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Tendance running : un décryptage

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J’ai fait ma petite enquête sur Twitter en posant cette question volontairement très ouverte « Si je vous dis « mode » et « running », ça vous inspire quoi ? ». On m’a beaucoup parlé de vêtements, de rose, de couleurs flashy. On m’a aussi parlé de superflu, de « je ne me sens pas concerné(e)», de marketing. Enfin, on a rapidement cité une certaine marque au swoosh, comme une évidence à l’association de ces deux mots. Quoi qu’il en soit, on m’a essentiellement parlé d’apparence.

Les trois piliers de la tendance running

Le running est à la mode entend-t-on partout. C’est vrai, les bloggeuses mode se (re)mettent à courir (ou à parler du fait qu’elles courent), des blogs sport/mode commencent à fleurir, toutes les marques de prêt-à-porter féminin lancent leur collection « sport ». Les garçons ne sont pas en reste non plus : fans de sneakers, sportifs branchés et high-tech, urbains portés sur le sport « fun et communautaire », tatouages « No Pain No Gain » … Tous courent plus ou moins et surtout, le font savoir. La tendance reste malgré tout très féminine. Les femmes courent de plus en plus et les géants du marché l’ont bien compris : fringues, courses pour femmes, médias pour femme. Une cible très chouchoutée, si bien que sur Twitter, un garçon fait remarquer qu’il se sent un peu oublié.

Je crois que trois aspects fondent cette tendance : l’apparence, le communautaire et le fun.

Apparence : t’es beau quand tu cours

esthetique runJe suis plutôt jeune, j’aime bien m’habiller et je ne cours pas depuis très longtemps. Pourtant, je me sens parfois déjà un peu ringarde avec mes tenues de course « classiques ». J’achète des choses qui me mettent à peu près en valeur mais devant une offre pléthorique, mon esprit utilitaire me résonne à chaque fois : « tu as assez de t-shirts/shorts/collants de course à pied ». J’ai donc peu de vêtements de running et ils ne mettraient pas en transe une fashionista.

Sauf que. Le vêtement sportif n’est plus qu’un simple outil technique dont les principales qualités sont le confort, la praticité et la durabilité. Le vêtement sportif devient le reflet d’un style, d’un mode de vie, d’une personnalité presque.

Le sport n’est plus un terrain où seul l’engagement s’exprime. Le bon goût (et le porte-monnaie) ont aussi leur mot à dire. Les marques l’ont bien compris et osent des design de plus en plus audacieux et variés. Elles offrent la possibilité de se « démarquer » par son style en faisant du sport. Tout ça a évidemment un coût. Même si une offre bon marché se développe, on tend vers l’accumulation. Une tenue par humeur, ou presque.

Communautaire : bienvenue dans le crew

crew run« 77% des pratiquants courent en solitaire, nous ne pouvons donc pas réellement parler de communauté. » écrit la FFA en commentaire de son enquête « Usages et Attitudes de la Course à Pied ». Ce que la FFA n’a pas l’air de considérer, c’est le pouvoir du web. Cet aspect communautaire s’épanouit essentiellement sur la toile : blogs, réseaux sociaux. On y partage entraînements, conseils, performances … Mais aussi, depuis peu, achats et tenues stylés. Le coureur à pied d’aujourd’hui est dans la mise en scène de lui-même et de son « lifestyle ». Pas étonnant ceci dit, les nouveaux coureurs sont des « digital natives », le web est leur terrain de jeu, ils connaissent parfaitement les codes de la communication et du marketing. Mieux, ils savent les mettre en œuvre pour leur propre « personnal branding ».  Pour ça, ils sont fortement aidés par une marque, toujours la même, qui a réussi à créer une véritable communauté de trendy runners. Une armée de porte-drapeaux d’autant moins coûteux qu’ils consomment beaucoup.

On n’appartient plus à un club mais à un « crew » ou à une « team » avec lesquels on échange à distance même si on court le plus souvent seul. On se motive ensemble et surtout, on inspire (ou on essaie d’inspirer) les autres.

Le fun : courir mais pas que

flash-runJe crois que le coureur à pied d’aujourd’hui n’est pas anti-performance. Il aime se dépasser, s’améliorer, battre ses chronos. Mais il n’a pas envie de s’ennuyer pour tout autant. Alors, il mixe dans son calendrier de courses des épreuves classiques et des événements orientés « fun run » : courses dans la boue, à obstacles, colorées, nighclubées, et que sais-je encore.

Tous ces événements ont un dénominateur commun : leur coût, souvent élevé. Mais leur succès est la marque évidente qu’ils répondent à un besoin, à une envie du moment.

Dans un autre registre, le coureur d’aujourd’hui va préférer les courses dont l’attirail marketing est en accord avec ses propres codes. Jolis goodies, communication actuelle, visuels sexy, site web tendance … L’entente gymnique de Saint-Paulin-En-Ariette a du souci à se faire.


Et alors ?

Alors oui, courir est à la mode et le coureur devient branché, hype, tendance, stylé, connecté. Et alors ? Tant qu’il reste de la place pour les coureurs plus classiques, tant que personne n’a « honte » d’aller courir dehors parce qu’il/elle ne sait pas accorder un foutu collant avec un t-shirt, tant qu’il existe encore des courses toutes simples et « petits budgets », tant que les marques continuent leurs lignes de vêtements plus classiques mais moins couteuses … Alors on peut très certainement cohabiter.

