Moi, traileuse ?

23 avril 2014

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23 avril 2014

Les coureurs à pied aiment-ils souffrir ?

23 avril 2014
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« La seule façon d’être heureux, c’est d’aimer souffrir » a dit un jour Woody Allen. Tant mieux pour nous autres, coureurs à pied, à qui l’on attribue régulièrement le qualificatif de « masochiste ». Alors aime-t-on vraiment se faire mal ? Qu’est ce qui nous pousse à continuer à souffrir à l’entraînement ou sur les courses alors qu’on pourrait y aller en douceur ?

Une version meilleure de soi-même

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Ce n’est pas la douleur même qui nous procure du plaisir mais le fait de la surmonter. Maîtriser la douleur a quelque chose d’assez glorieux, d’un peu héroïque. Avoir eu mal et avoir su aller au-delà, c’est avoir la sensation d’avoir franchi un cap, une étape, un obstacle et d’être devenu meilleur.

Selon Nietzsche, « la douleur est le sentiment d’un obstacle ; mais, comme la puissance ne prend conscience d’elle-même que par l’obstacle, la douleur est partie intégrante de toute activité ».

Sur un forum de course à pied (oui, j’ose le parallèle !), j’ai lu cette phrase d’un coureur à propos d’un plan d’entraînement sans VMA courte : « on ne souffre jamais véritablement, ce qui va finalement à l’encontre de la logique de progression ».

L’idée de se forger dans la douleur n’est-elle pas qu’une conception parmi tant d’autres ? Doit-on nécessairement souffrir pour s’améliorer ? Lorsque je réussis une course, j’ai généralement bien moins souffert que sur d’autres courses où j’ai eu très mal pour un chrono décevant. Alors, la souffrance synonyme de progression et de performance ? Pas si sûre.

L’effort et ses finalités morales ou sociales

N’avez-vous jamais entendu que les marathoniens « lents » avaient autant voire plus de mérite que les champions parce qu’ils souffraient plus et plus longtemps ? Cette capacité à souffrir gratuitement, pour la beauté du geste est assez valorisée. Je ne me risquerai pas à faire des liens avec notre héritage religieux parce que je n’y connais pas grand-chose et qu’on se demanderait bien ce que ça fout dans un blog de course à pied. Mais, il y aurait sans doute matière.

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L’effort sportif, qui inclut souvent la douleur, est associé à des valeurs telles que l’engagement, le courage, la volonté, la détermination, le dépassement de soi. Autant de qualités louées dans d’autres milieux que le sport, idéales à caser en entretien d’embauche par exemple ! Finalement, souffrir est assez bien vu et valorisé socialement. On tire donc un bénéfice moral et social à souffrir. Bizarre, non ? Pas tant que ça. Il est vrai que la course à pied nous apprend à gérer les moments difficiles, à les surmonter et c’est plutôt une bonne chose.

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Les limites du No Pain No Gain

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S’imposer l’effort et la douleur pour s’améliorer, pourquoi pas. Je suis la première à « me faire mal » sur certaines sorties et à en être contente après coup. Mais je vois beaucoup, beaucoup de gens se blesser, se dégoûter, aller trop loin, trop vite. Ne mélangeons pas goût de l’effort et punition. Il faut savoir doser et être à l’écoute de soi-même. J’ai un peu la sensation qu’il y a une tendance à l’apologie de la douleur dans le sport ces derniers temps. Les quelques images glanées sur Pinterest qui illustrent cet article en sont le symptôme. Je n’adhère pas forcément à ça.

Un peu de difficultés pour se dépasser, ok ; trop de douleur pour se blesser, non.

Il me semble qu’il y a une qualité essentielle à cultiver en course à pied : la patience. Notre corps doit être un allié, pas un ennemi contre lequel on se bat, qu’on punit. Je sais bien que j’enfonce des portes ouvertes mais on ne le répétera jamais assez  🙂 !

