J’ai testé pour vous : ne pas courir

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Un RP par procuration à la Corrida d’Issy-les-Moulineaux !

15 décembre 2014

Hé bien voyez-vous, pour ma première Corrida d’Issy-les-Moulineaux, je décide au dernier moment d’accompagner ma copine Erika. Il faut avouer que je ne suis ni entraînée ni très encline à « me faire mal ». De son côté, Erika ajuste son objectif : de « moins d’une heure », elle ambitionne finalement de faire « 55 min » et je prends donc très à cœur mon rôle de lièvre du jour. J’ai confiance en sa capacité à le faire et je ne veux pas tout faire rater en gérant mal l’effort.

Une matinée frisquette et un coucou sur le stand TomTom

Il caille ! Nous posons en express nos affaire au stand TomTom (moi en incrustée car je n’ai pas de pass pour accéder à l’espace) et croisons quelques têtes familières. Cette fois, je tiens à ce qu’on s’échauffe sérieusement. Il fait très froid et je n’ai pas envie qu’on se blesse. Coiffées de nos bonnets verts à grelots et de nos t-shirt « cerfs », nous nous élançons dans un long footing, suivi de gammes et d’accélérations. Erika ne bronche pas, même si elle craint de se fatiguer. « Mais non, mais non, fais moi confiance ».

A H-10, on se cale au milieu de la foule. Erika est fidèle à elle-même : stressée ! Je lui fais la petite blague « ah, j’ai pas de satellites », elle marche ! Cruelle coach, cruelle ! Allez c’est PARTI ! Evidemment, il y a du monde. Quelques grincheux vite oubliés et on se met dans la course. Je laisse les 5 premiers kilomètres couler tranquillement en surveillant ma copine du coin de l’œil. Ca a l’air d’aller ! Je la rassure, lui dit qu’on est au bon rythme, qu’il faut juste continuer comme ça.

La mi-course : ça se corse !

Je la préviens qu’à partir du 5ème, ça va se compliquer mais que c’est normal, qu’elle va le faire ! Elle me répond « ça va être dur » et c’est en me souvenant du marathon et de Murakami que je lui dis « OUI, ça va être dur, c’est certain, mais ne te mets pas dans la tête que tu ne peux pas le faire. C’est dur mais c’est normal ! »

Bref, nous continuons notre course sans flancher. Durant toute la seconde partie, je ne la lâche pas. Je l’encourage, j’essaie de la tirer au maximum, de lui rappeler que son objectif est là, à sa portée si elle tient le coup. Pour tout vous dire, j’assurais une petite marge, au cas où la montre ne soit pas totalement fiable. Elle se débrouille bien et lutte pour tenir, ça sent bon pour le chrono !

Les derniers kilomètres sont durs et je redouble d’encouragements pour ne pas qu’elle ralentisse. Dans un moment de moins bien, une dame lui attrape la main et lui dit « allez, pour moi aussi c’est dur, on tient le coup ». Joli moment. Erika s’accroche, il ne reste quelques centaines de mètres, je vois bien qu’elle donne tout ! Allez, on se fait le plaisir d’une accélération pour le finish et BIM, la ligne est passée. La championne du jour reprend ses esprits tandis que j’arrête le chrono, fébrile de regarder le résultat car j’ai toujours surveillé l’allure par kilomètre et non au global.

La joie d’une arrivée en duo

Je suis super heureuse de lui montrer l’écran : 54’22 ! Quelle joie de voir son sourire ! J’avoue, je suis un peu fière : d’elle d’abord, pour ne rien avoir lâché ; et un peu de moi ensuite, d’avoir à peu près assuré mon rôle. C’était un super moment de partage ! Tout ça me donne un grand sentiment de satisfaction, pas très loin de celui apporté par un chrono personnel battu. Tout ça pour dire : j’aimerais vraiment m’essayer au rôle de meneuse d’allure. Si vous avez des infos ou des bons plans, je suis preneuse  🙂

Encore une fois, un GRAND bravo à Erika pour sa très belle course ! You can be proud !!! 

14 comments

    1. Oui c’est très grisant d’aider une amie à se dépasser, j’espère renouveler l’opération, pourquoi pas pour un plus grand nombre de personnes ! 🙂
      Très bonnes fêtes à toi aussi !!

  1. Ah, c’est sympa ! Bravo à Erika et bravo à toi, Melle la meneuse d’allure. J’avoue que ça m’attire pas mal le coup de meneur d’allure mais c’est une grosse responsabilité. Je crois que je stresserais plus que pour une course « pour moi ». J’aurais trop les pétoches de mal gérer !

    1. Ahah c’est clair, tu as une sorte de « responsabilité » mais normalement, tu as une grosse marge donc ça doit aller. Après, j’imagine qu’il faut bien se connaître aussi, car on n’est pas à l’abri d’un bug matériel !

  2. Bravo à ta cops, c’est un super chrono ! Et à toi d’avoir été une si bonne hase ! (oui…)
    Mon père a été meneur d’allure sur le semi de Boulogne, il m’a dit que c’était une super expérience de partage ! Emmener des gens et les aider à atteindre leur objectif, c’est génial !
    En tout cas ça peut être un beau projet 🙂
    Perso, comme Marjolaine, je stresserai grave de mal faire le job haha

    1. C’est clair, j’imagine les meneurs d’allures sur les gros marathons, où tu n’es jamais à l’abri d’une défaillance ! Grosse pression. Bon, sur 10K c’est un peu moins flippant, la distance est plus aisée et les gens ont sans doute un poil moins d’attentes (si ça marche pas, tu en refais un la semaine d’après, contrairement au marathon !).

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