C’est certain, les équipementiers et organisateurs de courses se frottent les mains. Ils poussent à toujours plus de (sur)consommation et testent les limites psychologiques de nos portes-monnaie. Libre à chacun de jouer le jeu. Ou non.

Je ne me sens pas appartenir à cette tendance et je suis loin d’être la seule. Jusqu’à peu, elle m’agaçait un peu, sans que je puisse expliquer pourquoi. J’avais la sensation qu’une faune de modeux venait envahir mon terrain de jeu, comme si la plus belle du collège se mettait à gagner le cross. Merde, c’était mon truc à moi ! Ouais, en fait, j’étais peut-être un peu jalouse de tous ces gens beaux et bien habillés. Mais sans rancune les gars, je veux bien vous prêter un bout de bitume. Par contre, par pitié,

MOLLO SUR LE SWOOSH.

52 comments

  1. Bien vu. J’ai passé l’âge d’appartenir à un crew et je cours la quasi totalité de mes séances seul (compliqué de s’organiser pour faire autrement), dans la plus grande ville de France. Pourtant j’appartiens bien à une grande communauté.

    1. Oui, à une grande communauté et aussi à une plus petite de « coureurs blogueurs » avec la Runnosphère. La différence, c’est que c’est une équipe/communauté créée par vous-mêmes et que ce qui vous rassemble, c’est une passion commune, pas une marque. Parfois, j’ai la sensation que l’omniprésence des marques anesthésie un peu l’esprit d’initiative. On attend que quelque chose apparaisse … Sans réaliser qu’on peut aussi être acteur du truc !

  2. Sympa cet article.
    Moi aussi je cours seul, c’est peut-être égoïste mais j’aime être tranquille et faire l’entrainement que je souhaite.
    Sinon pour la mode, je suis intermédiaire. Je peux mettre n’importe quoi pour un entrainement sous la pluie, mais pour le jour J, j’essaye de trouver la tenue adéquate. C’est pas encore ça, mais j’y arrive.

    1. Pareil, je cours souvent seule sauf exception pour accompagner quelqu’un de temps à autre. Mais quand tu as envie de suivre un programme et/ou de juste passer en mode « running méditatif », c’est quand même sympa de courir seul.
      Pour ce qui est de l’aspect « mode », je me rends compte aussi que je fais de plus en plus attention. Attends, j’ai appris à faire des coiffures pour courir, c’est pas rien ^^. M’enfin à part chercher à avoir un haut et un bas à peu près assortis, ça cherche pas bien loin …

  3. Ton article est très juste ! Je suis totalement dans la cible et j’en aurais presque honte à te lire MAIS je suis quand même bien consciente du côté marketing derrière 😉

    J’aime bien cette marque parce que leurs produits sont bons et pour avoir testé aussi d’autres marques moins tendance (peut-être pas les bonnes ceci-dit) cela n’a rien à voir. Après c’est clair que c’est mille fois trop cher, à la limite du scandaleux, je dois attendre les soldes ou les promo pour m’offrir ce dont j’ai besoin.

    Pour l’esprit de team ça m’aide beaucoup à avancer les jours où la motivation n’est pas là, un p’tit coup sur instagram ou twitter et hop c’est reparti. Encore une fois le côté marketing est omniprésent et il n’existe pas une page sans un bouton « boutique » très visible et accessible, on est d’accord… Au début je pensais à une mode, mais c’est ce côté équipe et communauté qui m’a permis de m’accrocher quand ça n’allait pas, quand j’avais mal, quand je faisais des perf de merde… Et même si aujourd’hui ça roule et je n’ai plus besoin de ça pour avancer et me challenger, j’oublie pas que ça m’a aidé 😉

    Alors promis on partage le bitume et je ferais un effort sur le swoosh 😉

    1. Salut Pénélope !
      Yes, c’est aussi pour ça que j’essaie de me nuancer au maximum (même si c’est pas toujours simple). Honnêtement, je fais une overdose de Nike parce que je vois leur logo partout et que j’en entends parler tout le temps sur le web. MAIS il faut avouer qu’ils sont très compétents dans leur domaine : les fringues sont de très bonne qualité et sont vraiment très jolies. Après, ils testent la capacité des gens à payer pour ça, c’est de bonne guerre dirons-nous. Ils sont aussi très forts parce qu’ils ont su fédérer. Bien sûr, c’est aussi parce qu’ils ont des moyens colossaux … Mais d’autres marques ont des moyens équivalents et n’ont pas réussi. Donc j’admire quand même cette double compétence métier d’équipementier/marketing « communautaire ». C’est clairement l’Apple du sport !
      Mais du coup, peut-être devrions-nous nous poser la question de comment on est arrivé à dépendre d’une marque pour se rassembler autour d’une passion commune ? C’est plus ça qui me gêne au final…
      Et pour finir, c’est vraiment le « trop plein Nike » qui m’agace un peu, pas les individus 😉

      1. C’est juste 😉 Même en faisant partie du truc je fais un peu une over-dose aussi.

        Peut-être parce que ce n’est pas une passion pour tout le monde au départ ? Je me base (encore…) sur mon cas personnel mais je n’ai pas commencé à courir par plaisir mais pour perdre du poids. Aujourd’hui j’ai perdu, j’ai changé mon style de vie, mon alimentation et je cours par plaisir : que de chemin parcouru en 1 an !

