Dé-ca-lés : deux blogs running à lire

25 juillet 2013

Zatopek, du magazine running qui en a dans la tête sans te prendre la tête

25 juillet 2013

L’art délicat de ne pas courir

25 juillet 2013
empty image
empty image
Je sais, il faut que j’arrête avec les photos d’animaux.

Je sais, il faut que j’arrête avec les photos d’animaux.

Pour les accros à la course à pied, ne pas courir ne serait-ce qu’une semaine peut sembler difficile. Oui, tu as bien lu jeune Padawan du running : “difficile” (note que je te traite comme un(e) bleu(e) alors que j’en suis moi-même une).

Pour ma part, ça fait une semaine que je glande rien et je le vis plutôt bien. Bon, je vais bientôt m’y remettre quand même mais on va y aller mollo, au feeling, à la sensation et au plaisir. Cet été, je vire donc paresseux (l’animal, pas l’adjectif). D’ailleurs, j’adore cet animal, il a l’air TELLEMENT sympa et pas prise de tête pour un sou !

Le mode guerrière

Quand j’étais en prépa marathon, j’avais tendance à ne plus comprendre les gens qui zappaient des entraînements : “KOUÂ, tu fais pas ta séance de 2 fois 10X30/30 ? Mais pourquoi ? Quelle force obscure te pousse à ne pas aller courir ?”. J’étais tellement à fond dedans que l’idée même de repousser une séance me mettait dans des états de tourments atroces.

Tant que tu as un objectif qui te tient à coeur, cet état de contrainte est assez facile à supporter, les conséquences d’une pratique hyper assidue aussi (moins voir son boy, refuser des invitations, laisser son appart en jachère, n’avoir le temps de rien sauf courir, etc.). Mais maintenant que mes objectifs sont moins “inédits”, ça m’est bien plus difficile. Et surtout, comme dirait PAP, on ne peut pas maintenir très longtemps un tel investissement physique ET psychologique.

Alors, ne pas courir, là tout de suite, je vis ça comme une petite bouffée d’oxygène. Oui, c’est exactement ça car j’avais la tête sous l’eau, l’impression de me faire dépasser par la vie (à ce propos, respect à vous tous qui avez des enfants, je ne sais pas comment je peux caser un gosse là-dedans, clairement).

Trop cuuuuute

Trop cuuuuute le petit panda mignon qui doooort

 

Le concept du sas de décompression

Cette semaine sans running, je la vis comme un “sas de décompression”. A savoir, un moment où tu te lâches un peu pour mieux repartir.

C’est un concept (mot bien pompeux) que j’utilise pour “gérer” mon poids (oui, je peux faire semblant de me foutre royalement de combien je pèse mais ça reste une préoccupation sous-jacente).

Alors voilà, j’ai des périodes où je m’autorise à faire un peu n’importe quoi, à ne pas faire attention, à manger trop gras, trop sucré, trop salé (gros bisous l’INPES) et à m’en foutre. Ça s’appelle du lâché prise et ça fait du bien. Et tu sais quoi ? Non seulement cette période s’arrête toute seule sans que j’aie à me forcer mais en plus … Depuis que je fais ça, mon poids est stable. Génial non ?

J’aime bien imaginer qu’il existe une espèce de super loi qui nous dépasse et qui régule tout ça naturellement, pour peu qu’on arrête de vouloir tout contrôler.

Attention, je ne dis pas que c’est une recette miracle, loin de là. Mais je crois que ça peut s’appliquer aux gens un poil rigides avec eux-mêmes … C’est-à-dire, ceux qui, dès qu’ils s’imposent des règles (ex. manger sainement) génèrent un stress important (“il faut absolument que je respecte scrupuleusement la règle”) qui va amener à faire foirer ladite règle (“j’ai envie de manger plein de trucs gras et sucrés parce que je suis stressé(e) à l’idée de ne pas respecter la règle”) et EN PLUS à se dévaloriser (“je suis vraiment nulle, j’ai pas réussi à respecter la règle”).

Beaucoup trop de règles dans la phrase précédente !

Bref, tu auras compris l’idée. J’ai arrêté un tout petit peu de courir pour, j’espère, mieux repartir. Tout comme je mange des chips pour, j’espère, arrêter d’en manger. Décidément, je te pousse beaucoup trop au vice ces derniers temps … Allez, bisous et attention aux coups de soleils !

