Objectif moins de 45′ au 10 km – Inspirons-nous : #3 Marjolaine

25 novembre 2013

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25 novembre 2013

Les chronos des autres

25 novembre 2013
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chronoCe week-end fort fructueux en records divers et variés pour la « communauté » m’a fait réfléchir sur ma relation aux « chronos des autres » dans ma propre pratique de la course à pied. Me font-ils avancer ? Me font-ils désespérer ? Me donnent-ils la rage ?

hé bien, un peu de tout ça, figurez-vous. Petite typologie du virtual partner de course et des gains à en tirer.

Le prétentieux -La rage

S’il y a UN défaut qui m’agace au plus haut point, c’est bien le manque d’humilité. je DÉTESTE ça. Alors, quand un coureur bat son record personnel et fanfaronne à tort et à travers comme s’il avait gagné sa sélection aux JO, j’ai juste envie de le ratatiner. De lui mettre 10 min dans la face. Il me fait tenir des douleurs atroces, celui-là.

Donc merci, ô toi jeune présomptueux, tu es mon mental quand les jambes ne peuvent plus et quand le cardio explose.

L’égal – L’assiduité

Avec mon égal, j’aime établir une relation d’émulation plus que de compétition. Simplement parce que je n’ai PAS l’esprit de compétition. Vous pouvez toujours essayer de me titiller sur ce point, je n’aurai juste pas envie de jouer. L’émulation c’est essayer de tirer les autres vers le haut, la compétition c’est essayer de les écraser. J’ai fait mon choix.

Ce qui n’empêche que, quand Carole explose son RP et le mien en même temps, j’ai envie de me remettre à l’entraînement. Pas nécessairement pour la battre à tout prix mais surtout, pour rester dans la course. Pour que je puisse continuer à dire qu’elle est mon égal.

Le fort – L’espoir

Le fort, c’est celui qui fait des bons chronos. Oh, pas le champion du monde ni même de France ni même de Normandie. Non, juste cette nana qui tape un 10 km en 43′ ou ce gars qui a travaillé et qui a progressé en restant humble. Ceux-là me donnent suffisamment de ressources mentales pour me dire « toi aussi, tu peux le faire« .

Le débutant – La fierté

Celles et ceux qui disent « waouh » à tes chronos, pourtant si modestes pour d’autres. Ceux-là te rappellent d’où tu viens et te rendent fier de toi. Ils sont le souvenir de ta progression. Grâce à eux, j’ai envie de continuer parce que je me souviens du chemin parcouru « j’ai déjà été jusqu’ici, pourquoi m’arrêter en si bon chemin« . Le débutant, c’est aussi celui que tu as envie de rassurer. J’ai envie de lui dire « hé, regarde, y’a 1 an/mois/semaine, j’en étais là. Toi aussi tu peux« .

Alors voilà, la communauté « running », c’est un peu mon club d’athlé. Chaque comportement, chaque chrono, m’apporte quelque chose et fait que je continue à courir, malgré les intempéries, les baisses de motivations, les échecs. Alors, merci à tous et encore bravo pour vos belles performances !

46 comments

  1. Superbe post. Toi, tu as transformé le matériau du week end et ta démotivation passagère en excellente synthèse. Je suis jalouse de ne pas avoir eu l’idée de cette typologie tellement je m’y reconnais 🙂 Une belle jalousie car je fonctionne exactement comme toi : émulation. Bravo 🙂

    1. C’est rien Isa. C’est l’euphorie du marathon. Ca va passer, bientôt tu pourras redevenir CatWomanInJoggingPants et venir titiller Manue comme il se doit. Ne t’inquiète pas, c’est pas si grave. Ça passe. Tu seras vite à nouveau toi même.

