De la BD sur le running, oh yeah !

13 novembre 2013

Les chronos des autres

13 novembre 2013

Objectif moins de 45′ au 10 km – Inspirons-nous : #3 Marjolaine

13 novembre 2013
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marjolaine 10 km paris centreTroisième et dernière rencontre avec ces-filles-qui-courent-vite. Aujourd’hui, je vous présente Marjolaine. Vous la connaissez peut-être déjà, elle est l’auteur du blog Rainbows and Pots of Gold. L’actu, c’est qu’elle a créé un nouvel espace dédié uniquement au sport (running bien sûr, mais aussi Pilates et Yoga, entre autres). C’est par ici : RAPOG on the go !

Marjolaine a 29 ans et vit à Paris depuis 2 ans (« et j’aime pas ça« , précise-t-elle). Originaire du Tarn, elle est une grand voyageuse : après son diplôme, elle part en Angleterre, en Nouvelle-Zélande puis à New-York. C’est à la Big Apple qu’elle prend goût au sport et ça lui sera d’une grande aide pour gérer son retour en France (qu’on imagine un peu difficile après de telles aventures) et son caractère un peu nerveux. « Courir me défoule, me permet de me dépasser, de me donner confiance en moi. Dans la vie en général, j’ai besoin de défis, alors, avec la course à pied, j’ai trouvé un bon moyen de m’en donner ! » nous dit-elle. Ça va pulseeeer !

Épisodes précédents : Camille Mathilde

La course à pied et toi

La course à pied, depuis quand ? Comment y es-tu venue ?

J’ai découvert la course à pied lors des cross qui étaient organisés chaque année dans mon collège. Je me suis trouvée quelques “aptitudes” en me surprenant chaque année en étant dans les premières. Pourtant, j’étais loin d’être bonne en sport !

Ensuite, j’ai toujours plus ou moins couru. Au départ, pas de façon régulière, lors de mes études supérieures, pour me sortir des cours et me défouler le week-end. Dans la vie active, ça me permettait de “faire une activité”. Puis j’ai emménagé seule à New York, en 2010. New York c’était synonyme de beaucoup de choses pour moi, mais d’une en particulier qui me faisait rêver : “faire son footing dans Central Park”. Alors, à partir du moment où j’ai posé mes valises là-bas, je me suis fait un devoir d’y aller chaque semaine. Au départ, c’était un petit tour de 30 minutes le dimanche. Puis, j’ai allongé la distance jusqu’à faire le grand tour de 10 km. Et puis, j’ai décidé de m’inscrire à une course : un 5 miles dans Central Park, en Juin 2011. Et à partir de là, ça ne rigolait plus. Je me suis fait mon “plan d’entrainement” avec 2 sorties par semaine. J’ai fait ma première course. J’ai adoré. Et c’était parti !

Quel est ton “passé” sportif, s’il y en a un ?

Je n’ai jamais été “bonne en sport”. Je suis très nulle pour tout ce qui est des jeux en équipes. J’ai toujours fait preuve de bonne volonté car j’ai toujours eu l’esprit de compétition, le goût de l’effort et du dépassement de soi. 

J’ai fait du sport étant petite : 1 an de natation, 2-3 ans de danse, 3-4 ans de gymnastique. Je pense que si cela n’avait tenu qu’à moi, j’aurais persévéré, mais mes parents n’aiment pas la compétition et n’ont donc jamais poussé pour que je continue une activité sportive intensivement. Je l’ai regretté. Notamment pour la gymnastique où je regardais “les grandes” avec des étoiles plein les yeux.

Comment t’entraînes-tu ?

Je m’entraîne seule. J’ai un playboy personnel qui court aussi mais nous n’avons pas le même rythme (il prétend que ma façon de courir le casse… il râlouille, c’est un mec quoi !) donc, même s’il arrive que l’on parte courir ensemble, nous ne courons pas, à proprement parler, ensemble.

Ton rapport au chrono à tes débuts ? Et maintenant ?

Je pense être toujours à mes débuts. Il y a encore tellement de courses, de distances, de temps que j’aimerais essayer ou qui me font rêver.

J’ai l’esprit de compétition, et c’est très important pour moi de réussir ce que je me suis fixé. Je n’ai jamais mis la barre trop haut donc je n’ai, jusqu’à présent, jamais été réellement déçue d’une course. Par contre, en Avril dernier, j’ai fait un marathon en duo (avec le playboy sus-cité). J’avais 24 kilomètres à faire. J’ai eu peur de la distance et de comment mon corps allait réagir alors je n’ai pas poussé autant que ce que j’aurais pu. Ça m’a laissé un petit goût amer.

