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Courons heureux, courons légers !

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Oh oui, courons légers, les cœurs pleins d’allégresse et les têtes vidées de toute pensée parasite. Oui, car par « courir léger », je n’entends pas parler d’équipement minimaliste ou de fonte de graisse. Non, je pense à alléger le poids de nos doutes, de nos questionnements, de nos freins, de nos peurs … Bref, de tout ce qui nous empêche d’avancer et de nous sentir bien.

Je n’ai pas de méthode miracle, à part la patience et quelques idées d’ajustements.

1 – Laisser le temps au temps

En fait, plus je cours, moins je stresse. Et moins je me mets de pression aussi. Normal, on apprend de nos échecs et on renforce notre confiance en nous grâce à nos petites réussites. Le tout est de ne pas se laisser aveugler ni par les uns, ni par les autres : à se laisser démoraliser par le moindre échec, on abandonne ; à s’emballer à la moindre réussite, on se fixe des objectifs trop ambitieux et on risque de se décevoir. Cercle vicieux !

Aussi, avec le temps, on intègre tous ces petits riens qui font qu’on se sent appartenir à cet univers « à part » qu’est la couse à pied. Consignes, vestiaires, règles implicites, ravitos, minutes au kilo, fractionnés, gels-caramel-beurre-salé (ah ? ça non ?) … Tout ça fait partie de notre champ lexical. On est à l’aise au départ des courses, on s’y sent légitime et mine de rien, ça aide.

Voilà, c’est tout simplement un petit peu d’expérience. Et ça, ma foi, à part persévérer, y’a pas 36.000 moyens d’y arriver.

2 – Trouver le bon équilibre

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Souvent, au début, on se donne à 1000% dans notre nouvelle passion. On y pense beaucoup (trop), on mange course à pied, on achète course à pied, on organise course à pied. Bref, on cherche la place que doit prendre ce petit hobby dans notre vie et parfois, ça déborde un peu. Tant que ça n’impacte pas d’autres aspects de nos vies, pourquoi pas. Mais à trop miser là-dessus, on peut finir par se mettre trop de pression et s’exposer à de grosses déceptions. Un petit point sur nos priorités et aspirations est toujours intéressant à faire. Qu’est-ce qui est le plus important : faire 45’ au 10K ou m’investir dans mon nouveau travail ? Suivre mon plan à la lettre ou passer un bon moment avec mes amis ? Faire ma séance de frac’ ou manger un Big Mac ?

Il n’y a pas de réponse toute faite, tout dépend du contexte, du moment, des envies et des possibilités de chacun. Mais attention à la fuite dans le sport qui ne règle rien.

3 – Externaliser l’entraînement

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Je ne pensais pas mais mine de rien, laisser Cédric driver entièrement mon entraînement m’a complètement détendue. Pourtant, je n’ai pas envie de le décevoir et je veux bien faire, mais ça m’a enlevé un certain poids. Avant, la moindre variation de forme, la moindre difficulté et BIM, je remettais tout en question : moi, mon plan, mes capacités, les conseils que j’avais lus/entendus. Tout. Aujourd’hui, quand je foire un truc, je le raconte à Cédric et il a le recul nécessaire pour rationaliser tout ça et m’expliquer pourquoi aujourd’hui, ça n’a pas marché et pourquoi demain, ça marchera sans doute à nouveau. Et il ne se trompe pas !

Autre point : les objectifs. Quand il me les donne, je sais que c’est parce qu’objectivement, ils sont atteignables. Pas parce qu’il a fait un excès de zèle ou l’inverse. Bien entendu, ça ne veut pas dire que je vais les atteindre ! Mais je tente le coup, je me donne une chance, sans tergiverser. Et advienne que pourra …

Alors évidemment, tout le monde n’a pas la chance d’avoir un Cédric dans son entourage ! Mais il y a les clubs, les groupes d’entraînement, le copain ou la copine expérimenté(e) qui distille les conseils. L’essentiel est que ce soit quelqu’un en qui vous ayez confiance (bon, et s’il a quelques notions solides en matière d’entraînement, c’est pas plus mal).

 —

Voilà, je crois, ce qui m’aide à déstresser. Je suis d’une nature plutôt anxieuse/perfectionniste (mon côté chiant capricorne) et trop de pression me conduit généralement droit dans le mur. Alors, hauts les cœurs, courons légers et laissons ce loisir nous faire tout le bien qu’il peut nous faire !

18 comments

  1. Je te trouve toujours aussi juste!

    « Externaliser l’entraînement »: je suis complètement d’accord. C’est simple, rassurant et souvent beaucoup plus efficace et durable que de s’entraîner soi-même, que l’on soit débutant ou non. Entraîner, c’est subtil et complexe, c’est un métier (même si beaucoup d’entraîneurs sont bénévoles!)…

    Dans beaucoup d’autres domaines, se former, prendre un cours est un réflexe. Il y a des autodidactes de partout, mais je trouve que le phénomène est très marqué en course à pied.
    Peut-être que si tant de personnes s’entraînent seules alors qu’elles débutent, c’est parce qu’on a tous plus où moins le sentiment de savoir courir, de la même manière qu’on sait marcher? Je ne m’imaginais pas, en débutant, que le domaine était si vaste.

