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21 octobre 2013

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Objectif moins de 45′ au 10 km – Inspirons-nous : #1 Camille

21 octobre 2013
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piste_athletismeIl y a peu de temps, j’ai décidé de me consacrer pour le moment aux distances courtes. L’objectif number one : passer sous les 45 min au 10 km. Une distance un peu oubliée derrière le sacro-saint marathon mais pourtant très exigeante.

Grâce au blog, j’ai la chance d’avoir pu échanger avec quelques demoiselles fort performantes sur cette distance et je veux vous faire profiter de leurs expériences. Au programme : trois portraits de filles qui courent vite mais qui courent surtout avec intelligence, humilité et bonne humeur.

Cette semaine, nous allons à la rencontre de Camille.

Lire les autres interviews : Mathilde Marjolaine

Camille est une enfant des années 80 (#teamminikeum represent ! ndlr), très connectée à l’internet mondial et qui aime courir. C’est grâce à ces deux paramètres que nous avons pu échanger toutes les deux via le blog et j’ai vite été impressionnée par ses performances, qu’elle aborde avec beaucoup d’humilité.

La course à pied et toi

La course à pied, depuis quand ? Comment y es-tu venue ?

La course à pied, depuis septembre 2012. Après plusieurs années sans véritable pratique sportive, je me sentais toute molle… j’ai eu envie de me bouger. Septembre 2012, c’était aussi une période « clé » pour moi. J’ai terminé une expérience à l’étranger, je suis revenue en France, j’ai expérimenté une phase de recherche d’emploi. J’ignorais combien de temps ma recherche allait durer, j’avais besoin de me donner des objectifs, de rencontrer de nouvelles personnes, de soigner mon moral : un esprit sain dans un corps sain…

Parmi tous les sports possibles, je suis venue à la course à pied comme une évidence. Cela faisait quelques années déjà que je faisais parfois des footings, mais de manière très irrégulière et avec pour seule méthode « courir tranquillement le plus longtemps possible ». Et puis j’ai participé à ma première course, juste comme ça, un 5km… et puis un deuxième, et un troisième. A ce stade, je savais que j’appréciais ce type d’effort et je sentais confusément qu’il devait exister d’autres méthodes pour progresser que mes footings erratiques.

Quel est ton “passé” sportif, s’il y en a un ?

Moi à l’origine… j’suis une danseuse. 😉 Ma pratique sportive, très régulière jusqu’au lycée, a ensuite considérablement diminué pendant mes études supérieures…

Comment t’entraînes-tu ?

Je m’entraîne en club. Au vu de mes attentes, un choix très simple pour moi ! Et en effet j’ai rencontré de nouvelles personnes, trouvé une dynamique de groupe pour me tirer vers le haut, un encadrement, des conseils… 🙂 En pratique, les débuts furent quand même laborieux ! Il a vraiment fallu que je m’accroche. Mais je suis d’un naturel, disons, décidé… 😉


Ton rapport au chrono à tes débuts ? Et maintenant ?

Sur mes premiers 5 km, mes temps étaient des données dont je ne savais pas trop quoi faire… Gagner 2’, ça ne me semblait ni bien ni mal. En commençant à courir en club, j’avais pour objectif de courir 10 km en moins d’une heure. Par contre maintenant… oui, les choses ont changé. 🙂 Les temps ont pris du sens pour moi, j’ai une idée du niveau qu’ils représentent.


Tu es plutôt plan d’entraînement ou au feeling ?

Mon entraîneur s’occupe du plan d’entraînement… et moi je lui fais confiance. 🙂 Je cours l’esprit libre ! (ce slogan aha)


Comment organises-tu ton planning de courses et d’entraînements ?

Pour les courses, je suis le mouvement du club : saison de cross l’hiver, saison de piste l’été… et quelques courses sur route au milieu de tout ça si j’ai envie. 😉 Je m’entraîne généralement trois fois/semaine, plus des footings de récup lorsque j’ai le temps : je cours maximum 5 ou 6 fois/semaine.

Quels pourraient être tes “petits +” (nutrition, musculation, trucs “techniques”, mental d’acier, motivation, personne qui te pousse, etc. ?) ?