Dernier sprint au semi de Reims !

Dernier sprint au semi de Reims 2013 !

Tu es plutôt plan d’entraînement ou au feeling ?

J’ADORE les choses structurées, alors pas de hasard, chez moi, c’est plan d’entrainement. Ça vaut ce que ça vaut étant donné que c’est moi qui me les fais mais j’aime bien avoir mes petites consignes. Je précise quand même autre chose, car c’est dans l’air du temps, je n’ai jamais couru avec un heart rate monitor. Je ne sais que vaguement ce qu’est VMA, VO2 max et tout le tralala. Et je ne veux pas le savoir pour le moment ! Je suis trop disciplinée, et si je savais tout ça, ça me mettrait des limites supplémentaires, j’en ai bien peur. Je m’en mets déjà assez toute seule !

Alors, plan oui, mais feeling aussi si feeling ça veut dire sans heart rate monitor.

Comment organises-tu ton planning de courses et d’entraînements ?

Je me fixe des objectifs par demi-saison : 1 semi-marathon et au moins une course de 10 km. Je suis assez fascinée par la longue distance (“est-ce que je suis capable de courir autant de kilomètres ?“) donc, pour le moment, je me suis toujours focalisée sur le semi-marathon. Je choisis de ne pas faire trop de courses car j’ai peur de me lasser et de me démotiver.

Je me fais moi-même mes “training plans”. Je lis pas mal de blogs de running (des blogs français, mais majoritairement des blogs américains). Je me suis concoctée mes séances en fonction de ce que je veux faire et de ce que je lis. Cette année, je me suis basée sur 4 sorties par semaine. Je fais toujours un long run le week-end et un easy run le lundi. Pour les 2 autres sorties, c’est plus ciblé vitesse et je mixe : tempo run, Fartlek run, goal pace run.

Quels pourraient être tes “petits +” (nutrition, musculation, trucs “techniques”, mental d’acier, motivation, personne qui te pousse, etc.) ?

Je ne sais pas si c’est un plus, mais je n’apprécierais pas de ne faire que du running. Je pense que je me lasserais vite. Donc, en plus du running, je fais du Pilates et du yoga. J’apprécie le Pilates car il permet de muscler son corps en profondeur et définir ses muscles. Quant au yoga, à condition de le choisir dynamique, il permet de se muscler, s’assouplir et, en prime, de sortir d’un cours totalement relaxée.

Sinon, je suis assez dure et compétitive avec moi-même. C’est mon caractère. Pour le running, ça peut être un plus.

Le 10 km

Marjolaine

Quel chrono as-tu réalisé sur ton 1er 10 km en compétition et quel est ton record à ce jour ?

Combien de temps sépare ces deux chronos ?

1 an

Le 10 km : ta spécialité ou une distance parmi tant d’autres ?

Je fais peu de courses alors j’aurais du mal à dire que j’ai une spécialité. Je m’entraîne toujours avec pour objectif principal une plus longue distance que le 10 km. Je ne me suis jamais spécifiquement entraînée pour ça donc, non, le 10 km n’est pas ma spécialité.

Qu’est-ce qui, selon toi, t’a permis de vraiment progresser sur cette distance ?

Je dirais les séances de vitesse : tempo run et Fartlek run.

LA séance à ne manquer sous aucun prétexte pour progresser sur 10 km ?

Je pense que c’est un tout. Chaque séance permet de construire notre run. Alors, pas de séance en particulier, mais, si je devais m’entrainer pour un 10 km, je diminuerais les distances et me concentrerais sur les séances de vitesse en m’informant un peu plus pour varier les plaisirs.

Avec le recul, comment définirais-tu l’épreuve du 10 km en comparaison des autres distances que tu connais ?

Honnêtement, le 10 km est une distance qui me fait peur. Je pense que c’est une course pas évidente car trop longue pour ne pas avoir de stratégie (“courir à fond”), et trop courte pour en avoir réellement une.

J’aimerais tester un 5 km pour savoir ce qu’est une “course à fond”. Je dis toujours que je n’en ai jamais fait, mais j’ai réalisé que si, j’en ai déjà fait un, sauf que c’était ma 2e course et qu’à l’époque c’était presque une longue distance pour moi ! Tester un 5 km me permettrait de mieux situer le 10 km.

La compétition

Quel est ton état d’esprit le jour J ?

Serein, toujours… han han han. Non, c’est faux. Tu prends le contraire et c’est moi.

Comment gères-tu la douleur ?