      1. Bon, je vais rajouter un truc dérangeant mais tant pis. Si l’attitude de quelqu’un nous agace (par exemple, l’étalage de vanité de quelqu’un (en l’occurrence) c’est qu’il y a quelque chose EN NOUS que cela fait résonner. On n’est pas agacé par ce qui n’a aucune racine en nous. Rien n’agace plus l’être humain que de voir ses défauts à soi incarnés chez autrui. Voilà c’est tout, je me tais #Tao

      2. Non, pas du tout… J’ai bien dit « nous ». Je pense que ça concerne…vraiment tout le monde pour le coup ! Je ne m’estime pas au-dessus de ça. Je suis la première à être agacée par, précisément, quelque chose qui a une « racine » en moi. Je sais pas si tu vois ce que je veux dire, en fait. J’ai constaté personnellement que lorsque quelqu’un m’agace, je trouve soit disant « de bonnes raisons  » pour justifier mon agacement (il est trop comme ci ou trop comme ça), mais si je regarde + en profondeur, le problème est généralement en moi. I mean, mon agacement, ma réaction, ma réactivité à ce que l’autre « est » en dit surtout beaucoup sur…mes propres travers. Euh, c’est plus clair? 🙂

      3. Oula, on dirait que j’ai mis le bazar avec ma vanne pourrie. Isa parle des gens prétentieux en général. C’est comme ça que je l’ai compris. Et je ne suis pas d’accord totalement. Parfois on peut être agacé par quelqu’un de prétentieux parce qu’on est également un peu jaloux. Mais je me suis trouvé pas mal d’exemples où je n’envie absolument pas la personne, et pourtant elle me sort par les trous de nez.

        Ensuite il y a aussi ce qui sont faussement prétentieux. Tout comme toute cette histoire de course à pied est un grand jeu de dupes, certains s’amusent de leur résultats tout en sachant très bien ce que ça vaut (mais avec une petite once de fierté quand même merde ! ;). Moi le premier. Maintenant le second degré n’est pas toujours évident.

      4. Ahah, avouez que le premier commentaire portait à confusion. Bref, je ne boude pas, j’ai juste eu envie de dormir avant de répondre.
        Sur l’idée que l’objet d’un agacement ne soit que l’écho de quelque chose qui prend racine en nous, pourquoi pas mais je pense que tu schématises un peu rapidement en concluant que, grosso modo, « s’il/elle m’agace, c’est parce qu’il/elle incarne mes défauts ». Je pense que ce à quoi réfère l’écho (putain, je suis pas claire) peut être autre (pas sûre de me faire comprendre).
        Concernant l’orgueil, j’imagine que nous en sommes tous plus ou moins doté. C’est notre culture qui nous dit que c’est « mal » d’être orgueilleux, je ne crois pas que ce soit forcément si mal perçu dans d’autres cultures. Finalement, n’est-ce pas un peu l’orgueil qui nous permet d’exister à côté de l’autre ? Si tu n’as aucune considération pour ta « valeur », comment fais-tu pour exister au milieu de la valeur des autres ?
        Après, c’est sans doute une forme d’instinct social (ou d’intelligence sociale ?) qui nous pousse à faire taire notre orgueil … Pour cette fois, laisser de la place aux autres.
        Je sais pas … Je vois ça comme ça un peu.

      5. L’orgueil, la prétention, l’amour propre, l’estime de soi, tout ça peut être parfois assez proche. Avoir un minimum d’estime de soi est nécessaire je pense. Savoir ce qu’on vaut. L’étaler, c’est autre chose. Ça veut dire que quelque part on a besoin de reconnaissance, qu’on n’arrive pas à la reconnaître soi-même. Ou qu’on a juste besoin d’impressionner. Ça m’agace toujours un peu ça. D’un autre côté, on dit parfois à moitié sérieusement « tu te la pètes !! » parce que je dis que je suis plus rapide qu’un tel ou un tel. C’est pas prétentieux, c’est juste savoir où je suis. La fausse modestie, je trouve ça presque aussi agaçant que la prétention d’ailleurs. La personne sait très bien ce qu’elle vaut le plus souvent. Tu peux l’exprimer sans te la raconter. C’est pas avec mes chronos même pas d’un niveau départemental que je vais aller dire un jour « je suis un bon coureur à pied ». Quand ma femme me dit « wow, t’es super bon » quand je lui dis que j’ai fini 29ème de la course Dimanche, ça me fait pas du tout cet effet. 29ème sur 365, ça paraît pas mal oui, si on y pense. Et comparé à la majorité des gens qui ne peuvent même pas courir 10km… Mais d’un autre côté, ça me fait ni chaud ni froid, j’ai pas l’impression d’être « bon ». Je dis juste que je fais des trucs respectables, plus au niveau du travail que des temps d’ailleurs. Je n’arrive pas au bureau en disant « ouais j’ai fait ça ce week end ». Si on m’en parle, je dis. Et quand on me dit « ah ouais, 40’30 », tu t’es pas forcé, tu pouvais bien gagner 30 secondes quand même ! », j’invite gentiment les personnes à me suivre pour voir si c’est facile.

