Marathon 2013 : l’analyse à froid

26 juin 2013

On a refait la course avec Pasaprèspas (2/3)

26 juin 2013
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Coach BoxeSuite de notre conversation à bâtons rompus avec Pasaprèspas.

Est-ce qu’on pourrait échanger les rôles ? Comment flirter avec « la limite » ? Pourquoi le marathon est-il aussi « magique » ? Autant de questions auxquelles on ne répond pas (ahah) mais qui ont le mérite de faire réfléchir (un peu).
Parce que les runners ne sont pas que des brutes assoiffées de kilomètres bêtement engloutis. La course à pied, ça fait gamberger.

Voyage

Pas Après Pas J’ai quand même bien envie au moins une fois de faire un marathon pour profiter du cadre autour (en fait je sais déjà lequel 😉 ). Sans montre. Sans cardio. Sans musique. A la limite un appareil photo pour prendre quelques souvenirs. En discutant, comme toi. Mais c’est vrai que j’ai du mal à imaginer me mettre dans cet état d’esprit, ça sera limite un travail sur moi 😉

Running Sucks C’est vrai que le choix de ton dernier marathon est totalement cohérent avec ton état d’esprit : Sénart, pas forcément le marathon coup de cœur. Le choix rationnel par excellence j’imagine ? Hé j’y pense, heureusement que je t’ai pas croisé sur le marathon. J’imagine comment je t’aurais gavéééé à essayer de tailler la discut’.

Panda + KoalaPAP Je crois que j’aurais un peu parlé, mais en restant concentré sur ce que je faisais. T’aurais vite pensé «bon ok, Pasaprèspas est une porte de prison» 😉

RS Quelle course as-tu en tête ? Mais dans cette optique, tu envisages de courir en deçà de tes capacités, vraiment en mode balade ? Ou de donner aussi le maximum que tu puisses donner sans cette concentration ?

PAP Ah non, je ne dis pas la course, je trouve ça sympa de garder la surprise 😉 J’envisage en effet de courir en deça, sans objectif de temps, mais avec une préparation sérieuse quand même. Et discuter, profiter différemment.

RS  Mais tu vois, c’est là la différence : moi j’ai pas couru en sous-régime. J’ai essayé de faire au mieux, mais sans me mettre dans un esprit d’Iron Girl et en profitant à fond de ma course, parce que c’est la 1ère …

PAP : Je me demande si je pourrais. Sur 10 et semi, non, rien que “techniquement” : parler, ça me pénaliserait trop la respiration. Sur marathon, c’est plus facile. Mais est-ce que j’arriverais à rester concentré ? Et surtout, ce qui m’a choqué sur le second, c’est cette anesthésie physique. J’ai ressenti deux trois douleurs ponctuelles et très localisées, mais aucune douleur musculaire, ni à ce tendon qui pourtant était un peu blessé et qui n’est toujours pas guéri aujourd’hui. J’ai l’impression que ma bulle m’a isolé de cette douleur que j’ai bien ressentie une fois la ligne passée par contre ! Donc je me demande si le 100% physique est possible avec ta démarche. Peut-être pas pour moi. On court comme on est non ?

Et je choisis quand même un peu mon marathon pour le cadre aussi. Même si Sénart, en effet, j’y suis allé pour des raisons rationnelles et pratiques : à la bonne période, pas loin, super bien organisé, plutôt plat. Le cadre, je m’en tamponnais gaiement pour sûr ! Mais initialement, je voulais faire Cheverny ! Si je peux avoir un marathon bien organisé ET le cadre, je prends. J’avais aussi prévu Nice Cannes avant de me blesser. Je suis pas complètement sado maso non plus. Les marathons en plusieurs boucles me font un peu peur par exemple. Cela dit, j’ai entendu parlé de marathons sur piste, et même si je me suis dit « il faut avoir un sacré mental pour faire ça », je dois dire que je me suis dit aussi « un jour, qui sait… ». J’en suis même à me dire qu’une fois, il faut que j’essaye de partir un peu trop vite pour voir comment je vais réagir face au mur. Bref, des envies d’essayer un peu toute la palette !

