Jeu concours spécial Marathon de Venise !

24 novembre 2015

En même temps, j’avais prévenu.

24 novembre 2015

Un marathon à Venise

24 novembre 2015
La cave à jaife Running Sucks jeu
good bye gif pocahontas
Photo Venise by  La Cave à Jaife
http://www.lacaveajaife.fr

Aaah mais je vous ai pas raconté ?

Fin octobre, j’ai fini le marathon de Venise. Je dis “fini” parce que “couru”, vous le saviez déjà, pourvu que vous ayez fait l’effort de suivre un peu mes INCROYABLES péripéties.

Un miracle s’est-il produit malgré mon entraînement tout nul ? Ai-je fini en rampant sur la Piazza San Marco ? Ai-je coiffé au poteau Elsa la killeuse ?

Toutes les réponses dans ce compte-rendu EXCLUSIF (et pas DU TOUT en retard).

Bon, plus qu’un marathon, c’est un week-end entier qu’il faudrait vous raconter, mais on va essayer de faire bref.

Bonjour Venise !

Donc, j’ai eu la chance d’être conviée par le “Venice Marathon Club” (big up Marta, Grazie Mile !). On a donc bénéficié de conditions vraiment géniales pour explorer Venise, ce qui a grandement compensé le peu de temps passé sur place (une journée et demie). Anto est venu avec moi et a couru le 10km.

Venise 2015

Nous retrouvons Jaife et Elsa, aussi de la partie, dès le samedi midi et c’est tous les quatre que nous filons directement profiter de la ville. Le soleil et la douceur sont réconfortants en ce début d’automne. On mange des pâtes en flanant à côté des gondoles et on arpente quelques ruelles avant de nous balader sur le grand canal en vaporeto et d’aller voir la fameuse place San Marco.

J’ai envie de faire des photos à chaque coin de rue tellement c’est top mais abandonne vite, confrontée à mon manque flagrant de talent en la matière. Tant pis, je piquerai les photos de Jaife, infiniment plus doué. La preuve :

 (D’autres photos canons par ici.)

Bref, classique circuit pré-course : retrait des dossards, pasta party, préparation des affaires, dodo.

Je dors comme un loir. Absolument pas rongée par le stress. C’est comme on ne révise pas pour un exam : on sait qu’on va se vautrer, du coup on ne s’inquiète pas. Pratique.

7h15 … Ou plutôt 6h45 puisqu’Elsa est plutôt stressée par les horaires ( ;-) ), on rejoint la ligne de départ à bord du bus “top runners”. Ce qui nous fait bien marrer, d’autant qu’à mon premier essai pour monter dans le véhicule, je me fais jeter proprement. “Comment ça, je n’ai pas la silhouette d’une élite ?!”.

Dans notre autocar, on rencontre un gars qui fait 30 marathons par an et je suis assise à côté de celui qui finira 1er italien et 4ème au scratch. Enchantée, buongiorno ! 

Bon, on court ?

Depart Marathon Venise 2015

L’Etat de Grâce


(Notez un peu avec quelle ferveur les italients chantent leur hymne.)

Le départ est top. Je suis en mode panda joyeux et amoureux du monde entier. Ô comme cette rivière est belle et paisible. Ô comme ces hôtels particuliers sont majestueux, ô comme les italiens sont joyeux et généreux en encouragements.

Je souris, je ne suis qu’amour et joie course à piesque.

Cet état de grâce durera environ 21 km, peut-être un peu plus.

Niveau esthétique du parcours, c’était superbe jusqu’ici et ça commence à se dégrader légèrement (à moins que ce ne soit mon état de fraîcheur qui trouble mes perceptions ?) tandis que, bizarrement, les kilomètres s’allongent. Pas de bol ! 

Le coup de grâce

Le coup de grâce arrive, très conventionnellement, au 30ème kilomètre.

Je commence à reconnaître les symptômes du mur  :

  • augmentation du rythme cardiaque,
  • sensation d’étouffement,
  • perte totale d’énergie,
  • envie frénétique de pleurnicher.

Je m’accroche à l’idée de ce grand pont qu’il nous faut franchir pour rejoindre l’Île de Venise. Si on est là, c’est qu’on y est presque … Si j’avais su !

Ce pont est tout simplement IN-TER-MI-NABLE !

4 kilomètres là, coincée entre un mur en face, une rangée de bagnoles dans les embouteillages à droite et une voie ferrée à gauche.

Je traîne ma carcasse comme je peux, envoie quelques textos à Anto et attends que ça passe. Ça ne passera jamais vraiment, la fin de ce marathon s’étirera dans une lente et douloureuse agonie.

Le souci dans ce cas, c’est que tu n’es pas aidée par les autres coureurs qui ont le toupet de continuer à courir _et donc, à te doubler_ comme si de rien n’était. Les charognes !

D’ailleurs, le meneur d’allure en 4h15 ne fait rien pour me remonter le moral et se contente de me doubler à une allure FOLLE. Moins de 10 km/h, au bas mot.