        C’est un équilibre permanent en fait. Il ne faut pas se dévaluer (sinon à quoi bon ?) ni se voir trop beau. Pas évident.

  2. Moi le prétentieux me dérange pas plus que ça, je comprends qu’on soit fier(e) lorsqu’on fait un temps de fou. Perso, je me la pète quand je bats mon propre record mais c’est peut-être aussi parce que je suis débutante et lente, et que du coup c’est juste la première fois que j’ai un chrono « acceptable ». 😀
    Sinon Je valide aussi pour le débutant, même s’ils sont peu derrière moi, c’est toujours cool de voir que l’on a progressé !

    1. Je ne te connais pas (encore) donc je ne sais pas comment tu réagis mais il y a un monde entre « être fier de soi », ce qui est réellement légitime, et « se la raconter à mort », ce qui est juste hyper agaçant et un peu ridicule à mon sens… Mais bien sûr on a le droit d’être content de soi, quel que soit le chrono ! 🙂

      1. Pour moi, tout cela n’est qu’un jeu. Une vaste comédie. On joue à qui va gagner, à qui est le meilleur. C’est des masques. Quand je cours derrière une fille qui va un peu vite, je dis souvent « ça va pas du tout ça, ça mérite une petite punition » et je vais la doubler. ça me fait marrer. Je suis contente qu’elle existe pour me pousser à me dépasser! Tout ça n’est qu’un jeu qu’on s’invente pour la grande aventure. C’est un ressort de la vie, la rivalité intra-espèce. Ce n’est ni bien ni pas bien, faut juste en avoir conscience. Après, je nuancerais ton avis sur les « prétentieux » car, en général, ceux qui arborent ce genre d’attitude démonstrative ont un gros déficit de confiance en eux, donc ne sont pas à critiquer mais à comprendre et/ou à plaindre. Par ailleurs, si la vanité consiste à afficher sa « supériorité », l’orgueil consistant à ne rien dire tout en n’en pensant pas moins n’est pas plus louable en fait. Ah oui et puis, moi, quand je vois un mec bon réaliser un vrai truc énorme (genre TP en basket, ou Nadal en tennis, ce genre), je trouve normal qu’il se la pète et baigne dans un triomphe indécent. 🙂

      2. Le triomphe des plus grands vient souvent avec un respect de l’adversaire et une mesure de leur place dans la hiérarchie et dans l’histoire du sport pour les plus grands. En écoutant un Nadal, un Michael Jordan, tu vois quelqu’un qui sait où il en est. Il ne se cache pas derrière une fausse modestie. Il se connaît. Il connaît les autres. Il sait qu’il est le meilleur, et pourquoi. mais qu’un jour, on le battra. Il n’est pas suffisant, il est dominateur. Je ne prends pas ça comme de la frime. Mais pas mal croit que leur talent les rend plus beaux qu’ils ne sont. Seuls les plus grands ont ce recul sur leur place.

      3. Bien d’accord sur l’aspect « manque de confiance en soi » mais ça n’empêche que c’en est une démonstration qui m’agace profondément. Je peux tout à fait le comprendre mais j’aurais assez difficilement de la sympathie pour ce genre de personnage.
        Et je suis assez d’accord avec PAP concernant les « vrais » champions sauf que j’ai carrément la flemme de broder sur le sujet, j’avoue.

