Nouveau sur le blog : Le Coin du Bûcheron !

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L’introspection du traileur blessé

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Le Coin du Bûcheron commence ici dans les Highlands. J’ai les jambes qui fourmillent devant ce paysage : des petits chemins qui serpentent vers les sommets encore enneigés, des collines aux couleurs contrastées si caractéristiques de l’Ecosse. Un rayon de soleil perce les nuages et donne encore un peu plus de magie à ce parfait terrain de jeu qui m’invite à chausser mes running shoes. Sauf qu’en fait, non … Je suis réduit à la condition du promeneur du dimanche. Le syndrome de l’essuie-glace a encore frappé ! Mon genou droit bloque quand ça monte, quand ça descend et même quand je fais un footing sur le plat. Je me sens comme prisonnier, avide de nature à explorer,  de course à pied, de liberté. C’est étrange. C’est chiant. C’est la vie. Anyway.

Run like a child

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J’ai toujours plus ou moins couru depuis que je suis tout gamin et quand je vois ce petit garçon s’amuser à gambader au milieu des cailloux, à sauter d’une pierre à l’autre pour traverser un ruisseau, je souris. J’ai l’impression de percevoir exactement ce qu’il ressent. Un moment d’évasion, un instant d’insouciance, un jeu frivole qui a le goût de liberté et d’accomplissement. Je retrouve ces sensations dès que je cours seul au milieu de nulle part. J’aime être nulle part … La nature, un chemin, un objectif bidon à atteindre et un bonhomme qui fait joujou à courir dans les cailloux et à se prendre pour SuperMan.  J’aime ce côté enfantin qui me permet de m’échapper en deux temps trois mouvements de ma vie contraignante et parfois chiante d’adulte. J’ai alors l’impression que je peux toucher du bout du doigt l’instant présent, loin de toutes les futilités de nos vies modernes !

La compétition ?

Je ne suis pas ce coureur compétiteur qui cherche absolument la performance pour la performance. Je me fous souvent pas mal de mon classement lors d’une course. Mon meilleur adversaire reste et restera moi-même. Coriace le bonhomme ! Attention j’aime quand même l’idée de progresser, mais c’est vraiment à titre personnel.

Même si on ne se connait pas trop encore, je peux vous faire une confidence : je ne serai jamais champion du monde ! Partant de là, je me définis donc plutôt comme un coureur lambda, un coureur plaisir qui aime galoper souvent en mode « into the wild » et toujours sans se prendre la tête. La course à pied c’est mon sas de décompression, mon bol d’air pur que je tiens absolument à ne pas polluer avec un excès d’ambition qui me mettrait inutilement sous pression.

Voilà pour mon introspection personnelle … intime pour un premier contact, non ? En fait, je ne suis pas trop du genre bavard expansif. Mais bon, la porte du blog de ma cop’ était ouverte, je suis rentré pour voir s’il y avait du monde… « Hello, y’a quelqu’un ? ». Pas de réponse, tant pis… Je vous ai quand même laissé ce premier post au passage. Je repasserai … !

 

Ndlr : cette semaine, on est en rando non-stop dans les Highlands. Retour dimanche, si tout se passe bien … ! Bonne fin de semaine à tous !

39 comments

  1. Sympa ton billet A., tu devrais même prendre possession de la maison et déloger ton hôte 😉
    Bon, je comprends tout à fait tout ton billet et beaucoup de gens se reconnaîtront je pense. Le seul truc que je n’arrive pas à comprendre, mais ça ne concerne pas que toi, c’est le concept d’être soi-même son propre adversaire. Comme si c’était pas ton propre esprit, ton cœur ou tes guibolles. Faudrait approfondir mais quand on dit ça, c’est peut-être qu’on n’est pas vraiment en harmonie avec son corps et que la prochaine quête devrait être de le devenir. Vivement ton prochain billet.

    1. Je ne sais pas… Je ne suis pas sur. Je ne suis pas en guerre contre moi-même. Je m’accepte bien. En fait, je crois que j’aime simplement me pousser, me challenger, toucher mes limites. J’en tire une sorte d’auto-satisfaction, d’équilibre, d’apaisement qui fait que je ne ressens pas le besoin de me confronter aux autres.

  2. Je me reconnais un peu dans cet article… Depuis 6 mois que je me suis mis à courir, je ne pense plus qu’à ça. Et quand soudainement, la tendinite du genou vient frapper à la porte, je suis comme un junky en manque ! Alors en attendant de pouvoir rechausser mes baskets, j’arpente les sentiers en vélo. Il paraît que les blessures font parti du jeu, mais bien souvent elles arrivent au plus mauvais moments. La patience, c’est le meilleur des remèdes.

      1. Bon le verdict est tombé, il s’agit bien du syndrome de l’essuie glace me concernant. Peut être à cause d’un problème de cheville. Il est vrai que j’ai pris une grosse torsion à ce niveau là dans la semaine qui a précédé l’arrivée de la tendinite ! Le kiné me dit que ça soigne bien mais qu’il faut 15 jours de repos (pas de course et pas de vélo non plus car apparemment, même si ça fait pas mal, ça entretient l’inflammation) ! Résultat : j’ai plus qu’à me mettre à la pétanque… 🙁

        1. David. Je te conseille de te masser le genou. Tu trouveras des vidéos sur Internet. Ca a pas mal marcher coté gauche, moins bien coté droit. Courage.

