Courchevel X-Trail 33 Km : bien mais pas top!

9 septembre 2014

Conscience du corps et course à pied

9 septembre 2014

Marathon d’Athènes #2 : le corps, la tête, le coach, les 400m et moi

9 septembre 2014

Le corps a décidément une logique qui m’échappe. Ces deux dernières semaines, j’ai galéré, abandonné, ragé et me suis déclaré bonne à rien. Et puis, ça a été mieux et j’ai été confortée dans mon choix de l’entraînement coaché.

Salut, c’est ton corps et il te dit merde !

Donc, quelques séances catastrophiques, dont un footing à 11 km/h infernal. Mise en confiance par ma 1ère semaine d’entraînement, je pense « ça va passer tout seul ! ». Jeune impertinente …

Et puis, et puis, ces fucking 400m de malheur ! Je traîne à aller à l’entraînement, je trouve 1000 choses à faire avant, je repousse. En fait, j’ai peur et j’y vais déjà vaincue. Ça n’a pas loupé :

Sensations
0%
Performances
0%
Mental
0%

J’en fais à peine 5, à une allure bien loin de la cible … Et abandonne. La tête n’y est décidemment PAS. Et ça me mine le moral cette baisse significative de forme. Je ne comprends plus rien.

On fait quoi coach maintenant qu’on sait que je suis nulle ?

J’appelle donc mon coach en caressant l’espoir secret qu’il me facilitera la tâche, « oh pauvre bibiche, tu n’arrives pas à faire tes 400m ? C’est pas grave, on va te mettre de 30/30, ça ira mieux » … Hé bien NON. Non non non, ahah, c’est pas un rigolo le coach. Tu recommences la semaine prochaine, et puis avec une répétition de plus, pour ta peine !

coach

Mais la pilule passe bien parce qu’il m’écoute et m’explique, sans brusquer. L’entraînement prend du sens, mes sensations, qu’elles soient bonnes ou mitigées, aussi. Et puis il a raison : il faut que j’arrête de me défiler à la première difficulté. Depuis ma déconvenue à Aberdeen, j’étais un peu passée en mode ronronnage. On court sans trop se fatiguer, tranquilou bilou. Sauf que c’est comme ça qu’on finit par marcher au 36ème kilomètre AH ! Et c’est pas ce qu’on veut cette fois ci, non non non.

Le cerveau vous dis-je !

Donc, Cédric m’a bien cernée : mon talon d’Achille, c’est le mental. Et mine de rien, passer cette satanée séance de 400m, c’est éprouver ma motivation et ma capacité à m’engager dans l’effort.

J’aimerais tellement faire sauter ce verrou que je ne sais pas nommer mais que je surprends trop souvent à traîner sournoisement dans mon cerveau. Alors, mercredi dernier, j’ai trouvé la méthode : le débrancher … le cerveau. Il faut faire 10X400m à 15km/h ? Hé bien, on y va, sans se poser de questions. Et on est contente en plus de ça. Un peu fière aussi, même si j’ai déjà fait mieux.

Le corps serait bien peu de chose sans la grosse éponge grise qui l’anime. J’ai encore deux mois pour les faire jouer sur le même accord.

 

En attendant, cette semaine : c’est repos.

23 comments

  1. Tiens c’est marrant mon coach à moi c’est aussi Cédric 🙂

    On a tous un talon d’Achille je pense, moi c’est le manque de confiance en moi: je me crois juste incapable..

    Repose toi, remets tes idées en place et c’est parti 🙂

    1. Le manque de confiance en soi, ça se travaille aussi, j’en suis certaine. J’ai un peu progressé dans ce domaine même si y’a encore du boulot ! Je crois qu’au final, c’est juste qu’on réfléchit trop et que parfois, c’est juste pas nécessaire 🙂

  2. Des hauts et des bas. Faut accepter ça. Mais moi je suis 100% d’accord avec toi pour ce qui est de l’entraînement en frac : débrancher le cerveau c’est ce qu’il y a de mieux à faire. La musique aussi ça marche chez moi. Enfin, tout pour éviter de se poser des questions sur soi. Le top c’est quand même de faire ça à plusieurs. Mais de toute façon, c’est après qu’on se rend compte à quel point c’était bénéfique. Sur le moment, c’est l’enfer. Je connais peu de gens qui disent que pendant qu’ils s’arrachent ils se font plaisir. Bon, j’avoue, perso, je sèche le plus possible le frac. Je me limite à deux ou trois séances sur toute ma « prépa ».
    Tu souffres et ton plaisir sera décuplé sur les autres sorties tu verras. Allez accroche-toi.

    1. Merci Daddy ! J’ai testé les frac accompagnée (ou devrais-je dire « tirée ») hier et c’est vrai que ça fait toute la différence. Je retiens plus que tout le débranchage de cerveau, ça me semble de plus en plus fondamental … ^^

  3. Ahlala pareil que toi. Le fractionné je repousse encore et encore….
    Mais là promis la semaine prochaine je m’y met (pas cette semaine j’ai aquaponey!!!!).
    Quand j’y vais c’est sans réfléchir et je suis contente mais bien après!!!!!!

    Bon courage en tout cas!