  3. Le prétentieux, le plus souvent, je ne regarde même pas. Y a assez de coureurs, je préfère éviter les cons. Surtout que beaucoup sont plus forts que moi, et le resteront. Mais sinon pour nous autres, pauvres coureurs sans club, c’est une source de motivation inestimable de voir les autres progresser. Avoir mon cher camarade de jeu Gabriel qui m’a longtemps mis 1 minute au km, ça m’a un peu vexé quand même. Et quand il fait un super temps, je le pourris admirativement « ah ouais, t’étais pas en forme tu disais ? Salaud ! », et lui m’encourage quand je me rapproche. C’est la même chose que de se trouver au niveau d’un coureur à un km de l’arrivée, et commencer à jouer à « je te passe devant tu me passes devant ». Peut-être qui finit devant, les deux y ont gagné en fait. Les coureurs meilleurs nous tirent, ceux qui nous rattrapent nous poussent. Y a que Daddy the Beat qui triche en coupant ou en faisant des croche patte. 😉

    1. Oui, j’ai vraiment pris conscience de ça dimanche. A la fois, voir des jolis chronos me fait vraiment plaisir mais titille tout de même mon envie d’en découdre, de faire pareil ou mieux. Et du coup ça booste. Bon, le souci c’est qu’il y a beaucoup de monde sur le web et que si on cherche à rattraper tout le monde, on ne s’arrête jamais.
      Et clairement, les petites « batailles » sur les courses ressemblent à ça. Chaque fois que ça m’arrive, les gens sont hyper fair-play, ça tourne même en franche sympathie et j’adore ! Enfin, c’est une relation que je trouve juste, saine et positive.

  4. Super te revoilà 🙂 Tu m’avais manquée ! Comme toujours, c’est très bien synthétisé et classifié. Je suis totalement comme toi sur un point : les gens prétentieux. C’est un truc qui m’énerve énormément. Ca me donne la rage aussi. Et, en même temps, j’essaie de les ignorer car, après tout, si ça leur fait plaisir, qu’ils continuent. Ils ne sont prétentieux que parce qu’il y a des gens pour les écouter 😉

    Par contre, ça me gêne un peu que tu mettes en parallèle « compétition » et « essayer d’écraser les autres ». Ca donne un aspect négatif à l’esprit de compétition alors que ce n’est pas forcément le cas. Moi, je pense pouvoir dire que j’ai l’esprit de compétition, mais pour autant mon but n’est pas d’écraser les autres (j’aurais bien du mal d’ailleurs…). Mon but, c’est me prouver à moi-même que je suis capable de battre tel chrono, de dépasser tel coureur devant moi dans une course. Ca me pousse A MOI. Ce n’est pas forcément un sentiment négatif contre les autres.

    1. L’avantage de la course à pied à notre niveau, c’est qu’on se mesure plus à soi qu’aux autres. Mais si on était dans les meilleurs, ou dans grosso modo n’importe quel autre sport, cela reste une compétition, on gagne en faisant perdre un autre. Évidemment, on peut se poser des questions là dessus. Est-on obligé de rendre quelqu’un malheureux pour être heureux en schématisant. Heureusement, la défaite n’est pas toujours synonyme de malheur, on parle d’un jeu finalement ici. C’est un peu plus compliqué. Mais je trouve tout de même ça bien de ne pas avoir ça à prendre en compte dans ce sport. Et ca ne veut pas dire non plus que c’est l’école des fans. C’est pas tout le monde gagne. On peut quand même bien se viander. Et il n’y a pas plus qu’à s’en prendre à soi à ce moment là, je trouve ça bien aussi. C’est pas « il était trop fort pour moi » ou « mes coéquipiers étaient pas hyper motivés ». C’est pour ta gueule, et puis voilà.

    2. Aloooors alors. Plein de choses à dire mais pas sûre d’avoir les capacités intellectuelles, là, tout de suite, pour bien répondre. D’ailleurs, j’avais envie d’écouter un podcast sur le sujet pour enrichir mon propos mais je n’ai pas eu le temps.
      Comme le dit PAP, à notre niveau, on peut satisfaire notre esprit de compétition sans avoir à « battre » quelqu’un d’identifié. C’est peut-être pour ça que je m’épanouis dans ce sport (et toi aussi, non ?). Après, je pensais plus, ici, à un esprit de compétition tourné vers quelqu’un en particulier. Du style : je veux battre CETTE personne, c’est MON objectif. Bon, ça, pourquoi pas hein, mais moi ça me fait pas vibrer !
      Telle que j’ai pu te percevoir à travers tes écrits, je te sens pas une âme de compétitive axée contre quelqu’un. Ceci dit, chaque place gagnée dans un classement laisse une personne de plus derrière …
      Mais tu as raison, il y a une nuance à apporter … Mais ça devrait faire l’objet d’un vrai article qui prendrait le temps de définir chaque terme et ça finirait en bouquin de 200 pages ça ^^ !