        Après il y a plein d’autres sites communautaires de CAP plutôt sympa et sans trop de market derrière, je m’y intéresse de plus en plus 😉

    1. Nan parce que si Geri avait été sportive, Mel C n’aurait jamais existé quoi. Et on aurait joué quelle Spice Girl quand on avait 10 ans hein ? Qui peut me le dire ??

  4. Très bon article, je m’y retrouve beaucoup. Je ne suis pas une coureuse fashionista, sans être non plus en jogging façon rocky, et n’ai pas non plus le budget pour.Les produits techniques sont déjà assez chers, alors le look leur donne un prix prohibitif. La course est pour moi un investissement personnel plus que matériel.Un jour, un vendeur qui voyait que je connaissais bien les chaussures de running m’a proposé de jeter un oeil à une nouvelle marque féminine qui mise tout sur les finitions look pour que « je me sente plus femme en courant « (je cite le vendeur). Ca m’a bien fait sourire
    sourire. Comme si je courais pour être
    féminine (et pour dépenser 60euros dans un short..)
    Je ressens la même chose que toi, à savoir être un peu envahie par une nouvelle catégorie de coureurs, mais c’est vrai qu’il n’y a personne à blâmer pour ça, et tant qu’on n’empiete pas sur nos plates bandes et qu’on peut toujours courir simplement où on veut comme dans des petites courses qui soutiennent des associations, ça me va.

    Au passage, les courses entre femmes c’est un peu lourd à la fin. Personnellement je préfère les courses mixtes, plus de challenge (et de testostérone ahah)!

    1. Ah les courses féminines … Voilà un débat qui me fait m’enflammer un peu trop aussi ! Je suis vraiment tiraillée : à la fois je trouve que c’est un retour en arrière de chercher à supprimer la mixité sur les courses … Et à la fois, face au succès qu’elles rencontrent, j’ai envie de comprendre pourquoi. Pourquoi ça marche autant ? Pourquoi les filles se ruent sur ces courses entre filles ? Mais en même temps, tous les trucs « running pour filles » marchent. Y’a un esprit à moitié communautaire autour du genre qui est très très fort. Girl power, en rose et « entre nous » quoi. (Ravie de découvrir ton blog, au passage !)

  5. Le truc des fringues c’est un peu comme tout. Y en a qui aiment bien en avoir plein et être toujours au top de la tendance, y en a d’autres qui voit ça de manière plus « durable ». J’ai quelques trucs jolis que j’aime bien, mais sinon au final j’ai assez peu de fringues de sport, plutôt des trucs longuement choisis que je compte garder un moment (donc cher). ^^
    La crew, je peux pas dire grand chose parce que mon blog sport est un peu fait pour ça. Deux filles à distance qui se motivent en racontant leurs déboires et réussites.
    Mais en fait j’ai l’impression que ce n’est pas courir qui est à la mode, c’est plutôt d’être un coureur.
    C’est limite corporate vu le nombre de fois où j’entends des gens me dirent qu’ils ont fait un marathon juste pour le mettre sur leur CV. Communiquer qu’on est coureur c’est montrer une certaine mentalité et un style de vie qui est valorisant.

    1. Ah bah après le « crew », c’est pas vraiment une critique. D’ailleurs l’article ne se voulait pas (trop) critique dans l’ensemble, même si c’est un peu raté quand je me relis et quand je vois les réactions ^^. L’idée de faire du sport un moment où on se rassemble et où on échange, je trouve ça top. Après, comme je disais à Pénélope plus haut, ce qui me chatouille c’est pourquoi on a attendu qu’un géant de l’industrie sportive nous donne les outils pour (autant) nous rassembler ? En fait je sais pas, j’avais la sensation que la course à pied était, y’a pas si longtemps, encore un peu préservée de la surconsommation et ça m’allait bien. M’enfin bon, je vieillis, je deviens chiante j’crois.

  6. Super article ! Je cours toute seule 95% du temps, je n’aime pas trop courir en groupe… à deux ça passe encore mais je considère que c’est mon moment à moi, donc j’aime bien être seule.
    Pour l’aspect fringues, c’est clair que il y a eu un changement énorme ces derniers temps. Je fais partie des gens ayant cité Nike comme marque associant sport et mode, mais à côté de ça je n’achète pas leurs produits (bon sauf une paire de baskets et un sweat en méga soldes) parce que c’est BEAUCOUP trop cher pour des fringues dans lesquelles je vais suer, mais aussi parce que je n’adhère pas spécialement à l’esprit de la marque en fait. Je trouve leurs fringues belles mais tout ce côté « communautarisme » me plaît moyen, leurs courses à prix exorbitants et pour en mettre plein les yeux ne m’ont jamais attirées… Je ne juge pas du tout les gens qui y participent, mais personnellement ce genre de rassemblement n’est pas pour moi… vive les courses paumées héhé !