"J'me ferais bien un marathon d'automne dans les tons sang de boeuf" (true story, cette couleur existe, j'ai cherché)

« J’me ferais bien un marathon d’automne dans les tons sang de boeuf » (true story, cette couleur existe, j’ai cherché)

RS En te lisant, je comprends que ton voyage à toi pendant un marathon, il est à l’intérieur. Tu vois, un marathon sur piste, là, je ne l’envisage même pas. Plus long, pourquoi pas. Des trails, sans doute, un ultra sur route, why not, un jour … ? Mais un marathon sur piste … Pourtant, disons que c’est un peu l’essence de la course à pied. C’est le truc en mode minimaliste, épuré. Il y a tes jambes, un cerveau en ébullition et c’est tout.

En fait, ce n’est pas tant le chrono qui t’obsède, c’est la limite, non ?

PAP Le chrono m’obsède aussi. Mais disons qu’il est établi en fonction de ma limite justement. Et une fois que tu commences à embrasser la limite, avec cet état d’implication corps et esprit, c’est un trip quelque part. La vraie question que je me pose déjà c’est : quand je serai sur le déclin (ouais, je suis déjà plus tout jeune, faut pas rêver, ça arrivera bien assez vite), est-ce que la limite me suffira, malgré un chrono qui baisse? Très bonne question ma chère, je n’ai évidemment pas la réponse.

(spéciale dédicace à la génération Minikeum)

(spéciale dédicace à la génération Minikeum)

Le voyage à l’intérieur, tu as raison, c’est ce que j’avais pensé avant même de partir sur mon premier marathon, je me cite (ça pète ça…) :

“En découvrant les marquages au sol des kms (…), je comprends finalement qu’à quelques kilomètres de chez moi, à un endroit visité maintes et maintes fois, je vais à la rencontre de l’inconnu, un inconnu si familier pourtant, moi même.”

D’ailleurs le terme «trip», ça veut aussi dire voyage en anglais. Donc tout se recoupe, t’as raison. Et ça marche aussi pour des sorties cools, avec la musique, à petite ou moyenne intensité, un truc plus zen quoi. J’aime bien la versatilité du truc, je passe de Rocky à bouddha facilement en quelque sorte 😉

Et toi, le prochain (parce que t’y penses déjà, je le sais ;), tu veux faire quoi ? Le courir du début à la fin, avec le même état d’esprit ? Toujours ouverte sur les autres ? Tu ne penses pas qu’un jour tu voudras aussi voir les limites de ton corps une fois que le mental sera prêt à tout tenir ?

RS Tu as raison, je pense déjà au prochain et je le vois sous les 4h ! Il faudra sans doute que je cours plus concentrée, plus déterminée. Avoir un objectif de temps plus précis devrait m’aider. Connaître la distance aussi. Je plongerai un peu moins dans l’inconnu … Même si cette distance peut toujours réserver des surprises !

Après, j’ai l’impression que j’ai appris des choses sur moi en courant ce premier marathon. Enfin, ça confirme ce que je sais mais que j’essaie souvent d’oublier : par manque de confiance en moi, je fais souvent les choses pas totalement à fond, je garde une marge de manœuvre, involontairement. Ce n’est pas qu’en sport d’ailleurs …

Quand je faisais de l’athlétisme en club, j’ai fait des haies une année et je n’étais pas particulièrement brillante. Mon coach me disait toujours que j’avais toutes les capacités physiques mais que la limite était dans la tête. Je m’en souviens comme si c’était hier. Comment dépasser ça ? Je ne sais pas vraiment. Il faut accepter de se mettre “en danger” (expression très relative hein), de prendre le risque d’échouer, de ne pas atteindre tout à fait un objectif donné. Et puis surtout, d’avoir assez confiance en soi pour se dire “allez, je ferai tel chrono” ! Moi, quand j’annonce un chrono, tu peux être sûr que je vais le faire, je me sous-estime dans 95% des cas. D’ailleurs, tu remarqueras que je n’ai annoncé aucun chrono pour mon marathon. J’ai dit “on verra”.

PAP Je fais une différence quand même entre un premier 10 ou semi, et un marathon. Au delà de 30km, je trouve qu’on franchit un cap, ça demande de gérer plus de choses (les réserves d’énergie notamment, donc la nutrition, le ravitaillement). Sur mon premier marathon, j’étais aussi en sécurité ! Il faut dire que les erreurs se payent nettement plus cher sur longues distances, donc ça me paraît naturel d’être un peu en dedans sur le premier.