      1. Hé hé ! J’ai hésité à faire la remarque dans mon précédent commentaire car, EN EFFET, c’est un grand débat et c’est un peu sans fin. Il faut faire attention aux nuances et aux sensibilités de chacun. Je l’ai noté tout de même car je ne savais pas bien ce que tu voulais dire par là. Et puis aussi car c’est un sujet sensible dans ma famille. Mes parents sont complètement contre toute forme de compétition et je trouve ça TRES dommage. Je pense que, dans la vie, on en a besoin (enfin bref, un autre débat sur lequel je pourrais passer des heures… ;-)).

        Je suis d’accord avec ce que dit Captain CAP (on ne sait plus comment l’appeler, il change de nom comme de Tshirt de running ;-)) et ce que tu explicites par rapport à ce que tu voulais dire (oulllaaa…). BREF, si c’était dans le sens : « Je veux le battre A LUI. » Totalement d’accord. J’ai jamais même pensé un seul instant à ce genre de choses. Ah si !! Ca m’est déjà arrivée : durant mes cross du collège, je voulais à tout prix finir devant une fille qui me menait la vie dure dans la classe et qui était connue pour être sportive alors que moi j’étais boulotte… et j’y suis arrivée à chaque fois 😉

        Il est vrai que, durant une course, si j’ai beaucoup de mecs autour de moi et que je vois une fille devant depuis un moment, je vais me pousser pour essayer de la suivre et de la dépasser. Ce n’est pas contre elle. Ca me permet juste de me dépasser. Je me dis que si elle y arrive, je peux peut-être y arriver aussi. Et donc là, je rejoins ce que tu appelles l’émulation je pense.

        On se lance dans un livre ? Tu crois qu’on aurait dû faire de la philo ? 😉

  5. Un post d’une justesse impeccable, on espere etre dans chacune des catégories, avoir son égal, avoir des gens qui nous tirent vers le haut, des gens qui nous félicite, en espérant être le moins souvent possible dans le rôle nous même du prétentieux, car il ne peut y avoir vraiment de prétention. Les exemples cités sont très bien choisis, les catégories aussi, post criant de vérité, valable pour tout le monde, et d’une rédaction imparable. Juste : Bravo…

  6. Je viens de finir mon marathon en 2h05. Alors que Samedi, j’ai fait le matin 1 semi (1h13… Je me suis arrêté pour boire et taper la causette) et l’ apm, j’ai fait un 10km pour voir si ma vma était bonne.
    J’ai fini en 27min. Mais je ne sais pas si je suis bon car mon montre gps n’arrivait à suivre…

    Allez, faut que j’y aille. J’ai 50 bornes à faire en EF (19.7kmh) matin et soir.

    P.s : je trouve de chaussettes pour mes mollets.

    1. Roh, t’as de la chance d’être un homme parce que t’imagines pas la ga-lère pour trouver une petite paire de bottes capables de faire entrer tes mollets héhéhé !
      Ceci dit, 2h05 au marathon, t’aurais quand même UN PEU le droit de te la péter 😉

    1. Moi je suis pas d’accord avec cet article en fait. Je veux mettre une taule à ce gars, et personne d’autre. Je ne serai heureux que le jour où il finira une course derrière moi. Tout le reste, je m’en fous. C’est grave docteur ? 🙂

  7. Ils en ont des travers les runners ! Personnellement, plusieurs « manies » m’agacent comme les systématiques « temps réel » / « temps officiel », çà me fait doucement rigoler, quand tu passes un examen, tu n’as qu’une note, ta note officielle ! Et puis choisir son sas fait partie du jeu, il faut l’assumer, comme choisir des courses avec des milliers de coureurs et mettre 3 plombes à passer la ligne de départ…
    Je vais être un peu cash mais je pense que la course à pied ne peut pas être l’unique façon de rebooster son estime de soi parce qu’il y a toujours meilleur que soi, c’est une fuite en avant (sans mauvais jeu de mot) et se comparer systématiquement aux autres amène de la souffrance (hum…c’est très bouddhiste) .
    Après, je comprends que le runner s’accroche à ses chronos, ses « RP », l’immense majorité d’entre nous ne fera jamais de podium alors il faut bien trouver de la motivation et des satisfactions quelque part, c’est humain.
    En tout cas, tu m’as l’air d’avoir un rapport assez sain avec la CAP, moi par exemple, je pense avoir un petit problème avec la compétition… j’y travaille !