  3. Dites, vous pouvez utiliser 2 profils non ? Ca fait bizarre de voir « Running Sucks » comme auteur, vous pouvez utiliser un autre auteur, et signer « Bûcheron Traileur », ça permet aussi d’accéder facilement aux articles du bûcheron.

    Et ton problème de TFL m’interpelle. C’est vraiment chronique, donc il y a une raison « mécanique », sinon ça ne reviendrait pas après du repos. C’est vraiment une TFL ? Tu parles de blocage, j’ai eu une petite TFL, c’était douloureux mais pas « bloquant ». Il faudrait regarder la façon dont tu cours peut-être. Une petite vidéo de derrière sur tapis, à la salle, vous avez essayé ? Ça te pourrit la vie, c’est chiant. Ca me rappelle ma tendinite au genou, c’est relou.

      1. Totalement ! Mais hélas, c’est justement la mécanique qui lui casse sa poésie là ! Donc faut peut-être y passer pour pouvoir rêver tranquillement dans les montagnes 🙂 Je suis le mécanicien des rêves ! 😉

          1. T’as vu, ils sont pas là, ils sont en rando, sans internet. On peut leur pourrir cet article avec des commentaires sans aucun intérêt, pour faire l’auto promo de nos blogs, ou donner des recettes de cuisine, et ils pourront pas modérer. Mais ça serait pas sympa pour Anto, ça serait mieux de faire ça sur les articles à Manue.

    1. Nan mais ce qu’il faut savoir c’est que Monsieur Le Bûcheron veut bien écrire mais toutes les basses besognes de mise en ligne, c’est bibiche qui se les tape ! Sinon, il a bien son petit profil personnel, on va s’organiser petit à petit !

    2. Salut Francois. Oui effectivement il y a une raison mécanique. Je suis arqué comme un vieux cowboy qui aurait passé sa vie assis sur un cheval ! 🙂 Mes semelles sont pas toutes jeunes. Il faut que je les change. Elle avait fait des petits miracle à l’époque. Je ferai ça à mon retour. Je vais voir à essayer d’analyser cela. Je te tiens au jus…

  4. Alors donc, on savait déjà que la miss Running Sucks écrivait super bien, mais voilà t’y pas que c’est aussi le cas du mister. Je suis admirative. Vous faites une belle paire de runners/penseurs 🙂 Je suis bien d’accord avec l’image de la liberté enfantine retrouvée sur les trails. Comme Emmanuelle (je pense), j’ai besoin de la compétition personnelle que représente le fait d’atteindre un chrono sur une course sur route. Malgré tout, je me suis récemment essayée au trail et j’apprécie cette façon de courir d’une toute autre manière. J’aime la nature. Dévaler une pente, ça me défoule et ça me rappelle, en effet, les joies simples qu’on peut avoir quand on est enfant. Face à ces beaux paysages écossais, je peux comprendre que les jambes fourmillent ! J’espère que la blessure va vite être réglée. Très beau premier article. Vite, vite, la suite !! 🙂

  5. Bel article !
    Fais gaffe, il parait que statistiquement les bloggeurs se blessent plus 😉 ( rien en 8 ans, 2 entorses depuis que j’ai ouvert la cave)
    Bonne balade dans les Highlands !

  6. Le brézil est entrain de gagner 2-1 contre la croatie. C’est vraiment abuser de siffler un péno qu’est faux !
    Ah ? Ouaih ! T’as raison on s’en tape. (n’empêches que les croates sont entrain de se faire voler…)
    Bref, pour le TFL regardes ce qui se passe sur ton assiette (grôles).
    Ton post est très bô. Entre l’enfance et cet espase de liberté autorisé. Je te souhaite de ne plus courir contre toi même.

    1. En fait, je n’ai pas l’impression de courir contre moi même. La course à pied ou plus généralement le sport fait parti de mon équilibre. C’est bien plus un jeu qu’un combat en fait. Sinon je me suis renseigné et effectivement l’alimentation et l’hydratation sont des paramètres à soigner lorsque les tendons font des misères. J’y travaille ! )

  7. Je comprends cet appel de la nature, je ressens aussi ce besoin d’évasion en solitaire.
    Je suis un bitumeur mais je dois avois avouer que le trail me fait les yeux doux depuis un moment.
    Bon courage au pays du D+.

  8. C’est cool d’ouvrir ce blog à un nouveau point de vue !
    Etant moi-même blessé en ce moment, je comprends ta frustration. En France, c’est certainement l’une des pires périodes de l’année pour ne plus pouvoir faire de sport : des courses alléchantes, des conditions parfaites ou presque, des gens qui parlent de coupe du monde à tous les coins de rue … Greffez-moi une cheville et qu’on n’en parle plus !

    Bref, bon courage à toi 🙂

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