24 comments

  1. Le running philo, j’adore, j’adhère!
    Je suis bien d’accord. Se dépasser et se prouver qu’on est capable de faire certaines choses, ok mais de là à se l’infliger, à risquer la blessure, non… JE suis bien d’accord sur le fait que notre corps est un allié. C’est lui qui permet à notre esprit de se sentir bien. S’il a mal, c’est aussi le moral qui en prend un coup. C’est comme tout, la douleur est à consommer avec modération!

    1. Philo de comptoir mais philo quand même (un peu) ^^ ! Je trouve que la frontière est parfois mince entre effort consenti et punition. Je suis super attentive à ne pas me faire mal au sens propre. L’effort peut et doit rester un plaisir … Rien que le plaisir de voir qu’on a progressé, c’est magique 🙂

  2. Il faut faire la différence entre la douleur d’une mauvaise gestion, et celle qui, seule, permet d’aller chercher son meilleur (au niveau perf). S’entraîner de travers, faire trop de « résistance dure » en pensant que ça permettra de progresser vite, taper sur des blessures, tout ça, c’est de la connerie, et je n’y vois rien de valorisant. Maintenant, si tu gères bien ton affaire, il y a quelques moments de douleur à l’entraînement (pas d’agonie sur les fracs pour moi, je considère que j’en bave, mais franchement comparé aux courses, c’est pas le Parc Astérix, mais presque), et des kms de souffrance sur les courses. Ça fait la différence entre un « bon » temps, et le meilleur possible. A quoi ça sert ? Si on regarde une course à pied, ou le sport en général, à rien. Aller plus vite de 2 minutes pour revenir à son point de départ en ayant envie de vomir, ça paraît con. Pousser un ballon dans un filet, idem. Faire des aller retour dans une piscine, pas mieux. Ça paraît même complètement con. Mais c’est tout simplement pour savoir ce dont tu es capable. Pas juste physiquement, sûrement pas même. C’est ce que ta tête peut te faire faire si besoin est. Là tu en sais un peu plus. La douleur bien géré, c’est savoir qu’on peut passer par des choses difficiles pour obtenir ce qui nous plaît. Rien que pour cette certitude, je la prends la douleur moi. Je lui fais même la bise (ouais, avec la langue).

    (non Manue, t’inquiète pas, on vomira pas Samedi. Pas à cause de la course en tout cas 😉

    1. Je commence à comprendre cette différence entre douleur de mauvaise gestion et douleur disons hum, « saine ». Les courses décevantes sont souvent très dures et pas terribles niveau « perf ». Les frac c’est la même chose. Y’a aussi l’importance du boostage psychologique là-dedans je pense : quand tu tiens de bonnes allures, tu es content donc tu acceptes beaucoup moins l’inconfort voire la douleur. Genre une fin de course où tu éclates ton chrono, c’est hypra dur mais tu t’en fous et tu t’en souviens à peine une fois la ligne franchise, la montre arrêtée … Et le coup de fil au coach pour se pavaner 😉 ! Donc, c’est AUSSI ce qui est beau dans ce sport …

  3. Sympa cet article. Pour ma part, la souffrance est un passage obligé pour la progression et la performance. Quant aux textes faisant « l’apologie de la douleur » que tu présentes, ils ressemblent davantage à des mantras destinés à donner le meilleur de soi qu’à une vraie religion

    1. Yes bien sûr ce ne sont que des mantras pour booster. A vrai dire, celui qui me chatouille un peu est surtout le dernier « don’t stop when it hurts, stop when you’re done ». J’imagine un débutant qui ne connaît pas bien ses limites tomber là-dessus, ça peut pousser à faire des conneries. A continuer à courir sur une mauvaise douleur, etc.
      Comme toi, je pense que la souffrance a une place dans la pratique du sport, mais encore faut-il savoir doser 🙂

  4. marrant j’ai des sensations pourries en ce moment sur mes sorties et ce matin je me demandais qu’elle était l’intérêt de se faire du mal comme ça !!!
    bon j’ai écouté mon corps et j’ai pas forcé pour garder une notion de plaisir.
    alors oui faut savoir se faire mal mais faut aussi ne pas aller à la recherche du mal à tout prix !!!