Je me sens un peu nulle.

A la fin du grand pont, je me force à recourir en continu. La vraie et belle Venise arrive bientôt.

14 ponts

Il reste ces 14 fameux ponts à franchir. Je commence à les compter. Et puis non en fait.

Très étrangement, monter me fait du bien. Je pense que ça tient au fait que le marathon de Venise est extrêmement plat. Du coup, depuis 39 km, j’utilise quasi strictement les mêmes muscles et ça fait du bien d’en solliciter d’autres pour grimpouiller. Tout ça pour dire que ce marathon est bien calibré pour performer. En principe.

BREF, revenons à nos ponts. Je suis tellement dans le mal que je ne suis même pas en mesure de profiter de la sublime carte postale dans laquelle je cours. Je confesse : j’ai même râlé à l’idée de faire une boucle sur la place San Marco. HONTE SUR MOI. 

J’aperçois Anto qui m’encourage à quelques centaines de mètres de l’arrivée. Je n’arrive même pas à faire l’effort de tourner la tête vers lui ou de lui faire un petit signe.

La DÉCHÉANCE.

Je veux juste ARRÊTER DE COURIR BORDEL DE MERDE. 

Finish

Au bout de 4h16 d’efforts, je passe enfin cette satanée ligne d’arrivée.

L’émotion … Très franchement, il n’y en a pas. Je suis passée à côté de ma course, sans aucune surprise.

Heureusement, je retrouve vite le sourire aux côtés de mes camarades. Elsa a fait une très belle perf (3h48, premier marathon, bravo Elsa !) et Jaife a assuré son rôle de lièvre à la perfection. Anto, quant à lui, a pris son pied sur le 10 k … Mais il vous racontera bientôt.

Le week-end se termine par un debrief général à l’hôtel, autour des bières et pistachos fournies dans le kit runners (voilà qui est utile !). On rassemble ensuite toute l’énergie qu’il nous reste pour aller voir une dernière fois Venise et manger une petite pizza.

 Pour résumer :

  • Un week-end génial, parfaitement organisé,
  • Une très jolie course,
  • Des acolytes au top pour partager ces chouettes moments.

Par contre, courir un marathon pas (ou mal) entraîné(e), ça sert à rien d’autre qu’à se faire mal. On le saura la prochaine fois (s’il y en a une).


 Résultats du concours

Vous avez été nombreux à jouer à mon supergénial jeu concours exclusifaveccadeautroptop. C’est CAROLE qui a la chance de remporter un magnifique magnet Venise ! Envoie-moi donc ton adresse postale par e-mail, afin que je t’expédie cette merveille.

 

11 comments

  1. Hello,

    Malgré l’interminable pont et ta fin de course douloureuse, tu as fait une belle course : 4h16 sans préparation c’est beau !

    Et puis avec ce compte rendu tu m’as donné envie d’y être :) peut être l’année prochaine…

    A bientôt

    Paul – Runner Insommiaque

  2. J’attendais avec impatience ton compte-rendu et voilà t’y pas que j’ai pas checké ton blog hier ? J’t’assure, rien ne va plus.
    Ecoute, je trouve que tu t’en sors pas mal car non dégoûtée de la course à pied, si je ne m’abuse. C’est toujours ce qui me fait le plus peur. Tu l’as fini, quoiqu’il en soit.
    Bravo, Melle la marathonienne :-)

  3. Allez avoue: y a que toi pour pas te rendre compte que 4h16 à l’arrache c’est vachement bien? :D
    En plus t’as fait du tourisme. En plus il faisait beau. En plus y avait de la bière après. Je vois pas de problème. :D

  4. Ca fait belle lurette que pour moi en marathon les chronos ne signifient plus rien. Je pense que ce séjour valait tout simplement le coup. Et au moins t’as fait un peu de caisse. Maintenant, prends soin de toi pour récupérer (ben c’est surement déjà fait ^^). Jaife m’avait raconté pour le bus top runners. MDR, j’espère que vous avez mis la pression aux autres. Sinon les filles, vous êtes pas mal en sac.

  5. Le plus important est que tu aies fini ta course. En plus, je trouve que 4h16 pour quelqu’un qui ne s’est pas beaucoup entraîné c’est déjà un super temps…. Courage Manue!!!

  6. C’est le Running qui sucks tant que ça, ou juste écrire sur le blog, ou les 2 ? En tout cas ton humour nous manque depuis plus de 3 mois…

  7. Je suis tombée sur ton blog par hasard et quelle belle surprise de lire ton article sur Venise, vu que ce sera mon premier marathon en octobre…! Je me suis inscrite sans toute suite réaliser cette histoire de 14 ponts alors ça me rassure de lire que ça « repose » certains muscles.

    Ce qui m’inquiète c’est que pour toi depuis… plus rien… !?

    SInon je lis que tu as commencé ton blog pour pas saouler ton entourage.. hmhmhm je crois que je dois m’y mettre bientôt.

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