Là… je vais être très basique. 🙂 Il m’arrive régulièrement d’avoir des crampes, alors je m’efforce de beaucoup boire (de l’eau !) après chaque entraînement. Niveau nutrition, je ne m’entraîne jamais à jeun. Si je m’entraîne le matin, je mange minimum une banane, ou alors j’emmène une pâte de fruit. Car c’est trop désagréable de se sentir à court d’énergie au milieu d’une séance. Avant une compétition… la théorie reste la même… la pratique est moins facile à mettre en œuvre car le stress me coupe l’appétit. Mais ça vient ! Musculation : je pense que les séances de PPG (préparation physique générale) entrent dans cette catégorie. Finalement ce sont sans doute les séances les plus difficiles, et les plus importantes : celles où tu fais travailler des muscles dont tu ignorais complètement l’existence auparavant… Pour mon groupe, ça représente environ une séance/3. C’est pendant ce genre de séance que je peux vraiment me concentrer sur la manière dont je cours pour essayer de corriger mes défauts. Pour le mental : j’ai dit que j’étais d’un naturel décidé… et ce qui m’aide aussi, vraiment, c’est de faire partie d’un groupe. Il y a une émulation que j’apprécie beaucoup et nous partageons des moments forts. J’ai eu la chance de participer aux Interclubs au printemps dernier : j’ai adoré faire partie de l’équipe, sentir que je ne courais pas uniquement pour moi, encourager et être encouragée… Impossible de ne pas faire de son mieux dans de telles conditions.

Le 10 km

Quel chrono as-tu réalisé sur ton 1er 10 km en compétition et quel est ton record à ce jour ?

J’ai couru mon premier 10 km en 51’ et aujourd’hui, mon record est à 44’.

Combien de temps sépare ces deux chronos ?

Huit mois.

Le 10 km : ta spécialité ou une distance parmi tant d’autres ?

Je ne suis une spécialiste en rien du tout 😉 j’en suis encore au stade où j’essaie tout. Le 10 km pour l’instant, c’est (environ) mon record de longueur en compétition, et en tout cas mon record de longueur en compétition sur route. Ce qui n’était pas tout à fait la manière dont j’envisageais les choses en débutant : j’étais impressionnée par les longues distances et je voulais faire du fond. Je pensais courir 10 km, puis 20, puis… un marathon. J’ai effectivement couru 10 km mais ensuite… rien ne s’est passé comme prévu ! 😉

Alors je réponds quand même à la question : aujourd’hui et pour moi, le 10 km est une distance parmi d’autres.

Qu’est-ce qui, selon toi, t’a permis de vraiment progresser sur cette distance ?

En premier lieu, une meilleure forme… c’est-à-dire ce qui arrive simplement en faisant régulièrement du sport, n’importe quel sport. Et en second lieu, changer de distance ! Varier les allures, varier les efforts. Apprendre à se connaître mieux, découvrir que quand on est au bout, on peut encore (« vos limites ne sont pas celles que vous croyez » ;-)). Des distances plus courtes permettent ce genre d’apprentissage.

Avec le recul, comment définirais-tu l’épreuve du 10 km en comparaison des autres distances que tu connais ?

Je sèche. En fait, depuis un an, le 10 km est la seule distance sur route que j’ai faite. Je n’ai pas fait de 5 km, je n’ai pas fait de 15 ou de 20 ou… Alors dans mon esprit, 10 km = route, par opposition aux cross ou aux courses sur piste. Et ce que j’aime avec la route, c’est… la quasi-absence de sentiment de compétition. Je veux dire, il y a plusieurs centaines, voire plusieurs milliers de participants, tu ne peux pas te comparer à eux. Tu les aimes bien, ils vont courir autour de toi, peut-être t’aider sans le savoir à atteindre ton objectif du jour. Comme vous n’allez pas tous franchir la ligne de départ en même temps, tu ne regardes pas trop qui franchit la ligne d’arrivée avant ou après toi. Et si tu te débrouilles bien, tu peux passer ta course à doubler… ce qui est tellement bon pour le moral ! La piste au contraire… il n’y a typiquement pas plus de 16 personnes… tu les VOIS toutes. Ce sont tes adversaires du moment. Et tu vas forcément te comparer à elles. Et les cross… argh j’ai trouvé les cross tellement difficiles !!! Encore un autre esprit, plusieurs dizaines ou plusieurs centaines de participants mais cette fois c’est la place qui compte, la technique « route » du « je me concentre sur mon temps » ne fonctionne pas ! Et c’est logique finalement (de ne pas fonctionner au temps) puisque les parcours sont non-reproductibles…

La compétition

Quel est ton état d’esprit le jour J ?