  4. J’essaie de me convaincre que le fractionné est utile et indispensable pour tenir une course en visant une certaine vitesse. Et a force d’y croire, je finis par faire la séance sans réel plaisir mais en sachant que sans ça je n’y arriverais pas….
    D’ailleurs ce soir, c’est fractionné. ..j’ai pas encore décidé le format. …

    1. Ben, certains y arrivent sans… Mais mon coach a dit « y’a pas d’autres façons de progresser, en tout cas moi j’en connais pas ». Je crois que pour ma part, c’est aussi important pour travailler le mental. S’astreindre à ça, c’est aussi repousser les limites de sa propre volonté 🙂
      Allez, go !

  5. Personnellement, le speedwork, ça me plait bien. Je pars en sachant que ça va faire mal. C’est un fait. Il faut se pousser un peu pour avoir des résultats. C’est pour tout pareil. Je pars aussi en sachant que je vais revenir fière de moi. Et, encore une fois, je sais pourquoi je le fais. Je peux décider de ne pas faire de speedwork. Après tout, je cours pour moi. Pourquoi tu fais du speedwork ? Si tu n’en fais pas ça change quoi ? Tu préfères en faire ou pas ? Voilà, à mon sens, les vraies questions. Après, chacun choisit.
    Autre chose, je ne me focalise pas sur une vitesse à atteindre ou pas. Ca va dépendre de ma forme du jour. Mon but : courir le plus vite possible au moment donné. Je suis contente de moi quand je sais que j’ai donné le max que je pouvais ce jour là. C’est tout. Je ne connais pas ma vitesse et je m’en tape. Je suis déçue quand je n’ai pas poussé autant que j’aurais pu. Si ça se trouve, sur le papier, je suis allée vite, mais ce n’est pas la question.
    Bon, et puis, dans un entrainement marathon, je trouve que le speedwork fait beaucoup de bien. Ca fait plaisir de pouvoir retrouver de la vitesse.

    Bon courage !

    1. Ça me plait bien aussi, dans l’absolu ! D’ailleurs, là, je commence tout doucement à retrouver des sensations sympas. Mais ça faisait longtemps que je n’en avais pas fait et ça s’est ressenti autant dans les sensations que dans le mental. Je ne voulais plus avancer, je n’y arrivais plus. Cédric m’a aidée à persévérer malgré la difficulté, en m’expliquant que c’était normal et que ça allait aller mieux … Et du coup ça a l’air de s’arranger petit à petit. Disons que j’ai failli tomber dans une espèce de spirale « je reste dans ma zone de confort » … Et je crois que j’aurais fini un peu frustrée parce que j’aurais arrêté de progresser et ce n’est pas ce que je veux ! 🙂

  6. C’est un peu parce que je sèche le fractionné couru que je fais de l’entraînement par intervalles sur vélo. Y a des gens, de la musique, je m’arrache bien mais comme je suis prise dans un truc je n’y pense pas trop.
    Après c’est aussi le principe de l’entraînement, c’est -normal- de galérer, sinon on n’en ferait pas, et c’est aussi pour ça qu’on s’inscrit à des trucs foufous, pour rendre la chose intéressante !

    Sinon dans mes essais de trail, vu que je tiens pas la route plus de 2 minutes à courir en cote caillouteuse, j’avais un peu l’impression de faire du fractionné en fait. ^^

    1. Ah bah oui, c’est carrément du fractionné en côtes, c’est encore plus dur ^^ ! Sur vélo, pareil, ça doit bien bosser le cardio ça. Bref, tu as raison, il faut pas oublier le sens de l’entraînement : s’améliorer, donc commencer par en c**** un peu !

  7. Ah le mental! ça m’arrive souvent de trouver que mon mental est mou! Par exemple, j’adore courir à l’ombre dans la forêt, footing tranquille ou en mettant un peu de rythme (ça marche mieux si quelqu’un est là avec moi!)… mais dès que j’arrive sur la piste, complètement exposée… j’suis trop fatiguée ^^ débrancher le cerveau c’est vraiment la solution.

    1. Ahaha mais oui, débranchons, débranchons ! Hier, j’ai trop ressenti l’effet « mental » : je m’échauffais sur piste et pile quand je suis arrivée sur la ligne de départ de la 1ère fraction, j’ai eu les jambes en coton, comme au départ d’une course ^^ ! Par contre, au contraire de toi, j’ai plutôt l’impression d’avoir la patate dès que je mets le pied sur une piste !

  8. Coucou! Ton mental en as ras-le-bol? Et bien écoute-le. C’est bien aussi. Ah quoi bon courir si on ne se fait pas plaisir? Si pendant deux semaines en pleine prépa tu veux pas chausser, et bah chausses pas! (‘fin faut pas non plus que ça dégénère en six mois de frites sur canapé…)

    1. Hé bien, mon mental n’en avait pas ras-le-bol, disons qu’il était un peu moumou à cause du manque d’activité. Je l’ai écouté pendant plusieurs semaines mais ça ne me satisfaisait pas pour tout autant. J’avais envie de retrouver l’envie de courir et de progresser, je ne voulais pas laisser filer ça. Mais plus on ralentit la cadence, plus la reprise est difficile. Le tout est de ne pas lâcher si c’est vraiment ce qu’on veut.
      Enfin, c’est ce que je crois 🙂

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