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Les pieds dans la boue à Montigny pour le trail de Noël !

24 décembre 2014

Depuis quelques temps, je cours avec mes collègues sur le temps du midi. C’est sympa. Qu’il pleuve ou non, on est un petit groupe à gambader dans la forêt les pieds dans la boue. Au retour d’une sortie, je motive tout le monde pour aller faire le trail de Noël à Montigny : « Allez les gars ! On se fait un petit trail avant d’aller manger la bûche de noël chez mémé ! Vous allez voir, c’est génial il fait presque toujours un temps de chien ! » Je ne sais pas trop comment, mais mes arguments ont fait mouche ! Les gens sont motivés ! Seulement, genre un ou deux jours plus tard, je reçois un mail de Guillaume – un ami d’enfance – qui m’invite à ses 30 ans ; évidemment la veille du trail ! Dilemme ! D’un côté, je ne peux pas refuser l’invitation, et de l’autre je ne peux pas non plus laisser en plan les collègues alors que c’est moi qui ai initié la chose. Choix cornélien ! Que faire ?

Réveil difficile et humide

Sagement, je décide de ne pas choisir ! Et c’est ainsi que je me retrouve à errer tel un zombie sur la ligne de départ du trail de Montigny le lendemain des 30 ans du copain – Au fait, encore bon anniv’ grand !– Les yeux à peine ouvert, pas encore parti et déjà mort, je suis au top ! Faut dire que j’ai dormi à peine 3h30. Mais bon, je suis là ! Héhéhé ! L’important c’est de participer !

J’en profite d’ailleurs pour faire un petit aparté à l’attention des gens qui encouragent les coureurs sur le bord des chemins ou des routes. Tout d’abord merci, c’est gentil. Mais s’il vous plait, ne dîtes jamais : « Allez ! Allez ! L’important c’est de participer ! » C’est… comment dire… presque humiliant ! Ca raisonne dans l’oreille du coureur comme : « Allez ! Allez ! T’avances pas, tes qu’un gros nul, mais ce n’est pas grave car l’important c’est participer ! ». Je peux vous assurer que ce type d’encouragement ne fait pas l’effet escompté. Mais bon, merci quand même…

Je reprends… Le fameux et mythique crachin normand humide et glacial nous a fait l’honneur de sa venue peu avant le départ. Amassés derrière la ligne, 1200 glaçons sont inscris sur les 2 courses, le 11K et le 19K. Grosse participation, pour une petite course de village. Perso, je ne suis pas maso et fais donc le 11 bornes avec pour unique objectif : Pas d’objectif !

Un départ qui réchauffe

Cinq, quatre, trois, deux, un ! Et c’est parti ! La délivrance, je vais pouvoir me réchauffer. Le premier kilo est sur l’asphalte, direction la forêt. Je me dis que vu le nombre de loustics à prendre la course, ça va être un sacré bordel au premier chemin un peu étroit. J’essaie donc de me placer au mieux, même si je sens que je suis légèrement en surrégime. A gauche le premier chemin et le premier bain de boue. Youhou ! Super cool ! On enchaine de suite sur un faux plat descendant dans la plaine, je suis toujours un peu en survitesse, mais je m’en fous ! J’ai l’impression d’aller vite… Je me fais mon petit kiffe au risque de le payer plus tard. En bas, on remonte gentiment et je décide de calmer le jeu de me placer dans la course. Je profite ! L’odeur de la terre humide, les arbres sans feuille, la fraicheur de l’hiver ! J’aime…

On traverse la forêt dans un sens puis dans l’autre. Il y a d’assez grande ligne droite en sous-bois détrempé avec de sacré bourbiers ! Là encore, il y a plusieurs écoles… Il y a ceux qui contournent et évitent les grosses flaques et les autres… Je fais partie de cette deuxième catégorie. En plus de me faire marrer, le bain de boue semble stratégiquement efficace ! Je grappille quelques places ici et là malgré mes chaussures de route toute lisse. Ahahaaa ! Splash ! Splash ! C’est un peu « holiday on ice » ici ! Je m’amuse comme un gamin qui pour une fois a la permission de se salir.

