On a faim ! On a faim !

8 mai 2014

Parkrun 5K : la claque !

8 mai 2014

Vive les plans d’entraînement !

8 mai 2014
empty image
empty image

pro plan

Le monde du running se déchire entre deux clans : les pro-plans et les anti-plans. Si vous me lisez de temps en temps, vous vous doutez que je fais plutôt partie de la 1ère catégorie. Parfois, j’entends des critiques sur « ceux-qui-suivent-des-plans » par « ceux-qui-ne-suivent-pas-de-plan ». Nous serions des espèces de moutons dépourvus de cervelle et suivant bêtement les injonctions faites par « ceux-qui-savent » sans écouter nos propres sensations. C’est un jugement caricatural. J’explique.

Ecoute

Dans ma bible de l’entraînement, sur chaque plan est écrit : « Ne fractionnez jamais si vous sentez que vous n’avez pas entièrement récupéré d’un autre entraînement (douleur, fatigue, …) ».

Que veut dire cette phrase sinon « écoutez vos sensations » ?

Suivre un plan, ce n’est pas faire bêtement ce qu’on nous dit, c’est chercher à aller plus loin en étant à l’écoute de notre corps et en adaptant si besoin. Bizarrement, quand on applique les conseils glanés ici et là pour organiser notre planning … On s’en sort plutôt bien, question sensations.

Plaisir

Fractionnés, plan d’entraînement, programme … Autant de mots souvent associés au déplaisir, à la douleur, à la contrainte. Si c’est votre cas, alors courez au feeling ! Pour ma part, tout ça est une vraie source de plaisir.

J’adore fractionner, analyser après coup une séance, me réjouir de mes progrès, courir à une vitesse que je ne pouvais pas imaginer quelques semaines plus tôt.

J’adore organiser mes séances, faire émerger du sens de toutes ces sorties qui s’accumulent et garder en tête que chaque entraînement est la pièce d’un puzzle qui me mènera à la progression.

J’adore plus que tout « checker » une séance effectuée sur mon plan papier. J’aime cette sensation de travail bien fait.

Humilité

Si on suit un plan, c’est parce qu’on respecte l’expérience de milliards de coureurs qui ont débuté bien avant nous. Ils ont des connaissances et un vécu. A moins de vouloir réinventer la roue, leurs conseils méritent l’attention. Est-ce que ça nous empêche de remettre en causes certaines techniques ? Non, pas du tout. Les conseils sont assez variés pour trouver ce qui NOUS convient. D’ailleurs, un bon « conseilleur » ne tentera pas d’appliquer des recettes et précisera toujours qu’il faut s’adapter au profil de coureur.

Ambition

Si on suit des plans, c’est parce qu’on est ambitieux. On a envie de bien faire, de nous améliorer et de nous donner les moyens d’optimiser notre potentiel sans se chercher d’excuse. Trop facile de dire « j’aurais pu faire mieux, je me suis pas préparé spécifiquement ».

Suivre un plan, c’est prendre le risque de l’échec, mais aussi de la réussite.

Liberté

La liberté est-elle dans le fait de courir « comme on le sent » ou dans le fait de choisir la manière dont on veut courir.

Certains choisissent le 100% « au feeling », ils y prennent du plaisir, ils progressent à leur rythme et c’est très bien.

Certains choisissent de structurer leur entraînement et je vous assure qu’ils y prennent beaucoup de plaisir aussi.

 

On est juste différents, on a pas les mêmes envies, pas la même façon de voir les choses et ça se respecte. Alors juste, évitons les jugements de valeur.

Allez, bisous.

23 comments

  1. Tout à fait d’accord ! Que chacun fasse comme il le souhaite et de façon intelligente pour sa pratique à lui. Mais je pensais que, là-dessus, personne ne critiquait personne (genre « faut à tout prix suivre un plan d’entraînement » ou « c’est stupide de suivre un plan comme un mouton »)… j’suis naïve…

    1. Après c’est peut-être moi qui me fais des films hein, j’overreact peut-être un peu mais j’ai déjà entendu ce genre de chose oui ^^ !

  2. Je partage a 100% ton ressenti. Il y a peu de temps encore, je n’imaginais pas me «contraindre» sur un plan d’entraînement. Et finalement j’y prends beaucoup de plaisir ; outre à le courir (variété des sorties et allures) mais aussi a le préparer avec mes applis et ma montre et a l’analyser a l’issue.
    Et samedi, a l’issue d’un 10k, je saurai s’il m’aura permis d’améliorer le chrono…

    1. Hé bé on est dans la même situation, moi c’est pour la semaine prochaine le test sur 10K ! Je trouve que c’est plus « risqué » de se préparer sérieusement … En cas d’échec, on n’a pas d’excuse. Mais c’est le risque ! Je reste persuadée que ça vaut le coup. Merde pour ta course alors !!