    1. Sur le temps réel / temps officiel, je ne suis pas tout à fait d’accord avec toi. Sur des courses énormes, le temps officiel n’a vraiment aucun sens. Si bien que la FFA va bientôt prendre en compte le temps réel pour les amateurs. Et même sur des petites courses « de province », il est parfois long de passer la ligne de départ … Engouement pour ce sport oblige. Donc je trouve ça justifié … Après, ça se discute.
      Sur l’autre point que tu soulèves, ouais, je suis plutôt d’accord. On ne peut pas se contenter d’un sport pour redorer son estime de soi. Réussir à progresser participe à gagner confiance mais ne suffit pas. C’est d’abord un travail à faire sur soi. Plusieurs choses m’ont aidée … Penser que les choses ne sont pas figées ou que l’échec fait partie de la réussite, par exemple …
      L’équilibre est toujours précaire et peut se péter la gueule, mais pour l’instant, j’en ai trouvé un.

      1. Sur la question des temps off et réels, c’est toute l’ambiguïté de notre pratique je trouve, nous ne sommes que des amateurs mais nous avons un rapport à la CAP qui se « professionnalise » : on veut connaître sa VMA, on intègre des plans, on achète des chaussures à prix d’or, on accumule les dossards, bref nos comportements tendent à imiter ceux des athlètes pro… Je ne me la joue pas « sociologue du dimanche » mais je me pose des questions sur cette tendance de masse qu’est le running : à quel prix pour notre corps ? et à qui profite le crime ??
        Bien entendu, je dis « on », je m’inclue dans le lot, moi aussi je suis réceptive à la pub …
        Désolée, je crois que j’ai débordé du sujet initial, c’est de ta faute, tu initie des débats intéressants 😉

      2. A qui profite le crime ? On connaît tous la réponse. Dès qu’une pratique est à la mode (et je parle pas que de sport !), l’offre va se multiplier. Toutes les marques sont ravies de nous faire nous prendre pour des athlètes. Et à la limite, je ne leur en veux pas du tout, ils cherchent à faire leur beurre ! C’est à chaque personne de rester raisonnable. Si les gens sont cons et font n’importe quoi et avec leur argent, et avec leur corps, hélas, je ne vais pas désigner ces entreprises comme coupables. Je ne trouve ça un peu facile de surfer sur les modes, mais c’est « tristement » humain on va dire. Le plus coupable dans l’affaire est celui qui n’a pas un minimum de recul sur ses hobbies.
        (oui je suis de mauvaise humeur 😉

      3. La course à pied se démocratise. Normal. C’est le sport le plus con au monde.
        Et tellement hors quotidien, varié, libre, que tout un chacun ne peut qu’y trouver son compte. Même ceux qui aiment dépenser leurs sous. C’est dire !

  8. Coucou !
    C’est tout mimi de mettre les gens dans des p’tites boites… Kssssss….. Vade retro satanas ! Le bien, le mal… Je crains que nous ne soyons tous un peu tout cela, en même temps. Avoué ou non.
    Et bon sang ! Tu ne peux quand même pas reprocher à quelqu’un d’être content, même avec forte extraversion, d’avoir battu son RP. Mets toi à sa place. Il est à plaindre : c’est peut être le seul moyen qu’il ait trouvé pour essayer d’exister aux yeux des autres. 🙂
    Bref, comme d’hab, un bon gros post qui interpelle. MERCI !!!!!

