Le Bûcheron a couru de Marathon à Athènes

8 décembre 2014

Un RP par procuration à la Corrida d’Issy-les-Moulineaux !

8 décembre 2014

J’ai testé pour vous : ne pas courir

8 décembre 2014

La semaine dernière, sortir dans la nuit noire et obscure semblait tout à fait inconcevable au petit être mou et fainéant que j’incarne en cette fin d’automne. Non, définitivement, aucune des phrases bateau de pseudo motivation à la sauce Instagram n’auraient pu me convaincre d’aller me geler les fesses sur ces foutus quais de Rouen. « Never Give Up », -Oh si, give up à fond ! « Train Hard, Win Easy », -Bah, on gagnera plus tard hein ?, « No Pain, No Gain », -De toute façon je l’ai jamais aimée celle-là.

Une glandouille fort peu reposante

Donc, je me suis écoutée et je n’ai rien glandé ! Tant pis pour les séries de 200m, tant pis pour les deux 10k prévus en cette fin d’année, tant pis pour mes muscles, mon cœur, mes jambes et … Avouons-le, une partie de mon équilibre.

Oui car malgré ce large repos accordé, j’ai été fatiguée, irritée, hyper-sensible, angoissée. Trop de temps pour me triturer le cerveau sur mon disque rayé habituel. Donc, est-ce que je me sens mieux ? Non. Est-ce que je me suis reposée ? Non. Est-ce que ça me fait du bien de ne pas courir ? Non.

Faut dire que je suis bien occupée en ce moment, et très préoccupée. Comme on peut l’être quand on s’apprête à signer un papier qui t’engage à peu près 25 ans. Je vous laisse deviner de quoi il s’agit.

Comme je suis un peu du genre obsessionnel, c’est difficile de m’obsessionnaliser sur deux trucs en même temps. Donc j’oublie la course à pied pour d’autres thématiques. Mais il faut que j’apprenne à jouer sur deux tableaux à la fois. Parce que quand je tire trop sur une corde, je me déséquilibre.

10K du Téléthon de Roumare !

Bastien et Anto en plein effort !

Bastien et Anto en plein effort !

Quand même, je n’ai jamais déshonoré un dossard. Alors dimanche, c’était ma course fétiche : le 10K du Téléthon de Roumare, dans le sept-six-wesh. Y’avait Anto aka El Bûcheron, Bastien aka mon partenaire d’entraînement aussi motivé que moi en ce moment, Mathilde aka sa copine courageuse de sortir un dimanche matin pluvieux pour voir 1000 kékés courir par 2°C, Cédric aka LE coach et son club, Guillaume aka le blessé qui vient quand même soutenir les troupes. Bref, la course était fidèle à elle-même : conviviale, joyeuse, décomplexée, joviale.

Cédric avait revêtu son plus beau bonnet de Noël tandis que je regrettais mon choix vestimentaire plutôt peu adapté aux conditions hivernales (t-shirt/corsaire). L’histoire dira que finalement, je n’ai même pas eu froid et que Cédric a explosé le chrono !

J’ai pris beaucoup de plaisir sur la course, sans montre, sans pression, sans objectif particulier. A la fin de la première boucle, j’ai vu le chrono et un calcul aussi foireux que mes capacités mathématiques m’a fait croire que je pouvais aller chercher un record perso. AHAHA, grosse blague ! N’empêche que du coup, j’ai tenté d’accélérer et je n’ai pas lâché l’affaire. Je ne me suis pas non plus fait bien mal, sauf sur le dernier kilomètre, faut pas pousser, quand même. Résultat : un truc autour de 46’. Je n’en tire ni fierté ni déception, j’étais contente d’avoir retrouvé mes baskets. Surtout, l’arrivée m’a réservé une belle surprise : la performance d’Anto ! Il vous en parlera peut-être. Ou pas, je ne lui ai pas encore demandé.

Aujourd’hui, croyez-le ou pas : je suis pleine de courbatures. J’en tire donc deux apprentissages :

  • Leçon 1 : c’est toujours mieux de s’entraîner, au moins un peu.
  • Leçon 2 : quand il fait froid, 10 min d’échauffement, c’est PAS ASSEZ !!

 

Bises les Loulous !

20 comments

  1. BE YOURSELF, JUST BE !

    Je vais te sortir toutes les phrases bidons possible :
    – Tu sais dès fois on a pas envie de courir et une fois lancé on est content de s’être forcé
    – Justement si tu es préoccupée, va courir ça va te vider un peu la tête
    – Il faut parfois savoir se mettre des coups de pied aux fesses

    Courir c’est en avoir envie, c’est pas s’en sentir obligé

    Voilà si tu as envie de courir en Mère Noël (sexy bien évidemment) et bah Just Do It; si t’as envie de rester au chaud avec Chachat et Bucheron en pyjama pilou-pilou (moins sexy bien évidement) Just do It aussi

    1. Ouiiii j’ai envie de rester au CHAAAAUD mais pas avec mon chat malheureusement, qui est toujours en vacances à la campagne en attendant que nous acquérions une maison avec jardin. Oui, oui, je te raconte ma vie qui n’a rien à voir avec la course à pied. Voilà. C’est dire mon immense déconnexion course à piesque …

  2. C’est compréhensible.
    Si t’as pas envie, attends un peu et puis si t’es ni blessée ni malade, au bout de quelques jours sort pour quelques minutes.
    En ce moment il m’en faut peu pour rester au chaud. Peut-être le manque d’objectifs.