Mi-course et pétard

Je suis à mi-course et je trouve que j’ai toujours une bonne allure même si quand je ferme les yeux, ça pique comme s’il était 5h30 du mat’. Un détail, mais pour le moment ça va. Au fond, on reprend un petit bout de route forestière pour s’élancer ensuite dans une descente en peu casse gueule – Pas mal de feuilles mortes avec des cailloux qui roulent dessous -. Je dévale au mieux tout en verrouillant bien les chevilles pour ne pas me faire mal. Dans la vallée, on oblique sec pour attaquer la seule et unique vraie difficulté du parcours. Un vrai pétard ! Une côte à 25% où l’on prend 100m de D+ en environ 400m. De quoi calmer tout le monde ! Plus personne ne court… Lorsque la pente commence à s’adoucir, j’essaie de relancer en mode tracteur – très petites foulées au tempo -. Le cardio est haut, mais sous contrôle. Ici, l’important est de ne pas se cramer pour pouvoir relancer ensuite car en haut il ne restera plus que 3 kilos, presque le sprint final en somme.

Bataille bon enfant sur la fin

Sur le fil, j’arrive en haut. Direct, je relance et verdict… je ne suis pas carbonisé et déroule plutôt bien. A ma grande surprise, j’ai encore du jus et compte bien l’utiliser ! J’accélère dans un faux plat descendant, je redouble le copain de course que j’avais doublé et qui m’avais redoublé. Petit regard, il s’accroche ! Bon esprit ! Je le tire, on remonte un dernier faux plat montant nous ramenant au village. Petit coucou à ma Manue qui m’a fait le grand plaisir de venir et qui m’encourage énergiquement ! Le bitume sonne l’heure du dernier kilomètre, je décide d’en remettre une petite louchette et accélère au train. Le copain est toujours derrière. A quelques hectomètres de l’arrivée, il me double. Il est aussi à la limite. Je l’encourage. Petit sprint et je passe la ligne en 53’ et quelques (avec une très jolie 72ème place sur 500 participants, ndlr RS). 

Ça fait du bien ! Content de cette dernière petite course en 2014 ! Maintenant, vite la sieste pour se remettre de tout ça !!!

 

J’en profite pour vous souhaiter de bonnes fêtes de fin d’années. On vous retrouve Manue et moi en 2015 pour de nouvelles aventures !!! Tchusss !!!

17 comments

    1. Comme tu le dis l’important c’est de participer 🙂 ! Je suis ravi que ca t’ai donné envie de courir ! J’en profites pour te souhaiter une bonne année !

  1. J’étais sur le 19 km! C’était ma première participation et je me suis vraiment amusé, c’est vrai que le mur à 3 km de l’arrivée fait mal. Pour ma part je finis en 1h25, 30e/500.

    1. Tu verrais c’est pas tout a fait le meme esprit. C’est moins orienté performance et plus partage. Je te conseilles ! Aller un petit trail pour 2015 ! A la montagne c’est encore mieux !

  2. Bravo pour cette course avec, EN PLUS, le handicap de la soirée de la veille (pas très sérieux tout ça, hein ! ;-)). Maintenant que je suis mon playboy sur les trails, ça me donne envie de voir ce qu’est un « vrai » trail. Nan parce que, chez nous, le trail c’est certes du dénivelé et des sentiers mais pratiquement jamais de la boue ou de la pluie. Du coup, j’ai toujours l’impression qu’on est des imposteurs en disant qu’on fait du trail running… A notre retour en France, on va venir faire un trail dans vos campagnes 😉 Bonnes fêtes à tous les deux ! 🙂

    1. Houlala Marjolaine, tu ne crois pas si bien dire ! Figure-toi que CE MATIN même, je me suis dit « tiens, ce serait chouette qu’on profite du retour en France de Marjolaine et du playboy pour se voir en vrai », et j’ai même pensé « avec aussi Eloïse » (que j’associe à toi dans ma tête, je ne sais pas pourquoi). Attention parce que si tout se passe bien, on aura beaucoup de place pour accueillir cet été … Et la forêt boueuse n’est pas loin 😉 !! (Et nos potentiels futurs voisins sont des coureurs !)

  3. La teuf la veille, c’est cool. T’es encore plus méritant ^^. Ça me rassure un peu quand je vois pas mal de gens bien psychother devant un grain de riz en trop un mois avant une course. 😀

    Je valide la techniques de foncer dans la boue, de toute façon on ressort forcément avec de la boue à la fin. Après faut avoir quand même une semelle qui accroche, quoi que plus ça accroche plus on galère à laver des chaussures… Que choisir ? ;p

    Bon si t’es tenté y a le « trail » de chevenon (12,5 et 24km). L’avantage c’est que je fais à manger après, et que je sais où se trouvent les chevreuils pour une séance de « oh c’est trop mignon !! ».

    1. Hello, perso je lave jamais mes shoes… Je les tape lorsque la boue a séchée et vogue la galère ! Bah écoutes, il se situe ou ce trail de chevenon? C’est quand? Bonne année et meilleurs vœux !!!

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