    1. Disons qu’ils utilisent des techniques fort efficaces mais un peu trop intrusives et orientée « fashion » pour moi. Bon et puis ils mettent le paquet sur le « running féminin » et ça a vraiment le don de me hérisser. Sous couvert de « ouais, les filles, vous êtes trop fortes, courrez toutes ensemble et appropriez-vous la nuit » … On cherche juste à prendre la maaaximum de parts sur ce marché très juteux. Le pire je crois, c’est l’aspect hypocrite de leurs techniques : vous, les coureurs « lambda », vous êtes nos stars, on vous organise des courses, des événements, vous êtes la communauté, on vous aime, coeur coeur coeur … Mais par contre, quand faut mettre des gens sur des photos pour illustrer toutes nos super actions, on choisit pas n’importe qui hein. Les plus jolies s’il vous plait. En gros, vous êtes mignons vous faites le buzz mais poussez-vous un peu, on vous veut pas non plus sur le visuel.

  7. Fine analyse. Je me sens complètement visée.
    Je ne suis pas certaine que sans cette « communauté » j’aurai continué le running. Je suis de celle qui commence un truc le lundi, qui traine la patte dès le mardi et qui généralement arrête le mercredi. Je suis pleine de bonne volonté mais je manque cruellement de volonté… Alors oui Nike est une marque très maline, qui sait rassembler les modeux, les apprentis runners et les confirmés au portefeuille plutôt bien rempli (enfin, question de priorité). Parfois je me dis que je ne suis pas dupe, bien sûr que Nike se sert de moi, mais consciente de ça j’ai l’impression de tirer moi aussi profit de l’échange (les sessions parisiennes d’entrainements gratuites notamment). Je sais que l’hiver le jeudi soir dans ma banlieue je n’irai pas courir seule la nuit. Là le jeudi soir je vais courir avec une centaine de personnes et cette impression que la ville et la nuit nous appartienne (tiens si je m’inscrivais à WOTN?! je plaisante, c’est déjà fait…). Là où je ne maîtrise plus du tout les choses, c’est quand j’ai besoin d’une paire de baskets, et je je sais qu’avec mon hallux valgus ça va être la galère. Alors je me souviens que lors d’une session du jeudi on a eu l’immense honneur de tester la dernière paire X et que j’ai couru 7km direct sans avoir une seule ampoule. Du jamais vu ! 160€ la paire… Je ne l’ai pas acheté mais déjà je sens clairement que Nike domine.

    1. Yes, je pense sincèrement que la plupart des gens ont complètement conscience du marketing derrière et savent tirer parti de tout ça. C’est aussi pour ça que je nuance en disant « ouais ok, chacun fait ce qu’il veut » finalement. Mais du coup ça m’intéresse : y’a très certainement des clubs d’athlé ou des groupes/sessions running à Paris ? Y’en a même bien plus qu’ailleurs en France ! T’as jamais eu envie de te tourner vers ce genre de truc ? (Je te demande parce que j’ai vraiment envie de comprendre pourquoi les sessions organisées par Nike fonctionnent et pas d’autres !)

      1. Oui il y a un club d’athlé dans ma ville de proche banlieue parisienne, mais ce n’est pas pour moi. Je suis là pour m’amuser, je ne suis pas du tout au niveau pour intégrer un club… Le discours qui me séduit chez Nike, puisqu’on parle de cette marque, c’est « tout le monde peu le faire, entraine-toi un peu et tu verras toi aussi ». Parce que moi je n’ai jamais été sportive, je n’ai pas envie de me ridiculiser complètement et ces sessions sont justement là pour les gens qui ont envie d’essayer, de s’amuser, sans se prendre trop au sérieux, et mine de rien ça permet de progresser doucement. Si on commence à courir sérieusement, je pense qu’on laisse un peu de côté ces sorties… Mais moi ces sessions m’ont permis de rester motivée pour ce premier hiver en tant que « runneuse ». Sinon j’aurai certainement lâché!
        Juste pour que ce soit clair, il y a pas mal de petites choses avec lesquelles je ne suis pas super à l’aise non plus mais comme je te disais j’ai l’impression de tirer un peu parti de cet échange moi aussi donc le contrat me va pour l’instant.

  8. J’aime beaucoup ton approche, et je la comprends. J’ai longtemps eu un peu de mal à me trouver crédible en tant que coureuse, peut-être parce que moi-même je reste circonspecte face à certaines personnes qui déclarent adoooooooorer le running (et pas la course à pied, c’est moins cool), surtout avec leur crew (le mot « groupe » a-t-il été interdit sous peine d’obligation de porter des baskets kalenji ?). Comme si être un coureur (ou faire semblant) était devenu bien plus important que courir…

    Comme tu le dis, ils ne nous enlèvent rien. Toutefois, le côté sport à la mode m’ennuie un peu. Parce que ce qui est une mode ne dure pas, ils arrêteront dès qu’il y aura une nouvelle mode, un nouveau sport in. Alors dans ma tête, je finis par croire aux déclarations quand la personne (la fille ?) court depuis déjà un bout de temps, et qu’elle ne pleure pas si son haut et son bas ne sont pas assortis…

    Pour parler un peu de Nike, je comprends ton ras le bol, qui est devenue la marque des blogueuses branchées. Leurs courses coûtent une fortune, et ils utilisent les blogueuses pour saturer les réseaux sociaux. Même si ça m’énerve un peu beaucoup, je dois reconnaitre qu’ils sont super forts et que j’apprécie vraiment leurs produits (enfin, pas trop les chaussures, asics power).

