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Remonter la pente de la non-motivation : minis défis et fractionnés plaisir

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Tel le saumon frétillant mollement dans l’estuaire marin, je m’évertue inlassablement à remonter la rivière de la non-motivation. Ce qui n’est pas une mince affaire, l’énergie nécessaire à ce dessein étant inversement proportionnelle à celle dont on a généralement fait preuve avant de l’entamer.

Sortie d’hibernation runnesque

couch_potato

J’étais là, tranquilou, courotant sans but apparent et mangeant plus que de raison pour affronter la rudesse de l’hiver ; quand soudain j’entendis au loin le tintement des médailles en toc et le froissement du dossard épinglé. La saison des compétitions approchait.

Armée de mon instinct de compétitrice et poussée par mes congénères, j’entamai alors cette longue remontée vers le sacro-saint pic de forme.

Etape 1 : se fixer des mini-défis

Non parce que « No Pain, No Gain », c’est bien mignon. Mais y’a des fois où juste, t’as envie de dormir, larver, manger des chips. C’est naturel : les marmottes hibernent, les écureuils font des réserves,  les saumons se goinfrent dans la mer, les humains regardent Top Chef et bouffent des chips (on y revient).

Je n’ai pas dérogé à la règle, bien qu’ici en UK je doive me contenter d’un vague concours de coiffeurs amateurs sur BBC Three. Pour compenser, je suis forcée d’admettre que question chips, l’offre est large et variée.

True story.

True story.

BREF. Pour sortir de ma torpeur, il m’a fallu me fixer des mini-objectifs. Le premier consiste à courir 4 fois dans la semaine. Sans râler de préférence. Je vois d’ici vos sourires narquois mais que je vous explique : dans 2 semaines, je suis censée commencer un plan d’entraînement à 5 séances/semaine, que j’avais retenu dans un moment de frénésie démesurée. Or, ça fait quelques temps que je me balade à 3 sorties/semaine. Le fossé est (trop) grand et je vais certainement réajuster à la baisse mais j’ai envie de bien me préparer quand même. Alors, il faut se remettre dans le bain !

L’avantage d’un tout petit défi comme celui là, c’est qu’il t’acclimate doucement à la température de l’eau sans te noyer d’entrée de jeu dans un courant de malade (cf. métaphore saumon. Faut suivre, merde).

Etape 2 : le fractionné ludique

« Le mieux est l’ennemi du bien » dit le proverbe.

Comme je suis une fille plutôt arrangeante, je ne voudrais pas froisser la sagesse populaire. Alors, plutôt que de chercher à tout prix LA séance parfaite et de finir par me résigner à ne rien faire parce que la flemme, je me programme des fractionnés qui font plaisir.

Par exemple, au lieu du Highlander-Style « 2 fois 12X30’’/30’’ à fond », je me contente du plus sympa « 12X30’’/30’’ juste-en-allongeant-la-foulée ». Ca défoule, ça fait pas vraiment mal et on est quand même content de son allure.

Au fond, je reboot mon cerveau en remplaçant la donnée « fractionnés = souffrance, caca, douleur, nul » par « fractionnés = bonheur, allégresse, papillons ». Comme ça, il sera chaud-patate pour se donner à fond quand il le faudra, le cerveau.

Malin hein ?!

Ours = canapé, maladie, Burger King, blessure, flemme, etc.

Ours = canapé, maladie, Burger King, blessure, flemme, etc.

22 comments

  1. Je suis entièrement d’accord avec toi, et je te félicite pour ce bootage de marmotte hors de son lit ! Te fixer des petits objectifs, mais quand même importants, est important, et c’est très motivant. Merci pour cet article, à mon tour de checker mes futurs objectifs 🙂

    1. Hé ouais, j’trouve qu’il y a un subtile équilibre entre objectifs trop ambitieux qui démoralisent et objectifs trop easy qui boostent pas assez. Je suis encore en train d’ajuster les curseurs … ! Bon courage à toi 😉

  2. C’est intéressant cette technique d’auto-manipulation. Un peu comme si tu jouais aux echec avec toi-même en faisant semblant de ne pas connaître la stratégie de ton autre toi.