J’ai réfléchi beaucoup à cette question. Douleur, pas douleur ? Où définit-on la limite ? En course, on va forcément essayer de sortir de notre zone de confort. Tout du moins, si on veut battre nos records. Pour moi, c’est toujours plutôt une bataille mentale pour tenir jusqu’au bout au rythme que je m’impose.

As-tu une stratégie pour gérer ta course ?

Sur un 10 km, non, et c’est bien ça qui me fait peur. Je me donne 1 kilomètre pour faire n’importe quoi. Après, j’essaie d’être dans un rythme soutenu et m’y tenir. Mais, 9 km, c’est long… (ne me remerciez pas pour cette belle stratégie !)

Sur un semi-marathon, la gestion idéale que j’essaie de suivre est de faire un progressive run. J’essaie de ne pas m’inquiéter sur les 5 premiers kilomètres car il faut un temps pour passer le chaos du départ et se réguler. Le but est de rentrer dans son rythme, commencer relax et accélérer progressivement. Au 10e, je dois être bien et tenir un rythme régulier. Le 16e-17e km est pour moi le point de non retour : si tout va bien, je peux accélérer, sinon, ça va être dur jusqu’à la fin.

Quelle est ta plus grande fierté ? (Sur 10 km ou ailleurs, je ne suis pas sectaire 😉 )

Pour le moment, je dirais mon dernier 10K car ça a été une surprise totale et ça m’a fait pas mal réfléchir. Ça a été comme un déclic. J’espère que je vais garder cette impulsion.

Voir plus loin

Quels sont tes projets, tes rêves en course à pied ?

J’ai PLEIN de rêves ! En premier lieu, j’aimerais tenter un marathon un jour. J’attends juste d’être sûre d’être prête. Ensuite, j’aimerais courir le marathon de New York, parce qu’il est mythique et que j’ai un attachement particulier à cette ville. Et enfin, j’aimerais me lancer dans du triathlon.

A court terme, quels sont tes objectif sur 10 km et sur d’autre(s) distance(s) ?

Sur 10 km, aucune idée ! J’ai l’impression que 43:10 sera mon record pour toujours… mais, on verra.

Pour le semi-marathon, l’objectif sera maintenant 1:35:xx (courez lire le CR de son semi-marathon de Reims, ndlr). Par contre, je ne sais même pas quelle sera ma prochaine course. Il faut que je remédie à ça !!

Freestyle

Entre nous, ça fait quoi de courir à presque 14 km/h sur 10 bornes ? 😉

Ben, j’sais pas trop, je m’en suis pas rendue compte 😉

Si tu vois quoi que ce soit à ajouter, un truc “important” (ou pas, d’ailleurs) que je n’aurais pas abordé, n’hésite pas !

LE truc important : merci à toi ! Bravo pour ton blog original, sans concession et plein de franc-parler. C’est toujours un plaisir de te lire.

Merci Marjolaine pour ton énergie et ta sympathie ! Je te dois une belle impulsion pour le 10 km tellement j’ai été fascinée par ton récit du 10 km Paris Centre. 1h36 sur semi-marathon, 43′ sur 10 km sans entraînement spécifique … J’en reste bouche bée ! Bravo à toi, encore une fois !

Vous en voulez encore ? Retrouvez Marjolaine sur :

16 comments

  1. J’inaugure les commentaires (la fille pas narcissique… ;-)). Heureuse d’avoir pu prendre part à cette chouette initiative. Comme je te disais, je trouve ça super intéressant et déculpabilisant de savoir que OUI on peut s’entraîner à notre façon et réussir à atteindre NOS objectifs. Le running doit rester un plaisir.

    Il me tarde de lire tes prochains épisodes dans ta quête du 10K parfait. Si je t’ai donné, à toi aussi, une belle impulsion, tant mieux ! On s’appelle pour se pacer sur un 10K à 43:00 ? 😉

    1. Ahaha, je crois que tu as un poil d’avance sur moi mais un jour, qui sait ?! Merci à nouveau d’avoir joué le jeu, j’ai beaucoup appris mine de rien en vous lisant toutes les trois. Et surtout, ça m’a permis de prendre conscience que c’était possible de faire de jolis temps, que ce n’était pas réservé à un seul type de filles. Camille est en club, toi et Mathilde vous entraînez seules … Disons que le dénominateur commun c’est … Qu’il faut s’entraîner 😉 ! Donc, merci !!

  2. Quoiiiii je n’ai pas mis mon petit mot. Mais quel scandale. Bravo pour cette troisième interview encore pleine de bon conseil, une nouvelle expérience qui permet de voir la diversité des parcours. Il faudra m’en inspirer pour 2014, en attendant l’interview schizo de toi même 😉

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