    1. Depuis que Cédric m’entraîne, je repense très souvent à ce que tu m’avais dit l’année dernière à propos de ton entraînement. Un truc du style « mon entraîneur s’occupe du plan, moi je lui fais confiance et je cours l’esprit libre ». Sur le moment, ça ne m’avait pas interpellée plus que ça et maintenant je comprends.
      Clairement, courir ça a l’air tellement simple … Mais dès que tu essaies d’optimiser ta forme et de progresser, il y a tellement de paramètres à prendre en compte, c’est incroyable ! En fait, je réalise que, même si je cours depuis maintenant plusieurs années, j’y connais à peu près rien ^^

  2. Super intéressant le commentaire d’Eloïse. Je n’ai jamais eu de coach. Je n’ai jamais appartenu à un club. Je ne peux donc pas savoir ce que c’est que de faire confiance à quelqu’un. J’aimerais bien car il est difficile, seule, d’avoir un regard objectif sur soi et ses capacités. Je peux en témoigner largement en ce moment car, le marathon approchant, les doutes s’installent… forcément. Quoiqu’il en soit, heureuse de voir que tu es aussi zen pour ce marathon. C’est sympa à lire et à suivre 🙂

    1. Bon, la zenitude commence à s’émousser, je dois t’avouer héhé ! Je commence à prendre conscience. Jusqu’ici, c’était loin loin loin … Là, ça se concrétise tellement. Je suis contente qu’on vive ça en parallèle toi et moi, d’ailleurs !

      1. Moi aussi ! C’est comme un soutien moral (j’suis nounouille ou bien ?). Je suis excitée pour mon marathon et je suis excitée pour le tien. BREF, reste zen car, moi, ça me poussait à l’être. Allez, hop, je décrète que nous sommes, toi et moi, ZENS. 😉

    2. Ah pareil, moi aussi je n’y connais à peu près rien! Sûrement encore moins que toi car je n’ai pas fait l’effort de recherche d’informations, puis de compilation, sélection, compréhension… que tu as réalisé pour construire tes propres plans. Je me connais juste moi-même un peu mieux. Je pense qu’en ayant fait l’effort de t’entraîner seule, tu dois avoir un meilleur recul sur l’entraînement que te propose Cédric aujourd’hui. J’essaie progressivement de mieux cerner la progressivité et la logique de ce que me demande mon entraîneur… après tout, un apprentissage doit viser à l’autonomie! Mais je pense que j’aurai toujours besoin d’un coach, car il apporte plus que du contenu d’entraînement: un regard objectif, des conseils, des encouragements…

  3. Je n’ai jamais autant couru l’esprit léger (et RP à la clef) que quand j’ai couru en groupe, en suivant bêtement les coureurs expérimentés dans leurs entraînements. Bon, je débutais tout juste les « vrais » entraînements et j’étais insouciante en CAP, donc forcément, ça a payé.
    But now…il me tarde d’être enfin fixée côté professionnel, pour pouvoir enfin stabiliser ma pratique de la CAP, pour pouvoir rejoindre un entraînement de club ou courir avec des gens. Parfois, les autres me manquent terriblement en course. Je pense que c’est un véritable moteur. Alors quand je rencontre un autre runner, j’ai envie de l’agresser et d’en faire mon ami esclave, de le séquestrer dans mon appart et le forcer à se lever à 6h du mat pour aller fractionner et passer des heures chez Boutique Marathon ou sur Lepape.com 🙂
    J’ai un peu digressé.

    1. Ahahah mais je te comprends : on dirait moi quand je cours sur les quais de Rouen ! Je voudrais que les gens soient mes amiiiis et qu’on aille courir ensemble, gaiement … Sauf que non, on se croise et on regarde en chien de faïence … Quel dommage.

  4. Bel article. La plupart du temps je cours toute seule. Mais j’avoue que j’aime bien lorsqu’une copine qui a l’habitude de courir aussi, se joint à moi. On échange ainsi des infos, on se motive. Car c’est vrai que courir toute seule peut avoir ses avantages mais c’est à la longue un peu ennuyeux. Malheureusement je n’ai pas de Cédric dans mon entourage !!! Faudrait peut être que je cherche plus à rencontrer des personnes comme moi qui courent seules et qui aimeraient peut être un peu de compagnie.

    1. Je reste assez solitaire aussi dans la course à pied … Même si de moins en moins au final ! Tu connais le site jogg.in ? Il te permet d’organiser ou de rejoindre des sessions groupées. C’est peut-être une piste 🙂

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