    Enfin, peut-être qu’il faut parfois se recentrer sur sa pratique de la course à pied, parce qu’au fond c’est ça qui compte.

    Merci pour cette réflexion 😉

    1. « Le mot « groupe » a-t-il été interdit sous peine d’obligation de porter des baskets kalenji ? » ahaha bien vu ! C’est marrant ce que tu dis à propos de la différence « être un coureur »/courir, Uty un peu plus haut parle de la même nuance en ajoutant que certains courent des marathons pour pouvoir le mettre sur leur CV. Ça me semble foufou. On fait des choses pour appartenir à une communauté (et donc s’en attribuer les valeurs) plutôt qu’on appartient à une communauté parce qu’on fait des choses. Y’a un truc qui s’est renversé en fait ! Mais je sens que le grand groupe « coureurs » se fragmente. Je finis par me sentir plus proche des traileurs (alors que j’aime le bitume d’amour) que des « trendy runners » qui sont pourtant bien plus proches de mon environnement de course naturel ^^. Y’a trop de mise en scène, trop d’esthétisation du truc, trop de diktats sous-jacents, trop de raccourcis, trop de féminisation du truc, trop d’opportunisme économique derrière tout ça. Et ça finit par sentir le faux …

  9. Gloups, j’ai vraiment l’impression d’être « off » et ne comprends pas pourquoi Nike est au centre des échanges ?
    Par chez moi, que ce soit au niveau des évènements ou des frinques de runners, cette marque n’est pas plus présente qu’une autre.
    Qu’a-t-elle fait de spécial en matière de « crew » ou « team » ?

    1. Ah bah tiens, ça fait du bien de sentir que tout ça ne reste qu’un phénomène de surface ! En fait, si tu n’es pas très présent sur les réseaux sociaux et sur la « blogosphère », tu n’en entends pas trop parler finalement. Je sais pas où t’habites mais c’est aussi sans doute un truc assez parisien (bon, je suis pas parisienne du tout mais je traîne beaucoup trop sur le web héhé). En fait, Nike a crée une véritable communauté autour de ses services : une application mobile pour courir, des sessions groupées organisées à Paris essentiellement … Mais aussi une application et des sessions d’entraînement orientés fitness. Et ils ont organisé une course féminine « We Own The Night » pour laquelle ils proposent aussi des sessions d’entraînement. Tout ça est très très très (TRÈS) présent sur les réseaux sociaux (Twitter et Instagram notamment). Il y a aussi la possibilité de monter des « crew » spécifiques pour la course et tout le monde en parle encore et encore et encore. Du coup, tu as la sensation que Nike sature complètement l’espace …

      1. Effectivement, j’habite loin de Paris ; le bout du monde même (Finistère). Et je ne suis pas mécontent d’échapper à cette « emprise Nike » qui sévit sur la capitale.
        Ici, la course à pied n’est pas encore polluée par un tas de considérations marketing. La seule tendance running que j’identifie est le parisien(enne) qui court avec son ciré jaune et ses bottes caoutchouc quand il pleut (rarement donc).
        😉

  10. Les blogs modes. Pardon je ricane. J’arrive pas à m’y faire.
    Sinon, j’adore l’illustration, le montage est de toi?

    Pour le reste, tu sais ce que j’en pense je suis sûre, du coup je développe pas. (Ouais je suis un peu fatiguée 😛 )

    1. Ahah je t’en veux pas, j’imagine le fond de ta pensée. Sinon le montage n’est pas de moi non, c’est un tumblr qui s’amuse à coller le logo et/ou des slogans type Nike sur des œuvres d’art : http://swooshart.tumblr.com/. Je trouve le message assez parlant …

  11. Ben j’habite pas au bout du monde mais presque je suis dans le Morbihan et l’invasion de Nike je ne la voit que sur les réseaux sociaux pour celles qui habitent Paris ou les grosses villes…. Je dis pas que je regarde pas les blog mode/sport: mais je ne me laisse pas influencer, mon banquier il kifferait pas trop je pense!!!!

    « comme si la plus belle du collège se mettait à gagner le cross. » Cette phrase là me fait trop rire parce que la dernière fois j’ai dit à mon ami que je voyais de plus en plus de fille courir fringuer comme des princesses: mini short en jean, superbe tee shirt, cheveux long blonds et lâchés, une odeur de parfum à te piquer le nez….
    Moi à côté je ressemble à un poney asthmatique en fin de vie quoique je fais des efforts sur ma coiffure pour courir histoire de ne pas faire trop folle essouflée qui court!!!
    Mais au final je préfère payer 7 euros pour une course dans la campagne prés de chez moi ou je porte une tenue pas à la mode et d’ailleurs les autres filles portent le même style de tenue que moi!!!!
    Mais j’ai des copines qui se sont mises à courir parce que c’est la mode mais cela dit je pense que dans 6 mois leurs paires de baskets prendront la poussière.