24 comments

  1. Ca fait du bien de s’arrêter, boire des bières et manger du saucisson. Il faudra juste veiller à reprendre en douceur et n pas vouloir repartir tout de suite sur les même bases « d’avant l’arrêt ». 🙂

  2. Je te recommande de remplacer le mot « boy » par « type ». Sinon, ce qui est bien c’est que lorsque tu auras arrêté la course à pied, ton blog pourra devenir un blog animalier.
    En ce qui concerne le fond de cet article, je souscris complètement. Pourquoi pas s’arrêter un mois en casant dans celui-ci deux ou trois sorties improvisées, sans objectif temps/distance.
    Je crois aussi que les plans d’entraînement, c’est bien pour débuter ou/et se rassurer. On les suit plus ou moins selon comment on se sent. Mais faut clairement savoir s’en détacher, ça permet aussi de ne pas se prendre la tête une fois la compétition/le défi passé et éviter l’arrêt complet pendant des mois – ça arrive – ou le sentiment de culpabilité de ne plus être dans l’exigence et avoir le sentiment de ne rien foutre.

    1. Pourquoi type à la place de boy ? Et non non, je n’envisage pas d’arrêter la course à pied !
      L’arrêt pendant des mois, j’ai connu en 2011 et 2012 … c’est ce que j’aimerais éviter cette fois, parce que reprendre tout depuis le début à chaque fois, c’est dommage (même si on ne perd pas TOUT quand même).

  3. Hello,
    J’ai ce syndrome systématique après chaque marathon. J’ai plaisir pendant quelques semaines à flemmarder (moi qui passe mon temps à courir et pas seulement en mode Running), à manger différemment. J’ai envie de chose sucrée, salée … grasse même si je suis rapidement calée. Bref, je récupère, je décompresse et cela fait partie intégrante de mon année Running 🙂
    Je vois que tu es en plein dedans. La reprise ne sera bizarement pas si difficile, la sensation de manque te dira quand repartir pour de nouvelles aventures 🙂
    A+,
    Mystinguett

      1. Personnellement, je prend minimum 6 semaines de repos (Juste quelques footings pour le plaisir de courir trèèèèès lentement)
        C’est pas toujours évident d’arriver à s’arrêter d’un coup après la compétition mais une fois le repos arrivé, on comprend combien il était nécessaire 🙂

  4. Je te souhaite une bonne récup’! En plus, ce que j’aime beaucoup chez toi, c’est que même quand tu cours pas, t’arrives à nous écrire un billet pour nous dire que tu cours pas. Tu nous abandonnes jamais à notre triste sort, rafraîchissant inlassablement ton blog pour y découvrir un nouvel article. C’est ça aussi le talent.
    Et puis n’arrête pas les photos d’animaux, ça met mon petit cœur d’animalière en fête.

    1. Ne m’encourage pas avec les animaux, faut que je me renouvelle un peu. Finalement c’est peut-être ce qui prend le plus de temps … Trouver de quoi illustrer le propos !
      Bref, sinon, je trouve que les moment « off » font partie de la pratique sportive donc je trouve pas ça inapproprié d’en parler aussi 🙂

      1. Tutafé d’accord avec les moments off!
        Et je suis quand même fan de tes animaux. En plus tu brouilles les pistes, on en vient à douter: es-tu panda ou paresseux? Panda pour le run, paresseux pour le off? …le mystère s’épaissit.

  5. Ton article me fait me poser la question : est-ce que l’on a besoin d’un objectif pour courir ? J’ai commencé la course en faisant des courses en Belgique toutes les semaines ( à peu près) sur un challenge( à 3€ la course ça donne envie d’en faire souvent) : l’avantage que je trouvais à celà c’est que je disais si je la faisait à fond ou pas seulement arriver sur la ligne ! C’était un peu comme un entrainement au feeling mais en course. C’est un « mode d’entrainement » que j’ai arrêté aujourd’hui mais que je regrette un peu. Tout ça pour dire quoi en fait et bah pas grand chose 😀 : je pense qu’il faut désacraliser l' »objectif », tu ne devrais pas avoir à » te mettre la tête sous l’eau » pour une passion.. La course n’est pas quelque chose de strict qui peut se résumer sur un plan d’entrainement je pense! ( oui je pense que ça ne sert à rien de suivre un plan d’entrainement : s’en inspirer pour les types d’entrainement OK mais il faut faire ce que l’on a envie !)
    Sinon je sens que la reprise ne va pas être facile ! 😀 et avoues que tu as écrit cette article juste que PAP te râle un coup dessus ( ça fait longtemps que l’on ne l’a pas entendu raler non ? ) 😀