    1. Quand les mauvaises sensations s’étalent sur la durée, je crois qu’une pause s’impose, tu as raison. Alors pas forcément arrêter complètement mais lever un peu le pied. Maintenant je n’hésite plus ! Le corps sait très bien ce qu’il fait. Se faire violence dans ce sens là n’a, je pense, aucun intérêt ! Ça finit par revenir et souvent de plus belle. Tout ça doit être à moitié cyclique : montée, pic de forme, descente, coup de moins bien, etc. Bref, courage dans cette phase down ! 🙂

  5. Attention commentaire trop long.

    Pousser ses limites oui, mais se faire mal, est-ce vraiment nécessaire ?
    Il y a les blessures qui viennent malgré soi parce qu’on chute, ou parce qu’on se rend compte trop tard qu’on a un peu trop poussé. Mais souffrir pendant une séance ?
    On parle souvent de l’importance de la récupération pour être efficace, je pense donc que souffrir c’est aussi pourrir la récupération et donc potentiellement la séance suivante. Un puit sans fond en quelque sorte.

    C’est vrai qu’on valorise beaucoup la souffrance et le fait de la surpasser. Cela vient de notre culture ou quand on souffre on devient meilleur. Ne dit pas-t-on « il faut forger le caractère », « il faut souffrir pour être belle », ou comme tu le cites « no pain, no gain » ? En religion (j’ose), se punir permet d’être meilleur. On appelle ça la « mortification » et c’est également à la base des régime minceur ou on met son corps dans une certaine difficulté pour maigrir.

    On me dit beaucoup en ce moment que 20 Km, ça va être difficile, et que je vais peiner. Je réponds donc toujours que si ce n’était pas difficile alors cela ne m’intéresserait pas. Mais je ne veux pas que la course soit difficile et pour c’est pour cela que je me prépare en me donnant 6 mois pour aller plus loin à mon rythme.

    Je n’adhère pas beaucoup à toutes ces images de souffrance mise en avant, cette logique du « work out » comme dans la chanson de Britney Spears. Je trouve que ça peut culpabiliser et encourager des pratiques excessives ou dangereuses. Cela peut aussi motiver les abandons très tôt quand on n’arrive pas à atteindre quelque chose tout de suite même avec de la souffrance.

    1. Oui, j’avais pensé à la phrase « il faut souffrir pour être belle » ! Clairement, il y a quelque chose de purement culturel et il faut savoir se prémunir des excès. C’est intéressant que tu fasses le parallèle avec les régimes parce que souvent, les gens qui vont un peu trop loin dans leur pratique sportive ont un rapport déséquilibré avec la perception de leur corps. En tout cas, c’est ce que j’ai remarqué ces derniers temps … La confiance en soi joue beaucoup là-dedans.

      Concernant la souffrance à l’entraînement, je suis assez d’accord avec Cédric et Marjolaine qui commente juste en dessous : il s’agit davantage d’un effort que d’une souffrance pure. A partir du moment où TU choisis de pousser un peu la machine, où c’est toi qui mets les limites, alors on est dans un effort plus que dans une douleur. Et c’est un passage non pas obligé mais « recommandé » si on veut progresser plus rapidement. Mais encore faut-il savoir placer le curseur pour éviter lassitude et blessures ! Si on règle bien les choses, alors il y a un vrai plaisir dans l’effort, clairement.