  3. J’ai ri à ton image d’illustration.
    J’ai approuvé à la lecture.
    J’ai d’ailleurs commencé un plan cette semaine après avoir couru à l’envie depuis octobre.
    Je conclurai comme toi : allez, bisous.

    1. Héhé j’étais trop fière de ma blague, j’avoue ! En plus, si tu pousses le vice, tu verras qu’il y a un sac de croquette pour chaque type de chat, comme il y a un mode d’entraînement pour chaque type de coureur … Putain, j’suis trop subtile comme meuf !

  4. J’adore cet article je suis d’accord avec tout!!! J’exagère un peu mais j’étais anti-plan il y a encore 6mois et là j’en suis en les adaptant un peu selon l’humeur, lenvie, la forme
    Mais la conclusion est bonne, chacun fait comme il veut 🙂

    1. Yes exactement ! Je ne me permettrais pas de juger les gens qui font les choses freestyle, je peux tout à fait comprendre d’ailleurs ! Mais comme toi, je prends un vrai plaisir à l’entraînement structuré … D’ailleurs, c’est même pour ça que j’ai pas envie d’aller en club, j’ai pas envie qu’on fasse tout ça à ma place 🙂

  5. Peut-être faut-il des deux : du plan pour s’entrainer et progresser et des périodes feeling pour le plaisir de courir juste comme ça. Je prend mon pied dans les deux cas.
    (moi aussi j’ai trop ri devant ton image d’illustration pro-plan)

    1. Oui carrément ! J’ai eu du mal à comprendre ça au début mais on peut pas être 100% de l’année dans un plan. C’est trop impliquant et fatiguant, il faut savoir récupérer et courir au feeling. Sinon, de toute façon, le corps se charge bien de te le rappeler !

  6. C’est vraiment trop n’imorte quoi ton article !
    T’as oublié l’essentiel.
    Qu’est ce que tu fais des gens qui n’ont pas de cerveau du tout ? Tu sais, les mecs comme moi qui comprennent rien aux plans et rien au feeling ? Et qui sont obligés de prendre un entraîneur. Pour bien tout leur expliquer ce qu’il faut faire. Qui leur tape dessus quand ils vont pas assez vite ou qui leur claque le string sur les reins quand ils vont trop vite ?
    Vraiment…. T’es pas belle !
    Soyez gentil (pas comme manue, pas belle), adoptez un entraîneur. Y en a des gentils. Ils vont pas tous vous violer (c’est de la course à pied, pas du tennis. Et pis en général, l’entraîné coure plus vite que l’entraîneur (en général). Rassuré ?).

    1. Hihihi de la part d’un mec qui est LUI-MÊME entraîneur, je ne prends pas ahah ! Moi j’aimerais bien adopter un entraîneur mais j’aime trop me concocter mes petits entraînements, faire ma petite cuisine et tout.
      Sinon oui, ravie d’en savoir plus sur tes sous-vêtements de sport … 😛

  7. J’ai pas besoin qu’un plan me dise d’écouter mes sensations 😉
    Si tu me permets je trouve ton intro aussi caricaturale !
    Je parlerais plus de rigueur et de précision. Les runners freestyle comme moi sont bien conscients qu’ils n’optimisent pas leur performance à priori. Mais on va pas se mentir, j’ai lu des tas de plans, j’en ai essayé et j’ai constaté que ça me tuait le plaisir et me procurait une tension supplémentaire qui nuisait au final à ma performance.
    Parce qu’avant de critiquer, juger, ou même avoir un avis, il faut définir l’enjeu. Et il est propre à chacun. Ce qui me fait dire qu’au-delà des clans ou des bagarres virtuelles, ce n’est pas une simple question de méthode. On ne parle peut-être pas de la même chose.
    J’invite chacun à écouter son corps, ses envies (même si ça implique de courir sur la fatigue) et de fixer le curseur à sa guise de façon à ce que ça lui permette de s’épanouir.
    Les plans, c’est adaptable de toute façon, il faut le dire aussi.

    1. Ah mais à aucun moment je dis « il FAUT suivre des plans, c’est LA solution pour optimiser ses performances ». Et d’ailleurs, je ne porte aucun espèce de jugement sur les coureurs « freestyle ». Je comprends tout à fait qu’on puisse trouver ça chiant, qu’on ait envie d’autres choses, etc.
      Juste, j’ai déjà entendu des choses aussi caricaturales que mon intro et ça m’a passablement agacée. La prochaine fois, j’éviterai d’écrire énervée 🙂

Leave a comment