    1. L’histoire des plans, je sais pas, ça ne me déplaît pas vraiment d’en suivre. J’aime bien même. Mais effectivement, pas tout le temps. Ça doit rester (en tout cas pour moi, chaque « cas » est différent) un usage ponctuel, quand on veut vraiment atteindre un objectif (finir un marathon ou faire un chrono ambitieux par exemple). Mais être TOUT LE TEMPS dans un plan quand on est un sportif totalement amateur, je suis en train de me rendre compte que c’est pas trop trop possible.
      Je reprends doucement, en portant une grande intention à la simple notion de plaisir. On verra ce que ça donne 🙂
      Et noooon j’ai même pas écrit ça pour faire enrager le Captain, il est gentil en ce moment, j’sais pas trop ce qui lui arrive …

  6. C’est marrant, ta description des gens un poil rigides avec eux-mêmes, ça m’a fait penser à qqun, mais franchement là je saurais pas dire qui …. :p
    Je trouve ça vraiment génial que tu aies trouvé cet équilibre, et que tu arrives à décompresser à 100%, sans culpabilité, sans question, juste te reposer, et tu en avais bien besoin je pense ! Surtout profites-en bien, pour reprendre de plus belle.
    Et je comprends très bien le fait qu’avoir un objectif aussi important, qui demande un investissement aussi lourd, ça doit laisser un vide une fois accompli. Du coup la transition en mode « cool » paraît assez indispensable !
    Bref, je respecte ta capacité à mettre en place un sas de décompression, un vrai de vrai, pcq mine de rien, le lâcher prise, c’est vraiment un art (comme tu dis dans ton titre d’ailleurs) ! Vu ta compréhension de mes « problèmes » et d’après ce que tu me dis, tu as dû traverser des choses similaires aux miennes et donc je te félicite d’autant plus de réussir à t’équilibrer, c’est vraiment super 🙂

    1. J’avoue avoir pensé à toi en écrivant ce truc de « sas de décompression ». Petit à petit, j’ai réalisé qu’il faut se faire confiance et que se lâcher un peu la bride n’est absolument pas désastreux, au contraire même. De toute façon, si tu es d’un naturel un peu « control freak », il y a très peu de chances que tu te laisses complètement aller. Je sais pas si tu es comme ça aussi, mais moi j’étais du genre à anticiper les problèmes à 10 ans et à me monter la tête sur des trucs qui n’existent même pas encore, genre « AAAAH mais si je continue comme ça, je vais finir obèse et puis mon mec va me quitter, je serai déprimée, personne ne m’aimera, je n’aurai plus d’amis, etc. Et du coup, cercle vicieux : « problèmes » = stress = mise en place de plans d’actions pour contrer le problème = re-stress = difficulté à tenir le plan d’action = BIG-stress = amplification psychologique du problème et anticipation de problèmes encore plus gros = HUGE-stress, etc.
      Alors pour contrer le truc, on se fait confiance, on se détend, on fait descendre le stress et puis … ça peut prendre un peu de temps mais après, ça va mieux. C’est comme arrêter de fumer, c’est pas parce que tu « retombes » un peu dedans que c’est mort pour toujours.
      Bref … C’est vrai que je me sens beaucoup plus équilibrée (et confiante) qu’il y a quelques mois/années. Ça fait vraiment du bien 🙂

      1. Ben écoute, je t’officialise maître Jedi et moi petite padawan 😀 je vais tâcher de suivre ta voie de la sagesse !! Je pense qu’une vie ne sera pas de trop pour que j’apprenne à être zen, autant sur mon poids que sur tout le reste (pcq oui le concept d’anticiper les problèmes trois plombes à l’avance ça me connaît ^^). Globalement c’est ma nature de stressée de la vie qui me crée autant de problèmes, je vais peut-être me mettre à la méditation … !! En tout cas savoure cette liberté nouvelle qui découle de cet équilibre, c’est génial d’en arriver enfin à ça 🙂

  7. Bravo pour le lâcher prise ! Et puis la période est plutôt propice. C’est l’été, on profite des barbecue et de l’apéro ! C’est un peu comme la période scolaire, tu reprends l’école en septembre pour les exams de juin: les marathons de printemps ! Bravo a ceux qui sont capable de préparer une course d’automne pendant l’été, avec toutes les contraintes que cela veut dire.
    En tout cas profites en bien ! Et bonne reprise quand même !!!

    1. Ben ouais, tu vois, je trouver ça chaud de préparer un marathon en hiver (le soleil se couche tôt, il caille, etc.) mais ça a l’air autant voire plus compliqué en été !
      La reprise est faite, mais tranquillement et sans plan, sans pression … Le semi de Lille risque pas d’être une grosse perf ! Mais c’est pas grave 😉

  8. La pause estivale c’est super, ca permet de se lâcher, de faire des sorties en « freestyle »! On est à bloc pour la rentrée! Et puis l’été, on est déjà bien occupé avec les apéros, les repas entre amis, les sorties…l’entrainement plus rigoureux on le laisse pour plus tard!

Leave a comment