  6. Je pense qu’il est difficile de progresser sans un minimum de souffrance. Mais juste un peu le temps d’habituer son corps a faire un peu plus
    Maintenant c’est vrai qu’on a parfois l’impression que certains cherchent absolument a montrer qu’ils souffrent mais qu’ils sont assez costaud pour surmonter cette souffrance. Le gars qui fait ça tiut seul dans son coin pour don propre dépassement, pour un besoin personnel de se prouver des choses est assez impressionnant.
    Celui qui s’en vante partout pour passer pour un héros me saoule profondément
    au final je pense pas avoir fait avancer le débat. …mais c’est pas grave 🙂

    1. Hé toi tu as dû en expérimenter des originales, des douleurs de course à pied avec ton 24H ! J’ai pas trop remarqué de gens qui en font des tonnes sur la douleur mais il doit y en avoir. Enfin, je dis souvent que « j’en ai chi* » mais je trouve ça rarement valorisant à vrai dire ahah !

  7. Effectivement on nous traite souvent de maso. Ou de fou. J’ai un peu horreur des coureurs qui en rajoutent dans ce sens là. On n’est ni l’un ni l’autre, on est juste des coureurs. Si toutes nos courses étaient faciles, elles n’auraient plus grand intérêt.

    J’adore la première image!

    1. Mon petit cuir moustache te plait ?! Ravie huhu ! Ce qui me laisse toujours pantoise ce sont les gens qui me disent « j’admire ta motivation à courir et tout » … Comme si courir = souffrance, tout le temps. Bé non, y’a aussi plein de plaisir là-dedans ! Et ouais, le fait que ce soit parfois difficile participe au plaisir qu’on en retire. Mais les gens doivent penser qu’on en chie tout le temps en fait !

      1. Bah justement, pour les sédentaires, ça me paraît logique qu’ils associent course et douleur puisque n’étant pas du tout entraînés, pour eux ce n’est que souffrance, alors que pour nous, une allure d’endurance c’est pas plus dur que de marcher… C’est pour ça que j’ai plus de mal avec les coureurs eux-même qui en rajoutent, à grand coup de slogan qui nous font passer pour une bande de masos. Genre les Go hard or go home, j’ai envie de leur mettre deux paires de gifles… (mais tu sais comme je suis lol). L’autre jour, j’ai go pas hard du tout, en endurance et en musique, et c’était une vraie séance de travail, j’ai pas go home pour autant…
        Alors que finalement les sédentaires, si tu leur expliques ça, bon ils restent perplexes mais ils peuvent comprendre que ce n’est pas que souffrance. Enfin ils pourraient, si y avaient pas des m’as-tu-vu pour simuler une douleur sans fin. 😀
        La difficulté c’est le truc quand même motivant, le challenge quoi, sinon on s’ennuierait un peu de savoir qu’on peut avant même d’avoir essayer. J’allais dire « autant faire du tricot » mais l’exemple est mal choisi… le tricot c’est vachement plus dur! 😀

  8. Le principe même de l’entraînement est basé sur le fait de faire faire à ton corps ce qu’il ne sait pas encore faire. Et quand il a développé les qualités attendues, par réaction à la sollicitation infligée sauvagement, alors il est devenu plus fort. Mais si la sollicitation est trop forte alors il se blesse. A priori, cette sollicitation se fait rarement sans souffrance.

    C’est marrant, non ? Ca ressemble à la vie…. Sauf que tu choisis pas toujours la sollicitation.

    1. Oui, mais au final, on peut se demander pourquoi certaines personnes décident un jour de solliciter leur corps pour aller chercher des performances qui n’auront de sens que pour elles (et pour une poignée de personnes de leur entourage, à la rigueur). On pourrait très bien se contenter de regarder le foot à la télé héhé.
      Mais sinon, question à l’entraîneur : tu crois pas qu’on peut aussi améliorer ses performances « en douceur » ? Disons, comme au Yoga (que je n’ai jamais pratiqué) ou un truc de ce genre ? C’est pas que j’aime pas pousser la machine mais ce serait intéressant d’avoir des exercices « doux » pour les phases un peu bof.