Et puis oublie pas, même si tu as fait de l’athlé, tu es “jeune” sur la course d’endurance. Et regarde pour moi, même si j’ai un peu plus d’expérience, je mets 10 minutes à mon objectif sur le 20k de Paris en Octobre dernier ! C’est pas une grosse perf, c’est surtout une mauvaise estimation. Donc je suis parfois encore loin de bien me connaître pour me donner un objectif “risqué” comme tu dis. Je m’améliore, mais c’est difficile quand on débute / progresse.

Magique

PAS Et pour ton second, as-tu « peur » que ça soit moins fort ? Tu y as déjà pensé ?

RS Il y a beaucoup de marathoniens qui m’ont dit « je t’envie » avant que je cours ce tout premier. Je crois qu’il existe une nostalgie, un truc un peu magique que je ne retrouverai pas. Mais il a été à la hauteur de mes attentes. J’irai sans doute chercher autre chose lors du second. Peut-être plus de performance au final … Ce que j’espère, c’est que je ne serai jamais totalement froide face à ce genre de course. J’en lis des CR complètement désincarnés, qui ne sont que des suites de chiffres avec un peu de sueur dedans.

C’est ce que j’aime dans ton approche. Même si elle est rationnelle et performante, elle est incarnée, humaine, plus sensible que ce que tu pourrais laisser croire...

PAP J’avais peur que le second soit désincarné. J’étais naïf franchement… Peut-être que ça peut le devenir. Mais ce n’est pas seulement quelques heures de course. C’est toute la préparation. Tout ce qui peut arriver pendant ces longues semaines, voir même avant. Ça m’a pris 2 ans pour y revenir, et à une époque, j’en étais arrivé à penser que ça n’arriverait plus, que j’étais presque … un imposteur du marathon. Que le premier avait été un coup de chance. Donc crois moi, le second a été plus fort, à cause de ça, j’en avais gros sur la patate, et aussi parce qu’autant le premier était un gros effort mental principalement, le second a été un énorme effort à la fois mental ET physique. Différent, mais tout aussi fort émotionnellement, et plus dans l’intensité. Chacun peut avoir son histoire, ils ne peuvent pas tous nécessairement être très forts, mais il y a plus à explorer que le premier laisse penser.

Et si j’ai une approche très rationnelle et performante, c’est justement pour que tout soit en place, que je n’ai plus à réfléchir, pour justement arriver à aller dans la bulle, et y rester. Là ça ne devient plus rationnel justement, mais ça demande d’avoir fait le taf avant. Le rationnel amène à l’irrationnel. Je ne me vois pas me farcir 10 semaines de boulot très rigoureux pour aligner « des suites de chiffres avec un peu de sueur dedans ». Je peux faire ça à l’entraînement. Il faut que ça reste un « trip ». On est pas foutu, physiquement parlant, pour faire 42km. Donc il faut injecter autre chose dedans, c’est une communion du corps et de l’esprit, un truc qui fait dire avant «c’est pas possible» et surtout après «mais c’est pas possible !!!».

A suivre ...

A suivre …

28 comments

  1. Je me retrouve un peu dans tes mots, notamment en ce qui concerne la confiance en soi dans le running (et la fameuse estimation des chronos).

    Apprendre à se connaitre un peu plus … C’est la seule chose qui me donne envie de parcourir un jour 42 kilomètres et des patates. Parce que la distance juste pour la « performance », ça ne m’attire pas du tout.

    Ps : LOL l’image panda/koala ^^
    Ps bis : la dernière fois que je suis partie en vacances, j’ai pris l’autoroute et je me suis dit que ce serait un endroit de dingue pour un marathon. Le marathon où tu as l’impression que la fin n’arrive jamais.