    1. Ah je commence à voir quand même pas mal de filles clairement dans cette tendance « trendy run ». Mon petit côté peste ressort pas mal dans les courses : j’adore les doubler en pensant, mauvaise comme je suis, « t’es bien jolie mais tu n’avances pas ». Oui, c’est mal, je sais 😛

      1. Ah ba j’adore les dépasser aussi en me disant: je suis peut être mal fringuée, je respire mal mais au moins je cours plus vite que toi!!!!!!!! (oui j’aime être méchante mais je m’en fiche!!!)

  12. En réponse sur le sujet de Nike: effectivement, on le ressent énormément (c’est un euphémisme) à Paris, entre les boutiques, les publicités et forcément les réseaux sociaux, mais aussi les sites d’inscription aux courses, qui finissent par nous envoyer des publicités email.

    J’apprécie aussi la finesse de la distinction faite dans deux commentaires, entre les coureurs et la course. Bien vu!
    Et comme le dit Pauline, si c’est une mode, ça passera bientôt. Après tout, la zumba s’est elle-même un peu essoufflée par exemple.
    Bientôt, le poney sera à la mode, et chacun aura son poney customisé 🙂

    1. Ah ça me rassure presque, j’avais peur d’être devenue parano avec Nike héhé. Oui c’est sans doute une mode … Mais ça va forcément laisser des traces. En mal ou en bien hein, je sais pas trop.

  13. J’aime beaucoup cet article et je trouve que tu vois très juste. Je trouve pour ma part que le running est devenue une sorte de mise en scène.. Poster juste pour dire Coucou regarde je cours ou Coucou mon fond de teint+mascara+eye liner etc n’ont pas coulé. J’ai l’impression qu’on se sert du running pour se donner de ‘importance, se donner un quotidien.. je ne sais pas si je suis très claire..

    1. Yes je vois ce que tu veux dire. Mais c’est ça ouais, en partageant les séances, on essaie de se mettre en scène dans un « modèle de vie » sain et sportif. Alors qu’il y a quelques années, c’était un peu la loose d’être sain et sportif ^^ … C’était trop stylé de fumer des clopes et d’écouter du rock, ambiance Kate Moss huhu. M’enfin bon … C’est pas plus mal pour la santé publique, l’INPES doit se réjouir ^^ !

  14. Y’a des articles comme ça que tu lis et tu te dis « ah ouai, non mais carrément »…
    Avec Monsieur, on cultive le contre-sens… Pour parler de lui (ça changera de moi), il a dernièrement participé à une « course-rando » en vélo, de 160km. Sur la ligne de départ 4000 mecs (bon et quelques nana visiblement ), avec des vélos à 3000e, des combis de fou, des casques supra-aérodynamique, des lunettes de l’espace…le mec sur pieds, et une fois assis sur son vélo il vaut 5000 euros au bas mot.
    Au milieu de l’élite : monsieur, avec une vélo qu’on lui à donné, « des années 70′  » comme lui aura fait remarqué un mec, un short de plage, une paire de basket du collège qui d’habitude servent à tondre la pelouse, et une sacoche à scratch piquée à maman pour mettre sur le guidon, sait-on jamais. T’aurais vu la dégaine au milieux des mecs. On était mort de rire tout les deux. Ben n’empêche Monsieur c’est amusé durant 8 heures sur son vélo. Il a passé la ligne d’arrivée et à adoré sa journée totalement cheap. Pas besoin d’investir des sommes folles pour se faire plaisir.

    Et lorsqu’on cours, l’un comme l’autre, c’est du même acabits! Mais qu’est ce qu’on se marre!

    1. Roh le vélo ça doit être puissance 10 … Vu les prix des vélos (sérieux j’hallucine, y’en a qui valent 3 Twingo quoi … Oui, j’aime compter en Twingo). Ben au final, tout ça, c’est une conception de la vie et des choses. On consomme pour se sentir exister ou j’sais pas trop. Sauf que le truc qui fait vraiment trop plaisir, c’est la course en elle-même, pas le super équipement trop top que tu t’es acheté 1 semaine avant. Mais ça, les équipementiers essaient de nous le faire oublier au maximum…

  15. Pas de panique. C’est de saison. L’opération bikini 2014 est lancée. Mais dans 6 mois on sera tranquille.
    Après, si ça peut mettre le pied à l’étrier de certaines personnes tant mieux. On fera les compte des heures de sport et des kilomètres une fois l’été passé.

    PS : j’avoue hier quand j’ai pris mon short jaune et mon tee-shirt noir, j’ai du choisir les pompes noires avec le logo jaune fluo…

    1. Tu crois ?! Que c’est juste l’été ? J’ai l’impression que ça remonte à un peu plus loin. Comme tu dis, tant mieux si ça lance des gens ! Il faut bien commencer quelque part ! Et t’inquiètes, moi aussi j’avoue, des fois je fais attention à ressembler vaguement à quelque chose … Je reste un peu girly sur les bords même si ça se voit pas trop ^^

  16. Attends, mais, figure toi que c’était la plus belle du collège qui gagnait le cross chez moi ! (et moi j’étais la petite boulotte qui arrivait 2e… TRUE story) INJUSTICE 😉

    Je pense que tu te doutes que tout ça me saoule aussi. C’est pour ça que je me tiens relativement loin des réseaux sociaux. Ca me rend service et ça ne me rend pas service en même temps. Ce côté que tu décris, moi, ça me tire plutôt vers le bas car je me sens nulle, mal habillée (moi aussi j’aimerais être resplendissante en faisant du sport) et, malheureusement, je suis honnête, je sens poindre souvent de la jalousie. D’un autre côté, je n’ai pas envie de jouer le jeu. J’ai pas besoin des 5 dernières paires de running shoes. J’ai pas besoin du dernier legging coloré (trop chaud pour la Californie de toutes façons… hu hu hu). J’ai pas l’air d’une naïade quand je reviens d’une course (j’aurais pas dû le dire… ça va être la déception chez tous mes fans). Je boycotte Nike. Par esprit de contradiction majoritairement et aussi parce que leur service clients est pitoyable en France (une mauvaise expérience qui m’a laissé très en colère). Si je peux trouver ailleurs, alors je vais ailleurs.