  3. c’est bien de t’y remettre comme ça.
    pourquoi ne pas aussi tenter des pyramides / fartlek en nature à la place du fractionné ?
    15 / 30 / 45 / 1 / 1’30 / 1 / 45 / 30 / 15 deux fois de suite, une bonnen récup égale au temps d’effort.
    Tu te mets juste à courir vite, quelque soit le terrain et la pente pour sentir la vitesse !

  4. Tu as raison d anticiper l augmentation de tes séances par semaine, je m étais fait mal en passant de trois à cinq sans transition… Et 3 semaines plus tard patatras……

    1. Rah, je pense pas que ça suffira … Dans l’idée, je voulais intégrer doucement une 5ème séance/semaine de temps à autre. En vrai, j’ai supprimé la 4ème huhu.
      Du coup ton expérience confirme mon impression, j’vais y aller mollo. Encore une fois, le mieux est l’ennemi du bien.

    1. Ah merci, enfin quelqu’un qui souligne ça, j’en étais teeeellement fière ! Spécialement ce petit ourson malin qui guette le poisson, je trouve que ça image plutôt bien l’expression « être coupé en plein élan » ^^ !

  5. Hu hu hu hu ! J’adore tes associations d’idées. Les anglo-saxons se sont arrêtés aux chips niveau offres apéritives, tu as remarqué ? Il n’y a rien d’autres… on trouve aussi du popcorn à toutes les sauces ici, en plus des chips. J’aime pas les chips, c’est pour ça que je râle. Et puis parce que j’aime bien râler aussi, soyons honnête. Et sinon, le concours de coiffeurs, seriously ?? Ca, ça vaut mon Bachelor nan ? D’ailleurs, c’est fini, mais, ils vont enchainer sur la Bachelorette… on n’est pas sauvé ! Heeeuuu je me reconcentre, on est sur un blog de running ici, alors je vais trouver un truc intelligent à dire : pour un peu de vitesse sans y aller à reculons tu peux tenter le « Fartlek surprise » (c’est moi qui appelle ça comme ça…) si ton playboy personnel est avec toi. Pour chaque repeat, c’est l’un après l’autre que vous décidez quand ça commence et quand ça s’arrête. Du coup, tu sais jamais quand ça commence et quand ça finit. Si tu es seule, tu prends des repères visuels (exemple : hop là, à fond jusqu’au prochain banc ! youhou !!). Voilà voilà, c’était ma contribution intelligente…

    1. Mais j’adoooooore quand tu me parles de chips en réalité ! Perso, j’aime les chips donc ici c’est un peu le paradis MÊME SI, c’est vraiment junk-food et que j’essaie de me limiter au maximum. A la place, on mange des olives vertes, c’est mieux non ? Bon … J’ai trouvé du saucisson au marché International le week-end dernier aussi, mais il est franchement décevant.
      Sinon le concours de coiffeurs doit surpasser The Bachelor je pense … Enfin, les concurrents sont plutôt talentueux mais regarder des gens faire une coupe au bol bon, c’est moyen palpitant !
      Et pour finir j’adooore cette idée de fartlek surprise ! Je vais tenter de convaincre mon playboy personnel, ce serait fun. Mais il prend de l’avance sur moi là, je sais pas si je vais pouvoir gérer l’écart ^^.

  6. Eh RS ! C’est vachement bien écrit je trouve. T’as fait encore un effort supplémentaire je trouve. Bravo.
    Et pour la théorie des petits défis/objectifs pour ma part, je ne crois qu’en ça ! Vamos.

    1. C’est sans doute parce que j’ai écrit à minuit dans mon lit … Non en vrai j’ai essayé de m’appliquer pour une fois, contente que tu le remarques. On est très (très) loin de la grande littérature néanmoins ;). Sinon pour les objectifs ouais, je me rends compte de ça. En gros, mon seul et unique BIG objectif de l’année est trop loin pour que ça me motive suffisamment. Au contraire, ça me décourageait plus qu’autre chose. Donc faut que je découpe, que je prenne des détours, des intermédiaires pour y arriver (ou pas, mais ça, c’est une autre histoire).

    1. Mais oui, si je continuais comme ça, j’allais droit dans le mur : j’allais entamer un plan déjà saoulée/démotivée. C’est pas possible ! Même si le plan est court (5 semaines), il va être assez difficile je pense (beaucoup de frac, normal pour préparer du 10K) donc il faut le débuter en pleine possession de ses moyens 😀

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