    1. Yes, tout pareil, j’ai vraiment du mal à me booster en ce moment. Le matin tu te dis « ah mais ce soir, c’est SUR, je vais courir ». Et puis tu sors du taf, il fait noir, il fait froid, il pleut … Et la motivation fond comme neige au soleil. Bonne idée de sortir pour un tout petit footing, je suis souvent freinée parce que je me dis qu’il FAUT que je coure au moins 1H.

      1. Je trouve des excuses un peu bidon : trop de vent, de pluie. En même temps se prendre une branche sur la tête c’est pas marrant non plus.
        C’est la fin de l’année, plus trop d’objectifs, la tête ailleurs. C’est comme le printemps ça revient toujours.

  3. J’aime bien l’esprit du « ne pas courir » et se retrouver avec un morceau de CR de 10km! 😀
    Mais si c’est pour courir dans mon 76 wesh t’inquiete tout va bien alors ! 😛
    C’est pour ca que je deteste la tendance actuelle d’une inscription dans les courses toujours plus tôt… On peut pu faire ce qu’on veut, obliger de définir son programme 6 mois à l’avance! Pour un marathon ou un gros trail certes, la prépa doit être réfléchie à l’avance… Mais pour un 10km, un semi, un petit trail… qui plus est une course qui n’est pas un objectif j’ai pas envie de décider maintenant ce que je ferai au mois de Mai, je veux ma liberté!!

    Ok ce coup de gueule n’a rien à voir je sais… Mais c’est ce que m’a inspiré ton article!
    A tantot!

    1. Ah mais attends tu ne crois pas si bien dire ! Cette petite course artisanale de campagne doit maintenant être limitée en participants, elle est victime de son succès ! Du coup, c’était complet plusieurs jours avant la course. Bon, y’a pas besoin de s’inscrire 6 mois à l’avance mais tu pouvais pas non plus t’inscrire sur un coup de tête le jour même. Plus de 1000 personnes dans un tout petit village ! Ralala, la déferlante course à pied !

  4. J’aime bien ton petit tacle aux mantras à la sauce Instagram. Moi aussi ça m’horripile. Et ça me gonfle que quelqu’un cherche à me donner envie de faire du sport. Si je ne ressens pas l’envie toute seule comme une grande, ce n’est pas une rime anglaise qui va me la donner.

  5. Et tenter autre chose que la course à pied, ça te dirait pas ? Je ne dis pas de laisser tomber mais juste de varier pour changer tes habitudes. Ca te permettrait de garder l’équilibre que t’apporte le sport, en ajoutant la motivation et l’excitation de la nouveauté (mon avis n’est pas du tout biaisé, dit la fille qui teste le vélo et la natation…). Nan parce que rien que de penser aller courir la nuit, dans le froid… j’ai des frissons. Alors je comprends bien la démotivation. Maintenant, comme toi, ne pas aller courir n’est absolument pas une bonne chose pour mon état d’esprit. Et, j’y pense, tu devais pas, un jour, peut-être, dans un futur proche ou lointain, aller tester un cours de yoga ? Ca serait peut-être une bonne idée… ?

    1. Ben écoute je devrais peut-être aller nager un peu mais je suis vraiment une enclume. Je sais pas nager le crawl et je trouve ça chiant de faire des longueurs. Pis le vélo c’est encore pire question froid/nuit alors bon bon bon. Par contre le yoga, carrément ! J’avais testé une fois à Aberdeen (je t’ai pas raconté ??????) et beaucoup aimé. J’ai pas trouvé de studio qui me donne envie ici … Mais je vais re-regarder !

        1. Ralalala c’est fou que j’aie zappé ça ! J’ai beaucoup aimé, sauf que je comprenais pas toutes les instructions (j’avais pas révisé le vocabulaire yogesque). Je me suis renseignée sur un centre à Rouen, j’espère que ça aboutira 🙂

  6. Ah, les fameuses phrases Instagram, qui n’ont jamais eu d’effet sur moi: « you can do it », « ne lâchez rien »…je ne vois pas en quoi c’est motivant.
    Avoir la tête prise par d’autres préoccupations agaçantes, ça peut se concilier avec la course, mais au bout d’un moment, la tête prend le dessus. Pendant mes examens, j’ai réussi un temps à courir, et même à mieux courir, mais la pression des révisions a fini par prendre le dessus et à me rendre inactive (et comme toi, je n’allais pas mieux pour autant).
    Bref, les pauses c’est pas toujours un plaisir 🙂
    Par contre, moi étonnamment, je n’ai jamais eu de difficultés à aller courir, même de nuit, sous la pluie et dans le froid. Je sens que ce n’est même pas une question de motivation: j’ai juste envie d’y aller, sans me poser des questions, tout naturellement. Hyper étrange.

    1. J’étais pareille que toi, je n’avais jamais eu de mal à courir dans des conditions disons « difficiles ». Mais là, je sais pas, je me suis transformée en petit animal en pleine hibernation. Tout ça est fort complexe … Les questions de motivations. Ce que je sais et que je sens, c’est qu’effectivement, les pauses telles que je les vis aujourd’hui sont loin d’être reposantes. Et c’est une perpétuelle bagarre : je SAIS que ça me ferait du bien d’aller courir mais au moment d’y aller, je traîne, je traîne …

Leave a comment