La motivation était dans l’Authentique : Marathon-Athènes

11 août 2014

En route pour Athènes !

11 août 2014

Les potes du Bûcheron : compte-rendu de la 6000D

11 août 2014

Parmi ses potes, le Bûcheron compte plusieurs coureurs de longue date. Aujourd’hui, il n’est pas peu fier de vous présenter le compte-rendu d’un ami d’enfance, tellement amoureux de la montagne qu’il a décidé de quitter Rouen pour Chambery. Un nouveau lieu de vie qui lui a permis de préparer sa seconde participation à la 6000D. La Plagne, 63Km, 4000m de D+. Voici son récit et encore bravo à lui !

Samedi 26 juillet 2014, l’objectif principal de l’année est là, la 6000D !

Avant la course

J’arrive la veille pour récupérer  tout le nécessaire de course, découvrir quelques nouveautés sur les stands des partenaires et, bien sur,  participer à la pasta party avant d’aller me coucher au gymnase (dortoir avec lit de camp) mis à disposition gratuitement par l’organisation.

04h30 le samedi, c’est l’heure de se lever. En même temps ça fait déjà un bon moment que je tourne dans le lit après avoir passé une nuit vraiment très très courte. On attaque tranquillement le petit-dej, on commence à se préparer et on sort déposer le sac de voyage à la consigne sans oublier de mettre son k-way car il tombe un p’tit truc et ce n’est pas les grosses chaleurs !

Arrivé sur la ligne de départ, l’organisation nous annonce que la montée du glacier ne sera pas possible (neige et brouillard) et qu’un  « itinéraire bis » est mis en place pour respecter la distance. C’est dommage mais la météo en a décidé ainsi !

 

Départ

Il est 06h00 le départ est donné. Je me place dans le premier tiers (500) et on attaque par 3 à 4 km de plat en guise d’échauffement.   J’essaie de remonter quelques places pour ne pas être bloqué dans les premières difficultés. Ça y est le relief arrive, on est bien échauffés, les choses sérieuses vont commencer ! Comme je suis plus grimpeur que descendeur, je me cale sur mon rythme de croisière (le mode tracteur comme on dit) et je remonte pas mal de monde. Première particularité du parcours en vue, la montée de la piste de bobsleigh ! Les virages sont vraiment impressionnants, rien qu’en courant ça fait peur !

6000d bobsleigh

6000D – Spelher, piste de bobsleigh – © Olivier Allamand

Ensuite on rejoint Aime 2000 par une pente très raide et légère descente pour atteindre La Plagne centre. Petite pause au premier ravito et on attaque à nouveau l’ascension jusqu’à la roche de Mio. Je commence à avoir faim (ça fait quand même 3h qu’on monte à bon rythme) , le deuxième ravito est en vue, je m’installe au buffet et je vais à l’essentiel (fromage, saucisson, banane, barre de céréales) (pas de gel coup de fouet, pas de barre méga énergisante ou autre dernier produit à la mode) . Ça fait du bien !

Théoriquement on devrait aller au glacier qui est dans mes souvenirs juste en face, mais il y a à la place un épais brouillard. Maintenant place à une longue descente interminable qui me casse les cuisses, je perds quelques places mais le problème est que j’ai un « gros coup de pas bien » ! Je me dis  « Il est beaucoup trop tôt pour avoir autant mal !!!». Je me fixe des objectifs intermédiaires à atteindre car il reste maintenant 25 bornes dont 20 de descente ! Le moral commence à faiblir et l’abandon me fait de l’œil. C’est hors de question, on se rebooste, la dernière montée arrive, allez on va se refaire dedans ! On est un groupe de 4 ou 5, une nana se met en tête et tire tout le monde mais malheureusement pour elle, elle explose arrivée en haut. Merci quand même !

Bon maintenant c’est 20 bornes de descente, ça va se jouer au mental. On arrive au troisième ravito et mon masseur perso est là ! Il me travaille les cuisses et comme par magie je ne sens plus rien. Non en fait c’est pas vrai, « c’est pas pire » comme on dit chez nous, voire un poil mieux. Je repars sur un petit rythme de croisière pensant bien entendu que la douleur allait s’intensifier. Mais à ma grande surprise, pas d’évolution, on arrive même au dernier ravito soit à 10 bornes de l’arrivée presque rapidement. Maintenant c’est la dernière ligne droite, ça va le faire mais les 3 derniers kilos sur le plat sont vraiment difficiles, le réservoir est à sec mais la ligne d’arrivée se précise, c’est fini on peut stopper la machine qui ne pouvait vraiment pas aller beaucoup plus loin.

Bilan

Au final côté performance bilan plutôt positif, je me place pas trop mal (195 sur 1300 arrivants, ndlr) et l’objectif de temps est rempli (8h23 pour 63km et 4000m de D+, ndlr). Par contre au niveau sensation je suis un peu plus mitigé, j’ai vite puisé dans les réserves. Comme c’était ma deuxième participation, je peux comparer. Sur ma première (2011) j’avais un manque de préparation (terrain pas approprié) qui s’est fait ressentir  musculairement lors des descentes. Pour cette édition le terrain d’entrainement était à la hauteur, j’ai énormément progressé (surtout en côte) et j’ai beaucoup moins souffert musculairement mais c’est comme si je n’avais pas de jus, un jour sans en fait !

Il faut remercier ma petite bûcheronne (la mienne !) qui m’a accompagné moralement lors de mes entrainements et physiquement pendant la course en tant que porteuse d’eau ! Et également notre champion qui n’a malheureusement pas pris le départ pour cause de blessure mais qui a fait reporter photo et kiné !

Maintenant reste plus qu’à se fixer un objectif 2015 pour réunir la troupe au complet !

11 comments

  1. ça devrait être interdit de faire des teasers avec des voix off! Oh la vache l’angoisse, ça casse tout!

    Chouette récit sinon, ça a presque l’air facile, bravo. Moi je veux bien faire juste les 20 derniers kils de descente. Wala wala. 😀

  2. La voix off ça fait bizarre en effet.
    mais ça à l’air drôlement chouette. Mais bon où j’habite on a pas trop de montagne pour s’entraîner à ce type de course quand même!!!!!

    1. La première fois qu’il l’a courue, Florent habitait à Rouen ! Bon, comme il écrit dans le CR, la différence s’est bien faite sentir entre une prépa-non-montagne et une prépa-montagne … Mais ça reste possible 😉

  3. Pour les 20 bornes de descente, je veux bien les laisser! Mais il existe le 22km qui reprend une partie du parcours!
    C’est une course où l’organisation est parfaite et l’ambiance au top, j’ai pas vu mieux ailleurs.
    On attend l’année prochaine pour que la rédactrice de « running sucks » nous fasse son compte rendu sur un évènement similaire. (elle y viendra!!!)

    1. Ahahah j’en suis pas persuadée que j’y viendrai ! Je vous laisse volontiers tout ça et préfère profiter de la montagne en marchant 😉

  4. Encore un récit qui me fait rêver!!
    Enfin les 8h23 de course non stop ne me font las rêver en soit vu que je n’ai jamais dépassé 2h30… Mais le dépassement de soi pour aller au bout de ce type de course ça par contre… 🙂

  5. Non ce n’est pas moi ! 🙂 c’est le gagnant des 2 dernières éditions « Sébastien spehler » , un jeune qui débute en trail et qui n’a pas fini de faire parler de lui.

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