Un peu stressée. Pressée de me lancer. Excitée !

Comment gères-tu la douleur ?

J’essaie de faire diversion… si j’ai mal à un orteil au pied droit, je me concentre sur mon pied gauche qui va bien ! Et plus généralement sur tout ce qui va bien. Le souffle va quasiment toujours bien, ce sont les jambes qui fatiguent les premières

As-tu une stratégie pour gérer ta course ?

J’avais commencé à répondre à cette question… et puis je m’aperçois que je n’ai finalement pas beaucoup de recul. Je n’ai fait que trois 10 km. Il y a une différence énorme entre ce qu’on me conseille généralement de faire (les 6 premiers km « tranquille », puis accélération progressive en fonction de mes capacités), et ce que je fais finalement le jour de la course… et ce même si j’avais vraiment décidé de faire comme on m’avait dit. Pour mon dernier 10 km, j’ai couru à une allure régulière du début à la (quasi) fin, trop rapidement sur la première moitié par rapport à la stratégie conseillée, incapable d’accélérer sur la 2e moitié et avec un dernier km… le plus lent des 10. Pas la meilleure gestion de course ! Il faut le temps d’apprendre…

Quelle est ta plus grande fierté ? (Sur 10 km ou ailleurs, je ne suis pas sectaire 😉 )

En course à pied… je suis fière de m’être accrochée et d’avoir réussi à progresser suffisamment pour suivre le groupe. 🙂 je suis fière d’avoir persévéré car je serais vraiment passée à côté de quelque chose sinon…

Voir plus loin

Quels sont tes projets, tes rêves en course à pied ?

Je garde mon projet initial de courir un marathon… un jour !

A court terme, quels sont tes objectif sur 10 km et sur d’autre(s) distance(s) ?

J’espère me qualifier cette année pour les championnats de France de 10 km. 🙂

Et d’une manière générale, ce n’est que ma deuxième année d’athlétisme, je veux exploser tous mes records sans pitié. Héhé.

Freestyle

Entre nous, ça fait quoi de courir à presque 14 km/h sur 10 bornes ? 😉

Entre nous, je n’y suis pas encore… Mais on en reparle bientôt j’espère ! Car ceci est la condition de ma qualification… 😉

Si tu vois quoi que ce soit à ajouter, un truc “important” (ou pas, d’ailleurs) que je n’aurais pas abordé, n’hésite pas !

On s’donne RDV au championnat de France ! 🙂 (Ahah, c’est pas encore pour tout de suite, mais un jour, peut-être 😉 )

Un grand merci à Camille pour ses réponses et pour sa sympathie ! Bon courage pour la qualif’ mais je ne m’en fais pas pour toi.

23 comments

  1. Sympa cette rencontre. On remarque que concernant les courses sur route, Camille s’est concentré sur une seule distance. Mais c’est quand même admirable, en trois compet et 8 mois d’écarts, de pouvoir faire un tel bon entre 51′ et 44′. Je dis chapeau.

    Après le côté club, certains apprécient, d’autres non, certains ont besoin du cadre, d’autres préfèrent être un peu plus libre, la faut voir comment optimiser les résultats en fonction des contraintes perso.

    Bon après, au bout de deux ans de course, viser les championnats de France, il y’a aussi du niveau à la base hein 🙂

    Je pense que cette petite série des casseurs de 45′ aux 10km va être intéressante, en tout cas merci Manue pour ce premier volet 😉

    1. Oui, une seule distance sur route mais aussi de la piste et des cross … Sur des distances courtes (voire, très courtes), donc. Et au final, je me demande si c’est pas la clef d’une progression « rapide ».
      Après on est d’accord, je pense qu’elle a une bonne « base » mais c’est aussi et surtout beaucoup de travail, de sérieux et d’investissement ! 🙂