    1. C’est peut-être un peu con hein, mais je trouve qu’un marathon est un petit concentré d’une existence. Donc il se passe beaucoup de choses pendant ces 3, 4, 5 (ou plus) heures de course. Pour ma part, j’ai eu un moment de faiblesse mais j’ai aussi pu rebondir à un moment. Du coup, c’est rassurant quelque part. Tu te dis, ok j’suis peut-être un peu sensible mais je sais aussi dépasser le truc.
      Donc ouais, j’crois qu’on apprend sur soi. En fait c’est comme n’importe quelle course (où on apprend aussi beaucoup !!) mais en X10.
      Je retiens le marathon sur autoroute ^^ ! Déjà on galère dans les lignes droites alors j’imagine se taper 42 bornes sur une 4 voies. Gros gros mental là 😉

      1. Déjà les 5 km sur l’autoroute en traversant le viaduc de Millau paraissent trèèès longs. Tu cours, tu te fatigues et pourtant le décor ne change pas, comme si tu faisais du sur place. Alors 42 ça doit être l’enfer.

  2. Double commentaire, pas de jalou 😉

    Belle interview mutuelle encore une fois ! Je croise les doigts pour que le deuxième soit tout aussi prenant, je pense que c’est une réalisation à chaque fois, et que, quelque soit la raison (vitesse, dépassement de soi, accompagner quelqu’un), il y a toujours quelque chose qui fait que c’est « hors norme » et devant lequel on ne peut pas rester indifférent à la fin d’un marathon. Enfin je pense…

    Bon sinon un indice pour la localisation du next one ??? Les bookmakers en peuvent plus la !
    La question est bien entendu valable aussi bien pour PAP que pour RS !

    1. DaJo, je sais pas encore quand. Je sais pas encore où. Surtout je sais pas encore comment. Mais un jour, je vais te pourrir sur une course ! 😉

      Ça sera l’objectif d’une vie, j’abandonne l’idée du marathon en 3h s’il le faut!

      (À 75 ans ? En t’attachant les lacets ? Somnifères ? )

  3. Très sympa cette idée ! Personnellement le second et le troisième marathon ont été émotionnellement moins fort ! Même si, physiquement il y a un moment où j’ai été dans le dur, je savais que je l’avais déjà fait et que je verrais le bout ! C’est pour ça que j’ai été voir plus loin pour chercher mes limites 😉

      1. Si, si mais au départ de mon 2ième et 3ième marathon, le mental au top, je savais que j’allais franchir la ligne (sauf pépin). C’est pour ça que me suis lancé sur un trail de 53km puis sur un 6h. Mais en lisant votre article, vous avez soulevé un point qui m’a interpellé : l’implication. N’étant pas un régulier de l’entrainement sur ces 2 dernières préparations, je pense que je n’ai pas forcement mis l’énergie nécessaire à ressentir ce flot d’émotion à l’arrivée ! ( contrairement à ce que j’avais mis dans ce p***** de Marathon du Mont Blanc)

      2. Pour moi, le marathon c’est la course ET une prépa super rigoureuse. Je prends mon pied dans la prépa aussi franchement, à être bien rigoureux, à me taper les sorties même dans le temps de merde et le froid, à sentir que tout se met en place (mais là je commence à parler de la 3ème partie 😉

  4. « j’ai appris des choses sur moi en courant ce premier marathon (…) : par manque de confiance en moi, je fais souvent les choses pas totalement à fond, je garde une marge de manœuvre, involontairement. »

    Je vois bien ce que tu veux dire, au moins pour ce qui concerne le sport. C’est plus confortable de partir ainsi et c’est aussi beaucoup plus raisonnable pour un premier marathon, du moins je pense.

    Pour le premier, je crois qu’il faut juste « vivre bien » l’expérience et se donner des références personnelles, tant pour la préparation que pour la course proprement dite. Et je crois que ces références doivent être visées prudemment pour une jeunette comme toi, sinon tu risques de ne jamais voir la ligne de départ (blessure ou burn-out durant la prépa) ou la ligne d’arrivée.

    Une fois que tu as ces références persos, tu peux bâtir dessus. Çà prendra peut être un peu plus de temps si la marge de sécurité est importante mais, à 25 ans, tu as le temps pour toi et ce qui compte, c’est le plaisir que tu en tireras tout au long du chemin (jeune Jedi, n’oublie pas que l’ennemi du plaisir en course à pied, ce sont les blessures et la gamberge qu’elles peuvent provoquer…)

    1. Merci pour ces conseils bien sages maître DaJo (ça sonne très judoka ce pseudo). J’ai tendance à oublier parfois que sur l’échelle de la course à pied, je suis encore au tout début. J’ai beaucoup de choses à apprendre. Parfois même, j’ai presque envie de prendre mon temps, de ne pas progresser trop vite, de ne pas arriver trop rapidement à ce moment où tu stagnes, où battre ses records devient plus dur.
      Comme tu le dis, je suis en train de construire des références … Et j’ai tout le temps de progresser. Et en effet, la blessure est un truc qui me fait bien flipper. Je suis très attentive là-dessus.