    Et le côté « effet de mode » du running, je l’ai vu arriver avec agacement. Ca me gonfle que ça soit hype de courir (parce que, comme tu dis, c’était NOTRE truc). Mais c’est le jeu, ma pauvre Lucette. Je me dis que, une fois que tous les bobos parisiens auront essayé, ça leur passera car, contrairement à d’autres modes, la course à pied, c’est dur. Ceux qui couraient avant et ceux qui continueront à courir après sont les vrais coureurs.

    Du coup, je fais mon truc de mon côté. Je suis contente de pouvoir partager avec des gens comme toi ou Cédric par exemple. Au moins, l’explosion des blogs ou des sites internet sur la course à pied aura permis de diversifier les approches et les informations que l’on peut trouver. J’explore ce qui me plait dans la course à pied et le sport car j’aime ça, pas parce que c’est à la mode. Je prends les infos dont j’ai besoin. J’essaie de faire le tri (même si je suis tiraillée sur le fait de suivre certaines marques/blogs/sites parce que sinon je sais pas ce qu’il se passe… et en même temps, ça fait quoi si je sais pas ?… éternel questionnement…). Quand ça me saoule trop ou que ça me prend trop la tête, j’éteins l’ordinateur, je mets mes chaussures de running ou de rando ou de vélo et je vais dehors. Et là, le dernier phénomène de mode qu’il faut à tout prix suivre, j’en ai RIEN à péter. 😉

    1. Nooon ? La plus belle du collège qui gagne le cross ? Ça c’est dégueulasse, y’a aucune justice !
      Ton approche est sans doute la plus intelligente : se tenir à l’écart de ce qui nous agace c’est le meilleur moyen de laisse les gens tranquilles et de préserver ses nerfs ! Tant qu’il n’y a pas quelque chose d’objectivement « mal » alors à quoi bon … Parfois, si je m’exprime sur les choses, c’est parce que ça véhicule des choses qui m’ennuient vraiment d’un point de vue … Je sais pas, écologique/sociologique ou je ne sais quoi. Y’a deux trucs qui m’interpellent avec cette « tendance » : la côté surconsommation et le côté « femme qui court » (et à qui on organise des courses, des entraînements, etc.). Mais bon … j’suis peut-être juste une grosse reloue ! ^^

      1. Ah non, t’es pas une grosse reloue. Ou bien on fait une team alors 😉 J’apprécie que tu poses des mots sur cet agacement que j’ai moi-même pour cette tendance. J’y avais songé et j’avais abandonné l’idée. Je ne savais pas vraiment comment poser les choses. Je ne savais pas bien non plus comment définir cet agacement (jalousie ? esprit de contradiction ? grosse vieillasse réfractaire aux nouveautés ? ou réelles justifications ?). L’approche que je décris est mon approche idéale. Il y a souvent des failles dans le système… malgré tout, moi aussi, j’aimerais bien avoir la classe, être populaire… etc… 😉

  17. Répétez après moi :
    Mitzuno, mitzuno, mitzuno. C’est bô.
    Ascis, asics, asics. C’est chics.
    New balance, new balance, new balance. Ca avance.
    Brooks, brooks, brooks. C’est pas des ploucs.
    Saucony, saucony, saucony. Ca pour marjolaine de californie.
    Lafuma, lafuma, lafuma. C’est par là.
    Salomon, salomon, salomon. C’est trop bon.
    Etc….
    Ce serait amusant de rescencer toutes les marques….
    Bon… On est d’accord ? Ce sont les jambes qui courent.
    Un conseil, méfiez vous des NO-Marques, ils courent vite.