      1. Hello Kutne, merci pour ton message! Je réagis à retardement 😉
        Dire « je veux participer au championnat de France », c’est la frime, mais il faut relativiser: les championnats de France sur route, c’est quand même beaucoup plus accessible que les championnats de France sur piste… sur route, il faut simplement réaliser un minima. Si 10000 personnes réalisent le minima, eh bien les 10000 sont qualifiées! (et bon, après peut-être qu’ils descendent le minima ;-)) alors que sur piste, seulement les meilleurs de la saison sont qualifiés.
        Les minimas sur route ne sont pas infaisables, surtout pour les femmes: chez les seniors, ça représente un niveau R2. En comparaison, pour les hommes, c’est IR3. (http://www.athle.fr/asp.net/main.html/html.aspx?htmlid=122)
        Le tableau des minimas: (pour donner des idées?) http://www.athle.fr/asp.net/main.html/html.aspx?htmlid=98)

    1. Entre temps, il me semble qu’elle a fait beaucoup de piste et s’est entraînée sur des distances très courtes (3000, 1500, 800). Après, je ne sais pas pour le contenu précis des entraînements, secret de coach 😉 !

      1. En effet, principalement des entraînements sur piste pour préparer des 3000 puis des 1500, et également quelques entraînements en terrain nature (forêt – sable – côtes…) pour varier les plaisirs… 😉

  2. C’est une interview sympas et surtout bien complète.
    Camille est « décidée » et cela se voit dans sa progression express, 7′ de gagnées en seulement 8 mois… Waouuu ! Bravo à elle !
    Ce genre de rencontre, nous permets, à nous les débutants, de garder espoir et motivation !
    Alors Merci.

    1. Oui c’était aussi l’objectif de ces portraits : nous rappeler que « oui, c’est possible ». Alors bien sûr, plus ou moins facilement/rapidement mais la progression est possible si on s’entraîne sérieusement 🙂 !

  3. Merci pour cette interview très sympa ! Motivée Camille, c’est sympa d’avoir le point de vue d’une coureuse comme ça. Et comme dit el bourda, cela nous permet de garder espoir à nous débutant 🙂

  4. Interview très sympa! Chrono impressionnant! Bon j’adhère pas à l’entraînement club mais ça, on n’est pas tous fait du même bois, si ça lui réussit et lui plaît, c’est pas moi qui dirait que ça marche pas.
    Avoue Manue, t’essaies de découvrir les secrets des plus grands pour courir tel Flash!

    1. Mais c’est exactement ça Nolwenn ! J’essaie de percer les mystères de ces filles douées qui gagnent 7 min en moins d’un an.
      Mais aussi et surtout, le but c’est de me/nous/vous encourager à y croire. Enfin, je veux dire, pourquoi pas hein ?

  5. Très sympa cette petite interview croisée. Un profil prédisposé quand on voit la progression en 8 mois!!

    En tous cas travailler du court pour un jpur être rapide sur du long est sûrement une bonne méthode. Une fois que les jambes savent aller vite et ont de la force, c’est ´facile ´ d’appliquer les progrès sur du plus long.

    C’est ma théorie, j’espère qu’elle te réussira avec ta décision de courir plus court!

    1. Je sais pas s’il s’agit de prédisposition. Je sais que souvent, les gens n’aiment pas quand on dit ça car ça dévalorise un peu le travail qu’il y a derrière ces résultats. A vrai dire, je suis pas scientifique alors je ne pourrais pas dire ^^ !

      En tout cas, oui, le court avant le long m’a l’air bien logique. Après, je sais pas si j’aurai la patience de me faire « mal » pendant longtemps 😉

      1. On prend gout à se faire mal à force… Le coureur de court est maso, il a le sourire à la fin d’une séance quand l’acide lactique lui brule les jambes! ^^

  6. Super sympa cette interview. Ca me laisse songeuse sur l’adhésion à un club. J’aime bien les choses cadrées et je pense que ça doit aider à bien progresser et surtout à s’entrainer correctement (sans s’éparpiller et perdre du temps).
    Bravo à toi Camille et super impressionnée par les courses sur piste et les cross. Je n’avais jamais vraiment songé à ce que ça pouvait être. Ca fait peur ! Je ne sais pas si je pourrais faire ça moi ! Finalement, on est bien au chaud dans notre peloton de runneurs sur les courses sur route 🙂

    1. Oui carrément, c’est ce que j’ai réalisé : la pression d’une course sur piste n’a RIEN à voir avec celle d’une course sur route. Ça doit forger l’esprit de compétition, tu as de vraies adversaires quoi.
      J’ai connu ça dans ma jeunesse (ah la vieille qui parle !) … Mais j’avais oublié !
      Et après t’avoir lue, j’ai l’impression que l’esprit club pourrait bien t’aller !

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