parisienne et le sentiment satisfaisant que oui, cette fois, c’est bien moi qui l’ai fait ce chrono.

Athènes me voilà.

Et, c’est décidé : je tente les 3h40.

Bonus : temps de passage et classements

20K Paris

33 comments

  1. Ah ah ah ! Ton « sens de la mesure » m’a fait bien rire. Je te comprends TOUT A FAIT sur ce genre de choses. Bravo à toi 🙂 Moi, je savais déjà que tu le méritais ce chrono, mais tant mieux si toi tu en as pris conscience 🙂 Et prends toi ça dans les dents, Monsieur-Running-Sucks-ne-mérite-pas-le-SAS-préférentiel, nanméoh !!

    1. Rah mais oui, il m’a vraiment agacée celui-là, j’espère qu’il s’est senti bien con après coup ! Bé c’est bizarre mais vraiment, j’avais l’impression que mes « performances » (très relatives hin, il suffit que je regarde tes stat’ Garmin Connect pour les relativiser :D) de fin 2013 étaient presque magiques. C’est bête ^^ !

  2. Je savais que tu allais faire un bon chrono ! J’ai suivi ton micro short pendant 8 km et après t’ai vu t’envoler ! Les derniers km à 13kmh c’est très fort.Tu restes mon modèle; )
    3H40 me paraît dans tes cordes, tu as l’air d’avoir fait une bonne prépa pour ce marathon. Tu dois avoir hâte !!

    1. Ahah si tu trouves que mon short était micro, t’imagines pas celui fourni par Univers Running, je suis quasiment sûre qu’on voit mes fesses quand je cours. Qu’est-ce qu’il faut pas faire pour représenter hein ?!
      On verra 3h40, j’ai suivi une méthode assez différente de ce que j’ai l’habitude de voir, avec aucune sortie très longue. Forcément, ça fait un peu peur mais j’ai envie d’essayer et de partir sur l’allure cible. Tant pis si j’explose en plein vol … Après tout, ce n’est que de la course à pied 🙂

  3. Bravo ! Tu confirmes ton exploit, l’exploit c’est toi ! (Merci de respecter mon copyright pour cette phrase magnifique).
    Les dégoûte pas tous non plus à Athènes ! (Presssioooooooonnn).

    1. J’aimerais que tes dons de voyance me prédisent mon marathon. Vais-je mourir dans le faux plat montant de 20Km ? Quel chrono espérer ? « L’exploit, c’est toi », ça devrait plaire à Nike, propose leur !

    1. Merci Cédric ! Les guibolles le sentaient quand même un peu, mine de rien. J’ai évité les crampes après la ligne d’arrivée en étant super attentive mais ça aurait pu…

  4. oh oh oh oh oh! 3h40, il y a du lourd dans l’air! Moi qui n’ai encore jamais fait de marathon, j’avoue que ce temps me laisse rêveuse 🙂
    Finalement, le démon de la course à pied n’est pas qu’un mythe qui se présente quand ça lui chante!

    1. AH mais y’a VRAIMENT un petit démon de la course à pied hein ^^ ! Enfin, j’avais lu un article et le terme c’est plus « la zone », je sais pas si tu en as déjà entendu parler. C’est un espèce de moment de grâce sportive ou tout ton corps se met d’accord pour aller chercher le meilleur de lui-même. Ben, je devais pas être loin de ça aux 20K 2013. Enfin, j’en sais rien. Mais cette année, c’était pas ça, c’était plus dur, mais au moins, c’est moi qui l’ai fait ^^ !

      1. Ahhh la zone! Je vois de quoi tu parles.
        Moi j’appelle ça « le fluide ». Je l’ai eu sur les 20km de Paris Saint Germain: j’étais trop bien, quasiment dès le début, et à la fin j’aurais pas été contre quelques kilomètres de plus. C’était génial, les sensations extra, comme si je ne faisais aucun effort.
        Mais « le petit démon » c’est plus sympa, donc j’espère qu’il sera là dimanche, et qu’il craint pas la chaleur 🙂

    1. Ahaha de la rigolade, c’est ceeeertain que non ! Ça va être (très) dur mais je ferai mon max. Après, on verra bien ce que ça donne (ou que ça ne donne pas huhu).

  5. Oh, on arrête avec les selfies, les gens ont le droit aussi d’être contents d’avoir vécu ou d’avoir partagé un bon moment, de l’exprimer de cette façon, même si c’est des narcissiques en mal d’amitiés (coucou Sébastien ^^) 😉 (on est tous en mal de quelque chose, la critique du selfie que je conçois en partie frise parfois le mépris et c’est pas moins moche).
    Par contre si j’ai mal interprété ce qui me semblait être de l’ironie dans ton « c’est rigolo », je m’en excuse tout de suite, ok ?
    Au-delà de cette considération au sujet de laquelle j’apporterai une réponse plus approfondie, je te félicite pour ce chrono. Il y a une chose qui commençait presque à m’agacer dans tes billets : le réflexe qu’il me semble que tu as de te sous-estimer. T’exprimes souvent ta surprise quand tu sors des chronos, des bons entraînements (et je te crois sincère) mais honnêtement les 3h40, tu DOIS le faire. Il n’y aura rien de surprenant, c’est TON niveau. Je fais confiance à Cédric qui te suit et dit du bien de toi. Il a toute l’expérience pour être totalement crédible. Donc, tu peux être fière, mais sois exigeante avec toi à l’entraînement, arrête de t’étonner. L’essentiel c’est surtout de rester lucide pour pas t’enfoncer plus que de raison quand tu échoues. Pour suivre ta progression, sentir ton potentiel, j’affirme que TU PEUX AVOIR CONFIANCE EN TOI.

    1. Houla, oui, le « c’est rigolo », c’était juste parce que j’ai trouvé ça « rigolo ». Je serais bien mal placée pour être méprisante envers les gens qui s’exposent sur le web.

  6. Je me suis relu, j’ai été un peu direct là, d’autant que c’est surtout du feeling à force de te lire, c’est peut-être pas vraiment la réalité tout ça, cette histoire de confiance. Bises.

    1. Je te trouve bien belliqueux ce matin 😉
      Je comprends bien que ce soit un peu pénible de lire mes doutes incessants, j’essaie de travailler là-dessus mais effectivement, ce n’est pas pour me faire mousser ou quoi que ce soit. Quand j’écris ce que j’écris, je le pense VRAIMENT et d’ailleurs, ça me fait du bien de l’écrire et de pouvoir lire, après coup, que je m’étais trompée. Ça participe au processus. Voilà, j’ai bien conscience que ce soit un aspect agaçant de ma personnalité mais ça prend du temps de prendre confiance en soi. 🙂

      1. J’ai mis le presque pour relativiser. Il en faut beaucoup pour me contrarier. Mais c’est plus un coup de pied au cul qu’une critique ou je ne sais quoi. Et surtout pas une critique de ce que je lis parce qu’on sent ta sincérité (je l’ai mentionné hein). J’ai effectivement oublié de mentionner qu’on sentait que l’écriture faisait partie du processus vers un peu plus de confiance en soi.
        Il y a tout de même une grande constance dans ce que tu écris : c’est ce besoin d’être cadrée. Avec un peu plus d’expérience, tu t’émanciperas un peu de ça (t’apprendras toute seule à être indulgente quand tu échoues, à relativiser) et t’apprendras des nouvelles choses sur toi. C’est vachement bien le sport.

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