    1. Ah, vraiment, j’ai pas l’impression de catégoriser les gens. Enfin si, mais je les catégorise par rapport à moi (il est là, l’orgueil !), à mon ressenti et non pas par rapport à une vérité absolue et/ou selon des critères moraux. Je ne pense pas être quelqu’un de très manichéen, au contraire même … Donc ça m’embête que tu perçoives ça.
      Nous sommes carrément tout ça à la fois ! Je suis la forte de quelqu’un mais la « débutante » d’un(e) autre, je suis sans doute parfois très prétentieuse et j’espère bien être l’égal de quelqu’un …
      En fait, à la base, c’était un post qui venait plus du cœur que de la tête, je suis donc assez surprise de voir qu’il fait réagir assez « vivement ». Disons que je n’ai absolument pas la prétention de dire des choses « vraies » … Ce sont juste des choses ressenties 🙂

      1. @PAP et @RS : je crois qu’on dit tous la même chose mais avec des mots différents ou des acceptions différentes derrière le même mot. (Ou alors j’ai juste de la bouillie à la place du cerveau ce matin et la flemme de re-rentrer dans le débat :p) Bref, j’ai juste envie de dire ‘tout va bien’ et ‘on est d’accord’.

      2. On est pas d’accord sur tout je pense. Mais y a pas de gros malentendu, c’est surtout qu’on est tous un peu fatigués je sens 😉 Et je trouve ça sain qu’on exprime des avis un peu différents et qu’on en discute. Sans se taper sur la gueule.

    2. Je vais répondre à ça aussi. Parce que longtemps, j’ai quand même couru vraiment seul. Avant que le blog ne décolle un peu (ou même existe) et que le merveilleux monde de Twitter ne me permettent de rencontrer du monde, je courais souvent seul, et j’ai fait pas mal de courses en solo aussi. mais VRAIMENT en solo : j’y vais tout seul, je cours, je bois un coup, je traîne 10 minutes, et je me rentre. Et mis à part « t’as fait une bonne course ? » c’est pas ma femme qui va s’extasier de mes performances de niveau international. Donc exister aux yeux des autres, je ne l’ai pas fait pendant un bon moment. Honnêtement, ça se vit très bien. Mes temps sont pour moi, donc s’il y a un besoin de reconnaissance / partage (besoin, pas envie hein), il faut creuser un peu je pense. Ensuite, l’émulation, la variété en rencontrant des gens, la progression en apprenant des autres, l’envie de partager, tout ça est très intéressant, et c’est moins égocentrique.

  9. Ah il me parle bien cet article. Je me dis que j’ai de la chance de courir avec des gens de toutes les catégories, sauf la première. Je m’entraine avec des gens qui font moins de 3h au marathon et des gens qui font plus de 2h au semi. On adapte juste les entrainements à la VMA de chacun. Dire qu’il existe une vraie émulation et même une solidarité est une euphémisme. Un « fort » va même servir de guide d’allure perso à un faible sur une course où il n’a pas d’objectif (c’est énervant juste parce qu’il ont tendance à faire ça en phase de récup’ donc quand ils sont le moins en forme 🙂 ). C’est parce que j’ai rencontré beaucoup de gens comme ça, et des gens qui ne se battent que contre leur RP, que j’ai aimé ce sport. On n’a qu’un adversaire soi-même, tous les autres sont des co-équipiers. Sur un gros évènement on a donc une équipe de plusieurs dizaine de milliers de gens. C’est donc le sport le plus collectif du monde. Maintenant le jour où je passe une grosse échéance, je sens que mon entourage va tellement en entendre parler que je ne m’étonnerais pas de finir dans la première catégorie. L’avantage d’être plutôt dans les débutants-moyens c’est que j’ai quelques années devant moi avant de pouvoir faire le malin 🙂

    1. Hey, merci pour ton message ! J’imagine que s’entraîner avec des gens est d’autant plus « fort » que simplement échanger sur le web. C’est ce qui m’attire dans un club … J’ai pas encore franchi le pas mais un jour, peut-être. Je continue de l’envisager.
      « Le sport le plus collectif du monde », j’aime bien cette idée ! Oui, la performance est individuelle mais ce sont les autres qui nous poussent à nous dépasser. Autant nos partenaires d’entraînements que les autres coureurs sur une course chronométrée. D’ailleurs, il n’y a bien que dans ce contexte qu’on se dépasse vraiment … Donc la boucle est bouclée ah !
      Bon et puis t’as le droit d’être un peu prétentieux de temps en temps, on l’est tous ahaha !

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