      1. Justement parce que ça a du sens pour eux ! Et c’est bien là l’essentiel.

        Je ne crois pas qu’on puisse performer sans « se faire mal » à l’entraînement. Mais il y a « se faire mal » et « se faire mal ». Tout est question de nuance et d’objectif. Quelqu’un qui fait 4h sur 42 et qui veut passer à 3h55 n’a pas besoin de se faire aussi mal à l’entraînement que quelqu’un qui veut passer de 33′ à 32′ sur 10km.

        Pour les phases un peu bof, il y a les footings cools. Ou bien un footing cool en terminant par une dizaine d’accélérations courtes et souples.

        Si tu me mets au yoga, afin de me rendre souple, je peux t’assurer que je vais souffrir comme jamais j’aurai souffert de ma vie…. Ou alors ça va prendre 15 ans….

  9. Encore une fois, très bon article, réfléchi, super bien écrit et qui nous pousse à nous poser des questions. Tu sais, ce côté douleur de la course à pied, c’est toi, la première, qui m’avait fait y réfléchir un peu plus. Tu m’avais posé une question là-dessus pour ton article sur le 10K. Je m’en souviens bien car ça avait été ma distraction mentale lors d’un de mes long runs.

    En ce qui me concerne, je ne définis pas ça comme de la douleur, mais plutôt comme de l’effort. Je veux me dépasser, pour ça, je dois sortir de ma zone de confort, et cela demande un effort. Faire un effort, ce n’est pas forcément agréable, mais je sais pourquoi je le fais et surtout je décide de le faire. Pour moi, la douleur, c’est quand on ne le choisit pas. Malgré tout, on parle tellement « de se faire mal », « de dépasser la douleur »… etc… que je me demande si j’ai été chanceuse jusque-là pour ne pas avoir vraiment souffert ou bien si j’ai évité ça en ne poussant pas assez ou bien si la vraie douleur vient sur des courses plus difficiles. Je ne sais pas.

    1. Hé bien comme je dis un peu plus haut à Uty, je suis complètement d’accord avec toi. Je n’avais pas forcément fait cette distinction effort/douleur. D’ailleurs, pour écrire ce post j’ai lu un article « scientifique » et celui-ci parlait davantage d’effort que de douleur. Après, je sais pas si ça t’est déjà arrivé de « subir » une course. C’est à dire, de mal la gérer et donc d’en finir à avoir vraiment mal sans que le résultat ne soit forcément bien glorieux. Bon, dans ce cas, on parle davantage de douleur je pense. Pour autant, c’est pas forcément là que tu donnes le meilleur de toi-même je pense !

  10. Ca me fait penser à mes courses ou mes séances de fractionnés,o ù si je n’avais pas souffert, je me disais que je n’avais pas tout donné. Comme si la souffrance devait être présente pour proiuver que j’étais aller au bout de moi même. On ne m’y reprendra pas deux fois, parce que moi et ma jambe droite on est bien emmerdées là 🙂

    1. T’apprends de tes erreurs, c’est normal ! Trouver le juste milieu entre rester dans sa zone de confort et dépasser la ligne rouge n’est pas forcément évident. 🙂

  11. Je viens du monde des sports de combat, et je peux t’assurer que la douleur est partie prenante également dans ce type d’entraînement. C’est aussi vrai pour les sports d’équipe, où le sacrifice et l’abnégation aux autres est un sujet de fierté.

    Dans les arts martiaux, j’ai appris que l’on s’enrichissait beaucoup plus d’une défaite que d’une victoire, c’est vrai dans quasiment tous les aspects de la vie. Je le résumerai par la phrase suivante ; « à vaincre sans péril, on triomphe sans gloire ».

    1. C’est marrant ce que tu dis résonne pas mal en moi. Je suis du genre à fuir la « défaite » comme la peste, quitte à éviter de prendre le risque d’échouer et à rester dans ma zone de confort. C’est pour ça que je me suis fixé un objectif « challenging » cette année. Comme si je CHERCHAIS l’échec ! C’est bizarre hein ? Bref, continuons de faire des fractionnés parfois douloureux, ça finira pas nous apprendre des choses :). Merci pour ton commentaire.

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