  5. « Comment dépasser ça ? Je ne sais pas vraiment. Il faut accepter de se mettre “en danger” (expression très relative hein), de prendre le risque d’échouer, de ne pas atteindre tout à fait un objectif donné. »

    Entièrement d’accord avec toi. Je me suis fait cette réflexion à plusieurs reprises ces dernières années…

    Certes, la « mise en danger » est relative mais, quand tu t’investis beaucoup dans ta préparation (c’est la condition si tu veux voir jusqu’où tu peux aller) physiquement mais surtout mentalement comme l’a fait PAP, çà peut laisser des traces si tu ne peux aller au bout de la dite prépa, si tu dois jeter l’éponge avant même de combattre parce que tu t’es blessée toute seule à l’entraînement sur les quais de Rouen.

    Dans ce cas, tu peux avoir l’impression d’avoir fait des semaines de prépa pour rien, d’avoir investi à perte une portion de ta vie personnelle ou sociale sans avoir trouvé les réponses que tu cherchais. A mon sens, c’est celui-ci le véritable danger, pas d’échouer le Jour J à atteindre un objectif de chrono qui aura eu le mérite de te motiver le temps de ta prépa.

    A contrario, quand tu vas au bout et que tu atteins ton objectif comme l’a fait PAP, alors là, c’est le jackpot 🙂 .

    Bref, dans une optique de performance, si j’étais un banquier, je dirais que tu as le choix entre un « marathon livret A » (risque quasi-nul mais rapport plus limité) et un « marathon PEA » (risque de perte en capital mais gain potentiel plus important)… Quel type d’épargnante es-tu ? 😉

    1. J’adore l’analogie bancaire ! Je crois que je suis encore sur le livret A là, même si j’ai quand même investi beaucoup de temps et de pensées là dedans … Mais je ne m’étais pas mis la barre très haute donc peu de risque de déception (le pire aurait été que je ne prenne pas le départ … Le reste, du moment que je finissais en moins de 4h30, ça me suffisait) ! Je dirais donc que je suis livret jeune : risque zéro mais taux d’intérêt quand même intéressant. C’est con parce qu’après 25 ans, on n’y a plus le droit. J’vais donc chercher un placement à mi-chemin entre les deux 😉

  6. Tiens, je pensais avoir laissé un petit commentaire mais en fait non. Bon du coup j’en ai profité pour relire ce billet, et j’aime toujours autant cette série de réflexions post-marathon. Je suis rassurée de lire tous ces questionnements et toute cette profusion de sentiments complexes liés à la préparation et à la réalisation du marathon, ça rend cet exploit plus humain et plus « palpable » si je puis dire ! Je vais m’en faire une petite compilation perso pour le jour où j’arrêterais la date de mon premier marathon 😉

    1. Ahaaaaaa tu envisages déjà le marathon ? Yeees ! Bon, peut-être pas tout de suite tout de suite j’imagine, mais tu te projettes. C’est cool !
      Disons que c’est une course qui te laisse le temps de faire marcher ton cerveau. T’es obligé de gérer intelligemment déjà, si tu veux pas mourir sur le bas côté. Et puis tu as tellement le temps de réfléchir pendant 3, 4, 5 heures (et pendant les longues heures de prépa !) … Que bon, y’a matière !

      1. Tu m’étonnes !! Tu dois avoir pas mal de choses qui te passent par la tête …
        Dans un futur très (très !) lointain, oui en effet je peux pas m’empêcher de penser au marathon … ! J’ai un gros paquet d’objectifs plus proches mais disons que si aujourd’hui, je devais pointer ZE dream, ça serait ça 🙂 parfois je culpabilise un peu lol, du genre « mais ma pauvre tu y arriveras jamais arrête de penser à ça », mais au final je me dis « oh et puis zut, faut bien avoir un peu d’ambition dans la vie ! » :p

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