  18. Très bonne analyse.
    Je suis soulagée de lire ton post. Je m’explique : je me suis remise au sport par la course à pieds il y a quelques mois. Je ne faisais plus rien depuis au moins 1 an (avant je pratiquais la natation, où je ne ressemblais vraiment à rien avec mon bonnet) et je ne me sentais pas bien physiquement. J’ai eu envie de reprendre une activité facile à faire depuis chez moi et ne demandant pas beaucoup d’équipement. J’avais une paire de running achetées il y a 2 ans donc hop je me suis lancée. En cherchant quelques conseils sur le net pour progresser, j’ai découvert ce fameux univers « running mode » et je me suis demandé ce qui c’était passé depuis le collège où courir c’était vraiment trop nul?
    En plus, j’ai un très bon exemple dans ma famille qui va complètement à l’encontre de tout ce que tu cites plus haut : mon père. C’est un vrai coureur (et pas runner). Depuis que je suis née (32 ans) et bien avant, il court et sans équipement particulier à part une bonne paire de chaussures mais sinon no style. Il a toujours couru seul (je pense même qu’il ne voudrait pas courir avec qqn) et il n’a jamais participé à une course (bon là c’est peut-être étrange). D’ailleurs, il ne parle pas de sa pratique, il court, point barre! Pas de « je veux battre mon record », de challenge, de dépassement de soi. Il court parce qu’il aime courir et qu’il en a besoin pour son équilibre. Je pense que ça l’etonnerait de voir tout ce remue-ménage autour de la course.
    Pour revenir à Nike, j’ai été aussi étonnée de voir tous les moyens qu’ils mettaient autour de ces courses mais sans donner l’impression de vendre quelque chose, bien au contraire. Ce sont les participantes elles-mêmes qui font vendre.
    J’ai participé il y a 1 mois à une séance de coaching privé (ne me bannis pas de ton blog ;-)). En même temps, à la boutique, il y avait un Rdv d’entraînement pour la WOTN. Et bien, ça m’a vacciné d’y retourner et de participer à leur course. Bcp, BCP, trop de nanas stylées, branchées, sapées toute en Nike. Je me suis dit « ah non, si même pour le sport, on se met à se regarder comme en boîte, on en sort pas ». Attention, j’adore en dehors du sport bien m’habiller, avoir un style bien à moi. Mais le sport, c’est un moyen de se défouler et de ne pas penser à son apparence et de pouvoir avoir l’air de rien si on veut.
    Mais ça doit être un phénomène très parisien en effet. Je suis parisienne et je cours soit dans la rue, soit sur les bords du canal. On est très nombreux à courir et on court au milieu de non-coureurs. Donc peut-être qu’à un moment, certaines se sont dit « han, la honte si je cours et qu’on me voit transpirer, je vais mettre de belles fringues, ça passera mieux ». Et paf, nous revoilà avec une nouvelle bataille de style.
    Bon j’arrête mon commentaire fleuve mais tout ça pour dire que ton post me fait du bien et me rassure. Il y a encore des gens qui courent juste pour courir.

    1. « Ah non, si même pour le sport, on se met à se regarder comme en boîte, on en sort pas » : carrément, c’est exactement ce que je ressens ! J’aimais bien que ce sport soit encore assez préservé de tout ça. Une tenue de sport, c’était surtout une tenue pratique et confortable, pas une tenue stylée et tendance. Je suis comme toi : dans la vie, j’aime bien prendre soin de comment je m’habille mais question sport … bon voilà, j’ai pas envie d’aller comparer ma tenue avec celle des autres filles. J’ai décidé d’assumer mon non-style de sportive ^^. Enfin, tu peux être totalement rassurée, y’a encore PLEIN de gens qui courent juste parce qu’ils aiment ça … Et fuck la bataille de style 😛

  19. Ouf, j’ai eu peur jusqu’à lire « Et alors ».
    Moi j’aime bien le « style coureur », celui qui fait « sérieux », histoire de se démarquer des coureurs du dimanche (et d’être quand même plus à l’aise… j’ai débuté par un long jogging noir, un t-shirt en coton et un pull en laine quand il faisait froid, je n’y retournerai pour rien au monde!).

    Après j’ai pas la sensation, ici en Touraine, que la mode soit hyper importante dans ce sport. Oui alors j’ai des œillères. Possible aussi.

    1. T’as eu peur ? Pourquoi ? ^^
      La mode est en train de prendre de l’ampleur, je vois ça surtout sur le web. Dans les faits, c’est encore sans doute une minorité mais j’observe quand même de plus en plus de gens qui courent « branchouille ». Je différencie ça du « syle coureur » comme tu dis : entre courir avec des vêtements techniques/adaptés à la pratique et courir avec des vêtements stylés/branchés/tendance, y’a un monde. Auquel je n’adhère pas trop, mais ce n’est pas un jugement de valeur.

  20. hey. une bonne manière d’envoyer balader les swoosh, les marques et les fashionnes victimes, c’est la course pied nu. petit à petit j’ai compris que mis à part une bouteille d’eau et un slip léopard je n’avais besoin de rien d’autre pour courir un semi-marathon.

    et ce qu’il ya de bien, c’est que ça jamais le business ne pourra s’en emparer.

  21. En tout cas merci pour cet article. Je me tiens a distance des réseaux sociaux et des modes (même si j’apprécie certains blogs et que je navigue beaucoup sur le web, j’évite bien soigneusement ce qui risque de m’énerver ou me frustrer mais là le sujet est complexe bref) et je n’avais donc pas remarqué cette tendance, tant mieux car ce genre de choses « tendance » (rien que le mot d’ailleurs…) m’exaspère !!
    Un peu dans le même genre, ce qui m’a toujours fait sourire c’est l’affluence chaque année à la même époque (avril mai juin ?) des coureurs tout frais aux chaussures immaculées et leur disparition l’hiver ou les jours de mauvais temps; là on est un peu dans la même catégorie mais puissance mille, arghhh….:)) Aller ça fait plaisir de râler un coup :))

  22. Au passage d’ailleurs pour faire echo a l’un des commentaires, j’ai couru des années avec une paire de Kalenji que je trouvais super jolies et super confortables! Comme quoi quand on n’est pas influencé…;)

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